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PHARMACIE LÉGALE.
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Le collège de sanlé du duché de Brunswick
a publié une formule d'antidote de l'acide ar-sénieux, dans laquelle sont associés l'hydratede peroxyde de fer et la magnésie. On ajoute12 gr. de magnésie calcinée à 30 gr. de sul-fate acide de peroxyde de fer, délayés dans250 gr. d'eau ; et on administre par quartd'heure 6 à 12 cuillerées de ce mélange trou-ble, dont 30 gr. contiennent 0,37 d'hydratede peroxyde, 0,675 de magnésie et 1,75 desulfate demagnésie (V. J. Ch. m. 1862, p. 602).De ses nombreuses expériences sur l'influenceque les corps gras (huile, beurre, lait, etc.)exercent sur la solubilité de l'acide arsénieux,M. Blondlot a été porté à conclure qu'on pou-vait les considérer, dans certains cas, commeantidotes de cet acide, en retardant beaucoupsa dissolution et partant son absorption. (V.Ihi.pharm. 1860, 1877, 1878, p. 270.)
Réactifs. — L'acide arsénieux, jeté sur deschai bons ardents, répand des vapeurs d'uneodeur d'ail caractéristique ; chauffé avec de lapotasse et du charbon, dans un tube effilé àl'une de ses extrémités et fermé à l'autre, ilforme au-dessus de la partie chauffée un an-neau miroitant d'arsenic métallique. L'acidearsénieux dissous précipite en ver) par le sulfatede cuivre ammoniacal, en jaune par le nitrated'argent, en flocons jaunes par l'acide sullhj-drique, en blanc par l'eau de chaux. Le pré-cipité vert que l'on obtient dans le premiercas est de l'arsénite de cuivre (veri de Schèele),soluble dans l'ammoniaque. 11 est donc im-portant que le sulfate de cuivre ammoniacalne contienne pas un excès d'ammoniaque. Leprécipité jaune que l'on obtient par le nitrated'argent est de l'arsénite d'argent, qui passeassez promptement au noir par son expositionà la lumière. Le nitrate d'argent ammoniacalproposé par Hume produit la même réactionavec plus de sensibilité ; mais, comme le sulfateammoniacal, et moins encore, il ne faut pasqu'il contienne d'ammoniaque en excès, car leprécipité ne se formerait pas; un moyen d'ob-tenir ce résultat, en préparant le réactif, con-siste à ne verser l'ammoniaque que goutte àgoutte dans le soluté du nitrate d'argent, etde cesser aussitôt que l'on voit l'oxyde d'argentqui a été précipité par les premières portionsd'ammoniaque être complètement dissous. Leprécipité formé par l'eau de chaux est de l'ar-sénite de chaux qui se dissout dans un excèsd'acide arsénieux.
L'acide sulfbydrique est un réactif très-bonet très-sensible pour démontrer la présence del'acide arsénieux. Il donne, comme nous l'avonsdit, un précipité jaune sulfure d'arsenic (orpi-ment) soluble dans l'ammoniaque, d'où on peutle précipiter en saturant celle-ci par un acide. Ilest toujours nécessaire d'ajouter qq. gouttes d'a-
cide chloi hydrique, afin de favoriser la réaction.Quand l'acide arsénieux est en très-faible pro-portion, la liqueur jaunit et ne donne pas deprécipité ; nonobstant l'addition de l'acidechloi hydrique, on n'obtient le précipité qu'enconcentrant la liqueur. Les sulfliydrates solu-bles précipitent également comme l'acide sul-fhydrique, mais il est plus convenable d'em-plojer ce dernier, qui est plus sensible et dela pureté duquel on peut plus facilement s'as-surer. On peut réduire le précipité de sulfured'arsenic en le chauffant avec 12 p. d'un mé-lange de carbonate de soude (3 p.) et de cya-nure de potassium (1 p.) bien secs, dans uncourant d'acide carbonique sec; on obtient fi-nalement un anneau miroitant d'arsenic.
Christison, dans l'essai par l'h\ drogène sul-fure, propose de décolorer les liqueurs et deséparer les matières organiques, en ajoutantdans le décodé des matières suspectes un| soluté d'oxyde de zinc dans la potasse caustique,L'oxyde se précipite uni aux matières orga-niques, tandis que la potasse s'unit avec l'acidearsénieux et reste en solution. Ce liquide obtenuclair par décantation ou filtration, est acidulépar l'acide eblorhydrique, et l'arsenic est pré-cipité par l'acide sulfhydrique.
Nous avons dit que l'hydrogène sulfuré étaitun réactif très-sensible de l'acide arsénieux :cependant il l'est beaucoup moins que le ni-trate d'argent ammoniacal dont nous avonsparlé plus haut. M. Devergie, dans son Traitéde médecine légale, évalue la sensibilité de cedernier au double de celle du premier. Cemême loxicologisle a déterminé en chiffres lavaleur des divers réactifs : l'eau de chaux peutdéceler dans un soluté la présence d'un deux-millième d'acide arsénieux; le sulfate de cuivreammoniacal, un cinq - mille - deux - centième ;l'acide sulihydriquc, un deux-cent-millième ; etle nitrate d'argent ammoniacal, un quatre-cent-millième. Malgré cette excessive sensibilité dunitrate d'argent ammoniacal, M. De\ergie luiaccorde moins de confiance qu'à l'acide sulfhy-drique, car il suffit qu'il y ait un atome dechlorhydrate dans le soluté présumé arsenicalpour qu'il se produise un chlorure d'argentqu'on pourrait prendre pour un arséniate; lesliqueurs provenant des expertises présententsouvent, en raison des substances animalesqu'elles tiennent en dissolution, une colorationjaune qu'elles communiquent au chlorured'argent qui est primitivement blanc ; unphosphate soluble produirait un résultat ana-logue.
Tous les précipités obtenus par les réactifsque nous venons de faire agir donnent de l'ar-senic métallique si on les chauffe dans un tubeavec de la potasse et du charbon, ainsi qu'il aété dit plus haut.