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PHARMACIE LEGALE.
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consiste à rechercher la porphyroxine. (V.Eev. ph., 1818-/19.)
Morphine. — L'acide azotique concentré lajaunit d'abord, puis lui donne une couleurrouge. Elle est solublc dans la soude et la po-tasse, moins dans l'ammoniaque ; elle est plusfacilement soluble dans l'étlier acétique pur quedans l'alcool {Valser); mise en contact avecl'acide iodique, elle le décompose, ce que l'onpeut constater en faisant intervenir l'amidon.Une solution de morphine, même très-étendue,se colore en jaune par l'acide iodique ; cetteteinte passe de suite en jaune brun très-foncé parl'addition de l'ammoniaque. (J. Lefort.) (V. Un.ph., 1861.) La morphine bleuit par les persels defer non acides, et est précipitée par le tannin,avec le réactif de Piohde (dissolution de 1 dé-cigram.de molybdate de soude dans 100 cent.cubes d'acide sulfuriçpie concentré), ellcprendune belle couleur violette. Elle est coloréeen violet par l'acide sulfuriqûe étendu àchaud (100 à 150°), additionné de quel-ques gouttes d'acide azotique. L'hypochlorilede soude, l'eau chlorée, le chlorate depotasse, agissent comme l'acide azotique(Husemanri). Le perchlorure d'or donne unprécipité jaune, puis bleuâtre et enfin violacé[Larocque et Thibienje). De môme que tous lesautres alcaloïdes, la morphine précipite parYac.phosphomoh/bdiquc(Soinienschein,DeVrij)(V. Rev. Ph. 1857, 1858 — J. Ph. 1858,1860),précipite en blanc floconneux par Yioduredouble de cadmium et de potassium (Manné) (1),donne un précipité blanc jaunâtre caillebotté,avec Yiodure double de mercure et de potassiumdit réactif de Nesskr (2) (V. Un. Ph. 1863),déjà employé par M. de Vrij, et considérécomme le meilleur réactif général des alca-loïdes [Valser).
Les sels de morphine donnent lieu auxmêmes réactions. Ils réduisent l'azotate d'ar-gent (Horsley). On les distingue entre eux parla nature de leur acide. La sublimation et l'ob-servation microscopique des alcaloïdes ou deleurs sels sublimés peuvent, suivant M. Helviget M. W. Guy, rendre de grands services aupoint de vue de leur recherche médico-lé-gale (V. Un. Ph. 1868).
Codéine. — N'est colorée ni par l'acide azo-tique, ni par les persels de fer.
Le tannin et les décodés astringents (noixde galle, etc.) sont de très-bons contre-poisonsde l'opium et de ses alcaloïdes. On a recom-mande aussi, pour neutraliser l'action de l'o-pium, la teinture de belladone administrée
(1) S'obtient par dissolution à cliaud de l'iodure (lecadmium dans l'iodure de potassium en solution con-centrée.
(2) Composé de bielilorure de mercure 13, cm; iodurede potassium 49,8; eau Q. S. pour faire un litre.
dans des potions [Constantin Paul), les injec-tions hypodermiques de sulfate d'atropine ;contre les sels de morphine, l'injection hypo-dermique de la caféine, à la dose de 5 centig.
Aniline, nitrobenzine. — Ce sont des poisonsnarcotiques puissants, mais ils paraissent n'exer-cer qu'une faible irritation locale sur l'estomacet les intestins. Tous deux s'altèrent dansl'économie par oxydation ou par réduction :la nitrobenzine se change en aniline ; l'aniline,en combinaison saline ou en matières colorées.Dans les cas d'empoisonnement rapide, on peutretrouver ces deux substances dans les organesen suivant le procédé suivant indiqué parM. Lélheby et qui permettrait de reconnaître,suivant lui, 1/400 de centi r. d'aniline : lesmatières à analyser broyées dans un mortieravec un peu d'eau et acidulées par l'ac. sul-furiqûe sont distillées ; en séparant à plusieursreprises les produits de la distillation, on peutreconnaître à l'odeur la présence de la nitro-benzine. La dissolut, alcoolique du résidu dela distillation est traité par le sous-acétate deplomb en léger excès ; on filtre, l'excès de sous-acétate est précipité par le sulfate de soude,la liqueur limpide, mêlée de potasse caustiqueest distillée jusqu'à siccité au bain d'huile. Leliquide distillé (contenant l'aniline mêlée d'am-moniaque) est neutralisé, puis rendu légère-ment acide par un excès d'acide sulfuriqûeétendu et évaporé à siccité: ce résidu d'évapo-ration, s'il renferme de l'aniline, est de cou-leur rosée, entouré de stries bleues. Unp?udesa dissolution dans quelques gouttes d'acidesulfuriqûe étendu de son poids d'eau, placé surune lame de platine, en communication avecle pôle positif d'une pile de Grove, et touchéavec l'électrode négatif, prend en quelquessecondes, s'il contient de l'aniline, une teintebronzée, bleue ou rose, suivant la proportiond'alcaloïde, celle-ci allant en décroissant àmesure que la couleur se rapproche du rose.
M. E. Jacquemin a également indiqué un pro-cédé pour retrouver l'aniline dans le sang ou dansdivers organes (V. Un. ph. 187/i, 1873).
Les couleurs d'aniline ne sont pas toxi-ques par elles-mêmes, mais elles peuvent êtrenuisibles soit lorsque l'aniline s'y trouve mé-langée, ou lorsqu'elles ont été incomplètementdépouillées, parle lavage, des agents oxydantsqui ont servi à les préparer et dont un certainnombre compte parmi les poisons les plus vio-lents (acide arsénique, bichlorure de mercureetc.), soit lorsqu'elles sont combinées avecdes acides toxiques (acides chlorhydrique,arsénique, arsénieux, picrique, etc.).
La nitrobenzine ne paraît agir le plus sou-vent qu'au bout d'un certain temps, etdétermine la mort à la dose de 9 à 20 gram.[Millier et Sc/tenc/t).Pour la retrouver dans les