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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

du chlorure de potassium. La dissolutionaqueuse de sublimé donne, par l'azotate d'ar-gent en excès, un précipité blanc qui estsoluble dans l'ammoniaque et insoluble sil'azotate n'a pas été employé en excès. La po-tasse précipite en jaune rougeàtre; l'eau dechaux, en rouge brique; l'ammoniaque, eublanc; le chromate dépotasse, en jaune rouge;l'iodure de potassium, en rouge (1); un excèsd'acide sulfhydrique, en noir : une lame dezinc, une lame de cuivre, réduisent le mer-cure ; l'éther agité avec un soluté de bichlorurede mercure lui enlève ce dernier. Une gouttede la solution éthérée évaporée sur une lamede cuivre ou de fer, laisse un résidu qui, parle frottement, blanchit la lame de cuivre,noircit la lame de fer. Dans les cas complexeson obtiendra plus sûrement le bichlorure ennature, en agitant le liquide avec du charbon,séparant ensuite celui-ci, et le traitant par unmélange d'alcool et d'éther qu'il n'y aura plusqu'à faire évaporer. (V. Charbon, p. olii.)

136.)

Pour desquantitéstrès - faiblesde sel mer-curiel,ilfautavoir re-cours à lapile deSmithson,consistanten une la-melle d'orenroulée enhélice au-tour d'unelamed'étain

Cette pile est-elle immergée dans la dis-solution d'un sel do mercure, celui-ci estdécomposé par l'étain, et le mercure, misà nu, s'amalgame avec l'or. Voici une pilefacile à improviser : on laisse tomber unegoutte du liquide suspect sur une lame d'orou une pièce de monnaie de ce métal. On faitintervenir un morceau de fer poli (une clef) demanière à ce qu'il touche à la fois l'or et lesoluté; un courant électrique se produit aussi-tôt ; le bichlorure est décomposé ; le mercurese porte au pôle négatif (l'or), tandis que lechlore se porte au pôle positif (le fer) et formedu chlorure de fer. Le mercure métallique

(1) Voyez notre mémoire intitulé : Action des Liquidesallumineux sur le blciilorure de mercure (journaldes Connaissances médic. et de pharm., 1845\

déposé sur l'or peut être volatilisé par la cha-leur.

M. Schneider fait traverser la liqueur àessayer, légèrement acidulée, par un cou-rant galvanique. Le pôle ou électrode posi-tive est formé par une petite lame de pla-tine ; l'électrode négalive est un fil d'or de1 mîllim. d'épaisseur terminé par un renfle-ment de 2 millim. de diamètre. Après l'opé-ration, le fd d'or est introduit dans un tubede verre effilé d'un côlé et scellé à la lampedu côté opposé ; on chauffe le tube au rouge,si le fil d'or s'est amalgamé, le mercure se su-blime dans la partie effilée, on étire le tube àla lampe de manière à conserver au bout dutube capillaire une partie du tube large ; on yintroduit un peu d'iode dont les vapeurs dis-paraissent se trouve le mercure ; il seforme des anneaux jaunes ou rouges d'iodurede mercure qu'on peut sublimer. Lorsque lesliquides à essayer contiennent des substancesanimales , on les additionne d'une petitequantité de chlorate de potasse et d'acidechlorh; drique avant de les concentrer.M. Schneider a appliqué cette méthode à larecherche du mercure dans l'urine, le cer-veau et le foie. (V. Un. pharm., 1861.)

à la lame d'or de la pile de Smithson,M. Van den Broek substitue une lame de pla-tine; ce métal n'étant pas perméable pour lemercure, ne le fixe que, superficiellement etl'abandonne plus facilement lorsqu'on faitintervenir la chaleur.

Pour retrouver le mercure dans le lait, ony fait passer à froid un courant prolongé dechlore jusqu'à séparation complète de la ma-tière caséeuse, on filtre; l'excès de chlore estéliminé par l'acide sulfureux ou par un sulfite,et le mercure précipité par l'acide sulfhydrique,à l'état de sulfure qui est lavé, séché et cal-ciné dans un tube de verre vert, avec un peude chaux vive (Personne).

Le procédé de Flandin et Danger consisteà carboniser les matières suspectes, préa-lablement desséchées, par le 1/3 ou la 1/2 deleur poids d'acide sulfurique pur et concentré,à 66° B e , et à verser dans le liquide noir de lacarbonisation, du chlorure de chaux et del'eau distillée. En agitant le mélange, la ma-tière blanchie et ayant l'aspect d'une terrecalcaire est humectée à froid avec de l'alcoolabsolu, recueillie et lavée sur un filtre. Leliquide filtré est concentré, introduit dans leballon A de l'appareil (V. fig. 136), et sou-mis à l'action d'une pile ayant pour électrodenégative un fil d'or; on opère ensuite commeil a été dit plus haut.

On peut encore, après avoir transformé lerésidu du traitement par l'ac. sulfurique encharbon sulfurique complet et friable, réduire