TOXICOLOGIE.
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persistante, puis on t'ait bouillir pour chasserl'excès d'acide sulfureux.
La liqueur filtrée, limpide, obtenue par l'unde ces procédés de carbonisation des matières sus-pectes, peut être transformée en hydrogène arsé-nié dans un appareil particulier, imaginé parFlandin et Danger (/!</. 137); il consiste enun condensateur cylindrique C terminé parune pointe conique restant ouverte et portantvers son extrémité inférieure une tubuluredans laquelle s'adapte, à l'aide d'un bouchon,un tube à combustion D recourbé à angle droit.Un réfrigérant E rempli d'eau distillée, s'engagedans le condensateur; le tout est soutenu par unsupport. Quand il no se dégage que de l'hydro-gène pur du flacon F, à large ouverture, le jetde flamme du gaz est engagé dans l'intérieurdu tube à combustion, el l'on verse le liquidesuspecte dans F, en réglant l'opération de ma-nière à avoir une flamme de 5 à 6 millim. de lon-gueur. La plus grande partie de l'arsenic se dé-pose à l'était d'acide arsénieux dans le tube àcombustion, une partie est entraînée et vient secondenser avec la vapeur d'eau sur les paroisdu réfrigérant et s'écoule à l'extrémité infé-rieure du condensateur dans la capsule G.L'opération achevée, on fait bouillir dans letube à. combustion quelques gouttes d'acidenitrique ou d'eau régale, que Ton verse dansla capsule G et on évapore a sec, on reprendle résidu par l'eau distillée et on essaie leliquide-par les réactifs.
{Fvj. 137.)
En 1841, la Commission de l'Académie dessciences a fait de nombreuses expériences quil'ont conduite à une série de conclusions, dontnous rapporterons les principales.
La méthode de Marsh rend facilement sen-sible 0,000001 d'acide arsénieux existant dansune liqueur renfermant 0,000012 environ. La
quantité proportionnelle d'acide arsénieuxétant la môme, les taches ne se montrent pasmieux avec une grande quantité qu'avec unepetite quantité de liqueur; mais elles se formentpendant plus longtemps dans le premier casque dans le second. Il en résulte qu'il ya avantage à concentrer les liqueurs arseni-cales. On obtient ainsi des taches beaucoupplus intenses. Il est indispensable d'interposer,sur le passage du gaz, un tube de 3 décimètresau moins de long, rempli d'amiante, ou, à sondéfaut, de colon , pour retenir les gouttelettesde la dissolution qui sont entraînées mécani-quement par le gaz ; autrement on est exposéà obtenir des taches d'oxi/svlfure de zinc quiprésentent souvent l'aspect des taches arseni-cales.
Lorsqu'on a à faire passer dans une petitequantité de liqueur une portion très-minimed'arsenic qui existe dans un grand volume deliquide que l'on ne peut pas concentrer parévaporaiion, le procédé de Lassaigne peutdonner de bons résultats, Il consiste à fairepasser le gaz hydrogène arsénié à travers unedissolution bien neutre d'azotate d'argent; àdécomposer ensuite la liqueur par l'acide chlor-lrydr., à l'évap. pour chasser les acides, puis àessayer sur le résidu les réactions del'arsenic.
La dissolution d'azotate d'argent peut êtreremplacée par une dissolution de chlore ou parcelle d'un chlorure d'oxyde alcalin.
La disposition de l'appareil de Marsh, indiquéepar Berzélius et Liebig et reproduite, avecplusieurs modifications utiles, par Kœp-pelin el Kampmann, a été adoptée par les com-missaires de l'Institut.
Cet appareil, dit de Tlnstitut, se composed'un flacon à large ouverture, fermé par unbouchon percé de deux trous'; par l'un d'euxon fait descendre jusqu'au fond du flacon untube droit de 1 centimètre de diamètre, etdans l'autre on engage un tube de plus petitdiamètre, recourbé à angle droit terminé enbiseau à l'extrémité qui plonge dans le flacon, elportant en un point quelconque de la brancheverticale ou horizontale une petite boule desti-née à condenser el à faire retomber dans le fla-con l'eau qui aurait pu être entraînée. Ce tubes'engage dans un autre plus large, de 30 centi-mètres environ de longueur, rempli d'amianteou de coton (de chlorure de calcium dessé-ché dans l'appareil de Kœgpelin et Kamp-mann ). Un tube de verre peu fusible, de 2 à3 millimètres de diamètre intérieur, est adaptéà l'autre extrémité du tube d'amiante. Ce tube,qui doit avoir plusieurs décimètres de longueur,est effilé à son extrémité ; il est enveloppéd'une feuille de clinquant sur une longueurd'environ 10 centimètres.
L'appareil étant ainsi disposé, on introduit