TOXICOLOGIE.
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ce dernier en poudre, le traiter par un excèsd'eau régale, et évaporer la liqueur jusqu'àsiccité; le résidu repris par l'eau distillée etfiltré, est soumis à un courant d'hydrogènesulfuré; s'il se produit un précipité, on laissereposer, on sépare celui-ci par décantation, onle lave, on le traite à cliaud parl'ac. azotique;l'excès d'acide étant chassé, on traite par l'eau,on filtre au papier et le liquide filtre est sou-mis à l'action des réactifs et de la pile deSmitlison.
Nous devons indiquer les contre-poisonsspéciaux du sublimé corrosif. N'avier a indiquéles alcalis, les terres alcalines, et les sulfuresalcalins : mais ces moyens ne paraissent pasdevoir donner de bons résultais, surtout lespremiers. Le docteur Buckler, il y a vingt ans,a proposé l'emploi d'un mélange d'or et de foren poudre fine dans un liquide mucilagineux.M. John Burry préfère n'employer comme exci-pient de cet antidote que l'eau aiguisée de10 gouttes d'acide sulfurique; il introduit dansce liquide 2 gram. de chacun de ces métaux.Mais ce réactif, qui paraît être très-efficace,n'étant pas susceptible de pouvoir être trouvétout prêt chez les pharmaciens, pourrait êtreremplacé, comme le proposent MM. Bouchardatet Sandras, par de la poudre de zinc et defer, et même tout simplement par du fer réduitpar l'hydrogène que l'on peut administrer engrande quantité sans nul inconvénient. Ildécompose assez vite le sel mercuriel, surtoutlorsqu'il se rencontre avec un liquide légère-ment acide, ce qui est le cas du suc de l'es-tomac. L'oxyde de 1er dialyse est sans actionefficace.
M. Bouchardat propose encore le persulfurede fer hydraté, et M. Mialhe le protosulfureégalement hydraté. On l'administre comme leperoxyde de fer gélatineux, dans l'empoisonne-ment par l'acide arsénieux.
Le docteur Poumet a proposé, et l'Institutl'a sanctionné, l'emploi du protochlorure d'étaincomme contre-poison infaillible du sublimécorrosif. Mais il faut qu'il soit administré presqueaussitôt que le poison a été ingéré, ce qui sou-vent n'est pas possible; de plus cet antidote estlui-même dangereux. M. Bussy a proposé lamagnésie.
Nous dirons, avant de passer outre, que l'al-bumine est un très-bon contre-poison du su-blimé, et en même temps celui qui a été leplus expérimenté; le blanc d'œuf se trouvepartout. C'est Orfila qui en conseilla, le pre-mier, l'emploi. Toutefois, il faut éviter un excèsd'albumine dans lequel se redissoudrait le pré-cipité primitivement formé.
Protochlorure de mercure. — L'ammoniaqueou un soluté de potasse le noircit, l'iodure depotassium le verdit.
Bioxyde de mercure. — Il se transforme enbichlorure de mercure quand on le dissoutdans l'acide chlorhydrique ; alors il donne lesréactions indiquées. (Voy. Bichlorure de mer-cure.)
Cyanure de mercure. — Lorsqu'on le chauffedans un tube, il se décompose en mercure,en cyanogène et en charbon. On reconnaît lecyanogène à son odeur et à sa flamme purpu-rine si on y met Je feu ; on peut le transformeren un autre sel pour l'expérimenter.
Azotate de protoxyde de mercure. — Sa so-lution aqueuse est précipitée en noir par lesalcalis, en blanc par l'acide chlorhydrique, enjaune verdàtre par l'iodure de potassium.
Azotate de bioxyde de mercure. —■ Sa solu-tion aqueuse est précipitée en jaune par lapotasse, la soude ou l'eau de chaux en excès,en blanc par l'ammoniaque, en rmtge parl'iodure de potassium. L'acide liydrochloriqueet les chlorures ne le précipitent pas commele précédent.
Protosulfate de mercure. — Il donne lesmêmes réactions que l'azotate de protoxydepar rapport à sa base, mais différentes parrapport à l'acide.
Bisulfate de mercure. — Mêmes observationsque ci-dessus, en prenant l'azotate de bioxydepour point de comparaison.
Bromures, iodures, sulfocyanurcs de mercure.— Les proto et bibromure de mercure présen-tent une certaine analogie avec le proto et lebichlorure. Le bibromure se distingue du bi-chlorure en ce que sa solution aqueuse n'estpas précipitée par le chromate neutre de po-tasse (liertkemot). Le protoiodure est vert, in-soluble, fusible et volatil; le bhodure est rougeécarlate, un peu soluble, fusible, volatil encristaux jaunes qui peu à peu redeviennentrouges : c'est un corps dimorphe. Le sulfo-cyanure de mercure se boursoufle subitementlorsqu'on le chauffe, en dégageant de l'azote,des vapeurs de sulfure de mercure, etlaisse une masse volumineuse et spumeuse,composée de paillettes graphitoïdes, qui setransforme en cinabre et se volatilise complè-tement par une plus forte chaleur. (Voyezp. 975, Serpents de pharaon},
EMPOISONNEMENTS PAR LES PREPARATIONS
ARSENICALES.
L'acide arsénieux est un poison pour tousles animaux et même pour les végétaux,cependant un cryptogame [Hygrocrocis urseui-cus) se développe dans la liqueur de Fowler[Un. ph. 1879).
L'acide arsénieux est à peu près la seulepréparation qui doive nous occuper ici ; nousne voulons pas dire pour cela que les autres