TOXICOLOGIE.
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et laisse le phosphore intact (V. Un. ph.1873).
La recherche du phosphore dans les casd'empoisonnement par l'emploi de cette sub-stance, présente de nombreuses difficultés enraison de la rapidité avec laquelle ce corpspeut disparaître, et aussi à cause de l'existenced'une proportion notable de composés phos-phores dans presque tous les organes de l'éco-nomie. Aussi ni la présence, ni la quantitéd'acide phosphorique et de cristaux de phos-phate ammoniaco-magnésien, dans les recher-ches toxicologiques du phosphore, ne peuventêtre considérées comme des preuves d'empoi-sonnement par le phosphore en nature (V J.ph. et Un. ph. 1874). — Il paraîtrait, d'aprèsM. Scliultzen, que l'homme ou les animauxempoisonnés par le phosphore sécrètent uneurine très-riche en acide lactique (J. Ph. 1867).
EMPOISONNEMENTS PAR LES CANTHARIDES.
Signes de l'empoisonnement. — Nausées,vomissements abondants, selles copieuses, sou-vent sanguinolentes et albumineuses, coliquesviolentes, douleurs atroces à l'épigastre, ar-deur extrême de la vessie, dysurie, urinessanguinolentes avec production de faussesmembranes et présence de l'albumine; pria-pisme opiniâtre et douloureux (contesté parplusieurs praticiens), parfois horreur desliquides, convulsions, délire. La cantliaridincpasse dans la circulation, perd son actiontoxique au contact du sérum alcalin, et leretrouve dans son excrétion avec l'urine acide.
Contre-poisons. — Le camphre (eau ouémulsion camphrée) passe pour être l'antidotedes cantharides. Faire prendre des boissonslaiteuses et mucilagineuses, des lavementshuileux.
Traitement. — Faire vomir, injecter dansla vessie des liquides mucilagineux; frictionnerla partie interne des cuisses et des jambesavec de l'huile camphrée, si l'ardeur de lavessie et la difficulté d'uriner persistent; si lescantharides ont été appliquées à l'extérieur,on se contente de Mêlions huileuses cam-phrées, de quelques sangsues et fomentationssur la partie douloureuse.
Réactifs. — Les préparations de la cantha-ride dans lesquelles les principes actifs de cetinsecte sont à l'état de dissolution, sont tortdifficiles à déceler. Dans le cas contraire, si l'in-dividu est mort, en insufflant d'abord les intes-tins, puis les faisant sécher et les examinantentre deux lames de verre, les coupant parmorceaux, on reconnaît facilement à l'œil nudes parcelles de cantharides qui se. présententsous forme de points brillants d'un vert doré(Poumet).
M. Dragendoriï a donné un procédé d'ex-
traction de la cantliaridinc des divers organes(foie, reins, cœur, cerveau, muscles, poumons,etc.), dans un empoisonnement par les pré-parations de cantharides (V. J. ph. 1873 etDragendorff, Man. de foxie.,1873).empoisonnements par le verre pilé,l'émail.
Ce ne sont pas à proprement parler des poi-sons. Ces substances ne causent d'accidentsque mécaniquement.
Traitement. — On gorgera le malade de pa-nade ou d'autres aliments enveloppants ; onprovoquera ensuite le vomissement; puis onaura recours aux moyens antiphlogistiques, tantinternes qu'externes.
EMPOISONNEMENTS PAR LES POISONSIRRITANTS VÉGÉTAUX.
Traitement. — Antiphlogistiques; puis quel-ques tasses d'infusé de café très-chargé pourcombattre l'assoupissement. (V. Acides.)
La recherche de ces poisons {aconit, céva-dille, colchique, coloquinte, ellébore, etc.),qui devient un problème assez difficile dechimie organique, est quelquefois facilitée,lorsque l'empoisonnement peut être attribué àla présence d'un alcaloïde; la comparaison del'alcaloïde présumé avec celui qu'on a préparéd'avance, devient alors un moyen de résoudrela question. C'est ainsi que M. Kosmann estparvenu à reconnaître un empoisonnement parl'aconit, en traitant les matières de vomis-sement de manière à isoler une substance pré-sentant les réactions de Vaconitinc (précipitéjaune avec le chlorure d'or, précipité blancavec le tannin, précipité brun Kermès avecl'iod. de potassium ioduré), qui furent com-parées elles-mêmes avec celles de l'aeonitineextraite de l'alcoolature d'aconit (V.J.Ph.l8ô6).
PIÈCES DE MONNAIES AVALÉES.
Dans le cas de pièces de monnaies avalées,on peut attendre sans danger, du moins pourcelles d'or ou d'argent, qu'elles soient expul-sées par la défécation ordinaire. Quant auxpièces de cuivre qui sont susceptibles de don-ner naissance dans l'estomac à des sels véné-neux, on hâtera avec avantage leur expulsionà l'aide des purgatifs, et en particulier de lamagnésie.
EFFETS TOXIQUES DES POISONS DE LADEUXIÈME CLASSE.
EMPOISONNEMENTS NARCOTIQUES.
Signes de l'empoisonnement. — Stupeur;engourdissement; pesanteur de tête; somno-lence ; regard hébété ; prunelle très-ouverte,resserrée ou naturelle ; délire furieux ou gai ;hallucinations ; douleurs, convulsions dansquelques parties du corps ; paralysie des jam-bes ; pouls variable ; vomissement, surtout