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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

clans le flacon du zinc, de l'eau et un peu d'acidesulfurique. L'hydrogène qui se dégage chassel'air du flacon. On porte au rouge, à l'aide decharbons placés sur une grille ou d'une lampeà alcool, la partie du tube qui est envelop-pée de clinquant. Un petit écran, que l'on metquelquefois, empêche le tube de s'échauffer àune trop grande distance de la partie entouréede charbons. On introduit ensuite le liquidesuspect par le tube ouvert au moyen d'un en-tonnoir effilé.

Si le gaz renferme de l'arsenic, celui-ci vientse déposer, sous forme d'anneau, en avant dela partie chauffée du tube ; on peut enflammerle gaz qui soit de l'appareil, après un tempssuffisant pour que tout l'air soit expulsé del'appareil, afin d'éviter tout danger d'explosion,comme cela n'arrive encore que trop souvent(V. J. Ch. m. 1870, p. 226). Souvent on obtientencore des taches, quand on ne chauffe pasune partie assez longue du tube, ou lorsquecelui-ci a un trop grand diamètre. On peutégalement recourber le tube et faire plongerson extrémité dans une dissolution d'azotated'argent, pour condenser au besoin les der-nières parties de l'arsenic. Afin de maintenirpendant l'opération le courant de gaz et l'in-tensité de la ilamme, en augmentant ou dimi-nuant à volonté la pression dans l'appareil, onpeut employer la modification proposée parM. Chodzko, qui consiste à substituer au tubeeffilé qui termine l'appareil de Marsh, un tubeen forme de T dont la branche verticale plongedans une éprouvette remplie d'eau chlorée quel'on peut élever ou abaisser à volonté. (V. J.ph., 1852.)

Il est facile de constater toutes les propriétésphysiques et chimiques de l'arsenic déposédans le tube sous forme d'anneau. Ainsi, l'onvérifiera facilement : 1° sa volatilité ; 2 8 sa con-version en une poudre blanche volatile d'acidearsénieux, quand on chauffera le tube, ouvertaux deux bouts, dans une position inclinée ;3° en chauffant un peu d'acide azotique oud'eau régale dans le tube, l'arsenic passera àl'état d'acide arsénique très-soluble dans l'eau.La liqueur évaporée à sec dans une petite cap-sule de porcelaine, donnera un précipitérouge brique quand on y versera quelquesgouttes d'une dissolution bien neutre d'azotated'argent; ti" enfin, après toutes ces épreuves,on peut isoler de nouveau l'arsenic à l'étatmétallique, en ajoutant une petite quantité deflux noir dans la capsule on a fait la pré-cipitation par l'azotate d'argent, desséchantla matière et l'introduisant dans un petittube dont une des extrémités est effilée, etdont on ferme l'autre extrémité à la lampe,après l'introduction de la matière. En chauf-fant au rouge, en voit apparaître dans la par-

tie très-étroite du tube un anneau arsenicalparfaitemen t caractérisé.

Si, au lieu d'obtenir un anneau d'arsenic, onveut avoir des taches, on enflamme le gazarsénié à l'extrémité du tube, on donne à laflamme une longueur qui ne dépasse pas h à 5millimètres et on la fait tomber soit perpen-diculairement, soit obliquement sur une as-

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sielte ou une soucoupe de porcelaine. Aussi-tôt qu'une tache est formée, on transporte lejet de flamme sur un autre point. L'appareilque nous représentons ici {fig. 138) est leplus communément employé pour obtenir l'ar-senic sous forme de taches*.

Ainsi que nous l'avons dit, et nous ne sau-rions trop insister sur ce point, il est de laplus haute importance que la matière organi-que soit complètement détruite; sans cela,non-seulement la liqueur mousse dans l'appa-reil de Marsh, mais encore elle peut don-ner les taches qu'Orfila, qui les a observéesd'abord, a nommées pseudo-taches ou tachesde crasse. Elles se distinguent facilement, parles réactions chimiques, des taches arsenicales,mais elles pourraient donner lieu à des mé-prises très-graves si l'expert se contentait descaractères physiques de ces taches.

Les taches arsenicales sont d'une couleurqui varie du gris d'acier au brun fauve, mi-roitantes et très-brillantes; noirâtres quandl'arsenic est abondant; volatiles à la flammedu gaz hydrogène.

Le procédé de Marsh, d'une simplicité ex-trême d'ailleurs, peut, comme l'a observéLiebig, et ainsi que nous l'avons déjà faitremarquer, donner lieu à des erreurs graves,si l'on se contente d'un examen superficieldes taches. Plusieurs métaux tels que le fer,le zinc, le plomb, peuvent, comme l'arsenic,fournir avec l'appareil de Marsh, des tachessusceptibles d'être confondues, par leurs appa-rences physiques, avec les taches arseni-cales. On peut aussi avoir des taches de soufrejaune citron, des taches composées (arsenic etantimoine, arsenic et soufre, antimoine etsoufre).Les préparations antimoniales traitées, dans