TOXICOLOGIE.
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organes, on soumet ceux-ci à la distillation avecde l'acide sulfurique étendu, la nitrobenzinepasse et nage dans le liquide distillé sousforme de gouttelettes huileuses qu'on isole enagitant ce dernier avec de Féther; le liquideétliéré décanté donne par évaporation sponta-née la nitrobenzine, reconnaissable à sonodeur d'amandes amèrcs, caractère qui appar-tient aussi à l'acide cyanhydriquc ; mais enprésence du zinc et de l'acide chlorhydrfqueelle se transforme en aniline (V. Un.ph. 1875).
EFFETS TOXIQUES DES POISONS DE LATROISIÈME CLASSE.
Signes de l'empoisonnement. — Excitationdu cerveau et de la moelle épinière ; roideurgénérale et convulsive; tête renversée en ar-rière; respiration difficile; contracture; dou-leurs abdominales; envies de vomir; cris; en-vies de dormir; asphyxie imminente.
Contre-poisons. — Traitement. — Provo-quer le vomissement, purger, saigner. Eauiodurée de Bouchardat, tannin, infusions decafé, de thé ; magnésie, charbon ou antidotesgénéraux (p. 364) pour les plantes alcaloïdi-ques. (Voy. Poisons de la deuxième classe.)Après vomissements et selles, on aura recoursaux boissons acidulés, et enfin aux antiphlogi-stiques. (Voy. Acides.)
Pour les champignons en particulier, voicile traitement que l'on indique : faire vomirimmédiatement, puis administrer un purgatifhuileux (h. de ricin) pour faire évacuer le poi-son passé dans les intestins ; donner ensuite,pour calmer les douleurs, une potion faite avecun infusé de feuilles d'oranger et de l'éther(2 ou 3 gr.) ou une potion faite avec: potiongommeuse 130, huile d'amandes et éther, ââ,10 ; mettre alors le malade dans un bain ; ausortir de,ce bain, appliquer des fomentationsémollientcs sur le ventre et faire boire de latisane de graine de lin. Si après l'emploi deces moyens, l'assoupissement, le délire ou lesconvulsions continuent, appliquer des sinapis-mes aux pieds (V. Un. ph. 1860 et Vinstruet.du Conseil de salubrité de la Seine).
Gérard a indiqué pour rendre inoffensifs leschampignons vénéneux, le procédé suivant :les faire macérer pendant deux heures dansl'eau vinaigrée ou salée, les laver à grandeeau, les faire bouillir dans de l'eau pendantune demi-heure, puis les laver et les essuyer.Pour 500 gr. de champignons coupés en kou en 8, suivant leur grosseur, on emploie 1litre d'eau additionnée de 3 cuillerées de vi-naigre ou de 2 cuillerées de sel gris.
Strychnine. — La strychnine pure ne rougitpas par l'acide azo.tique concentré, elle ne rou-git qu'autant qu'elle est mélangée de brucine.Le sulfocyanure de potassium produit, dans
les dissolutions des sels de strychnine, descristaux brillants, soyeux, nageant au milieudu liquide (Notus). Le chlore précipite sa so-lution en blanc {Pelletier) ; le perchlorure d'or,en jaune-serin (Larocque et Thibierge); elle secolore en bleu-violet par l'ac. sulfurique et lebichromate de potasse ou mieux par une so-lution de 1 p. de permanganate de potasse dans2000 p. d'ac. suif. (Wenzell). Suivant M. Mar-chand, quand on triture une très-petite quantitéde strychnine avec quelques gouttes d'ac. sul-furique concentré, contenant un centième deson poids d'acide azotique, la strychnine dis-paraît sans donner lieu ta aucun phénomène ap-préciable; mais si on ajoute au mélange seule-ment un atome de bioxyde de plomb, il sedéveloppe à l'instant même une magnifiquecouleur bleue qui passe rapidement au violet,puis peu à peu au rouge, et qui finit enfin, aubout de quelques heures, par virer au jaune-serin. Si on ajoute de l'eau, la liqueur pâlit et sedécolore (V. Ess. desmédic). L'iodure de mer-cure et de potassium qui ne précipite que lesalcaloïdes en blanc jaunâtre cailleboté (p. 1120)trouble encore une solution qui ne renfermequ'un cent-millième de strychnine (De Vrij).(V. J. Ph. 1867, 1868 ; Un. Ph. 1870). Avecle persulfure d'hydrogène, la strychnine formeune combinaison cristallisée, jaune orange, re-marquable par son insolubilité générale (W.Hoffmann). — L'acide phénique paraît facilitersingulièrement la séparation des sels de strych-nine des matières organiques dans lesquels ilssont engagés {Paul Bert).
Les contre-poisons de la strychnine sont: l'ac.gallique, le tannin, l'infusé de noix de Galle,le chlore, les teintures d'iode et de brome. Sui-vant le docteur Kur/.ak, le meilleur est le tannin,à la dose de 20 à 25 fois celle de la strychnineingérée, et sous forme de noix de galle, ou (à sondéfaut d'écorce de chêne ou d'une substancetannifère comme les glands, les écorces demarronnier d'Inde, de saule, le brou de noix,la racine de historié, etc. M. Keyworth a em-ployé avec succès la teint, de fèves de Cala-bar* (V. Un. Ph. 1867; J. Ph. 1869). On donnedes boissons huileuses et mucilagineuses, eton administre un vomitif (émétique), ou onprovoque les vomissements en introduisant lesdoigts dans la gorge ou en chatouillant le go-sier avec les barbes d'une plume. Suivantd'autres, il n'y a pas encore de véritable con-tre-poison de la strychnine. On a cité uneguérison par les inhalations de chloroforme,dans un cas d'empoisonnement par la strych-nine (V. J. ph. 1872).
Brucine. — Rougit par l'acide azotique,la solution azotique additionnée d'un peu deprotochlorure d'ôtain passe au violet ; donneavec le perchlorure d'or un précipité café au