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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TOXICOLOGIE.

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Tels étaient les moyens employés pour re-chercher l'acide arsénieux dans les substancesqu'on supposait en contenir, jusqu'à l'époque(1836) James Marsh mit si ingénieusement àprofit la propriété que l'on connaissait déjà augaz hydrogène arsénié de laisser déposer parla combustion l'arsenic métallique qu'il con-tient. Le nom de son appareil est devenuhistorique. Cependant disons tout de suite,avant de passer à l'étude de cet appareil, quesi les moyens indiqués démontraient pleine-ment la présence de l'arsenic; si, en un mot,par leur emploi on arrivait à pouvoir présenterde l'arsenic métallique, il serait inutile d'allerplus loin. Nous dirons même qu'aidant quepossible il faudra contrôler les résultats del'appareil de Marsh par ces réactifs, car ce-lui-ci, en raison même de sa très-grandesensibilité (il peut déceler un einq-eent-mil-liéme d'acide arsénieux, d'après M. Mohr ; unmillionième, , suivant M. Devergie) , peut jeterdu doute dans quelques circonstances.

Depuis son invention, l'appareil de Marsh asubi de nombreuses modifications de la parides toxieologistes ; à ce point que l'appareilprimitif de Marsh n'étant plus employé depuislongtemps, on devrait plutôt dire : mé-thode de Marsh. Mais notre intention n'estpoint de faire connaître toutes ces modificationsheureuses ou puériles ; nous nous bornerons àdire quel est l'appareil qui nous paraît le plusapte'à donner des résultats à la fois faciles etexacts, renvoyant pour plus de détails au Ma-nuel de l'appareil de Marsh , de MM. Cheval-lier et Barse (1).

L'appareil que Marsh a mis en usage se com-pose d'un tube de verre recourbé en siphon,de 20 à 25 millimètres de diamètre intérieur,ouvert à ses deux extrémités ; un tube demétal muni d'un robinet, et terminé par uneouverture circulaire très-étroite, est engagé aumoyen d'un bouchon dans la petite branchedu tube. Une lame de zinc est suspendue danscette branche à quelques centimètres au-des-sus de la courbure ; enfin , tout l'appareil estmaintenu dans une position verticale au moyend'un support.

L'appareil étant ainsi disposé, le robinet ou-vert, on verse la liqueur suspecte par la grandebranche, après l'avoir convenablement aciduléeavec de l'acide sulfurique; la liqueur s'élèvejusqu'à une petite distance du bouchon ; onferme le robinet. Le zinc est attaqué, et il sedégage de l'hydrogène qui déprime la colonneliquide dans la grande branche : bientôt le zincest mis à nu, et le dégagement de gaz cesse.On essaye alors l'hydrogène qui s'est produit

(1) Une bonne partie de cet article est extraite de l'ex-cellent Manuel de Médecine légale du docteur Bayard.

pendant la réaction ; pour cela on ouvre le ro-binet, on enflamme le gaz à sa sortie, et l'onlient horizontalement en contact avecla flammeune lame de verre ou une soucoupe de porce-laine.

Si l'hydrogène est mélangé d'hydrogène ar-sénié, il se forme un dépôt métallique d'arse-nic ; à mesure que le gaz hydrogène s'écoule, laliqueur acide remonte et arrive de nouveau encontact avec le zinc; le dégagement recom-mence; on ferme alors le robinet jusqu'à ceque la courte branche soit de nouveau rempliede gaz, et ainsi de suite. Ce procédé réussitfort bien lorsque les liqueurs suspectes sontlimpides ; mais lorsqu'elles sont visqueuses,comme cela arrive presque t mjours dans lesrecherches médico-légales, le dégagementd'hydrogène donne beaucoup de mousse, et ilfaut attendre souvent longtemps avant quecette mousse soit tombée et qu'elle permetted'enflammer le gaz. Marsh recommandait, pourempêcher la formation de la mousse, de verserune couche d'huile à la surface du liquide.

Nous venons de voir que les matières or-ganiques gênaient considérablement l'opération.

Plusieurs procédés ont été conseillés pourdétruire les matières organiques et obtenir desliqueurs propres à être introduites dans l'appa-reil de Marsh.

Le procédé cFOrfUa, qui est un perfection-nement de celui de Rapp, consiste à mélangerlamatière animale avec le double à peu près deson poids d'azotate de potasse, et à la dessé-cher dans une capsule de porcelaine, à unedouce chaleur, en agitant de temps en temps.Cette opération faite, on chauffe au rougeobscur un creuset de Hesse neuf, on y ajoutepar pincées le mélange organico-salin, jusqu'àépuisement de la matière; si, toutefois, des lapremière pincée, le produit de la déflagration,au lieu d'être blanc ou simplement grisâtre,était encore charbonneux, ce serait une preuveque la proportion de pitre n'aurait pas étéassez forte pour incinérer toute la matièreanimale; il faudrait alors ajouter au mélangeune nouvelle quantité de sel comburant capa-ble de produire un' résidu salin tel que nousl'avons dit. Lorsque la masse a subi la déflagra-tion, on retire le creuset du feu, et quand il estassez refroidi pour que la malière ait acquis uneconsistance molle, on verse dans le creuset, etpar très-petites parties, un peu d'eau distilléeafin de délayer cette matière et de pouvoir laverser dans une capsule de porcelaine. Si unepartie de la masse saline restait adhérente aucreuset, on la détacherait en faisant bouillirdanscelui-ci un peu d'eau, que l'on verserait ensuitedans la capsule. On décompose ensuite la massesalineparl'acidesulfuriqueconcentréetpur.quel'on emploiepar petites parties et jusqu'à ce qu'il