TOXICOLOGIE.
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lèvres noir (acide sulfurique) , rouge (acidechlorhydrique), jaune (acide azotique)', etc. (1).
a
Contre-poisons. — On administrera de lamagnésie calcinée délayée dans de l'eau (in-diquée primitivement par Fourcroy), ou de lamagnésie ordinaire, de l'eau de savon, la cendrede bois délayée dans l'eau, du bi-carbonatede sonde ou de potasse, du blanc d'Espagneou du carbonate de chaux délayé dans de l'eau;du lait, des huiles douces, des boissons adou-cissantes et mucilagineuses, quelques blancsd'oeuf battus et délayés avec de l'eau; à défautde ces moyens, gorger d'eau le patient.
Traitement. — Eue fois maître des acci-dents, on fera prendre quelques tasses debouillon de veau ou de poulet; on favoriserala convalescence par l'usage du gruau, despotages de fécule, des bouillons gras.
Réactifs. Acide sidfurique. — Chauffé avecdu charbon ou du mercure, l'acide sulfuriquedégage de l'acide sulfureux ; traité par l'eau debaryte, il donne un précipité insoluble dansl'eau et dans l'acide nitrique.
On peut joindre à l'acide sulfurique le bleuen liqueur.
Acide nitrique. — Il répand des vapeursd'un jaune orangé et d'une odeur suffocantelorsqu'on Je verse sur du cuivre métallique; àchaud, il décolore le sulfate d'indigo; on peutainsi déceler 1/500 d'acide nitrique (LieUg).En additionnant le liquide à examiner dequelques gouttes d'acide sulfurique, puis d'unesolution concentrée de persulfate de fer verséegoutte à goutte jusqu'à ce qu'on voie apparaîtreune couleur qui varie depuis le pourpre foncéjusqu'au rose tendre, on peut découvrirl/24000d'acide libre ou combiné (Besbàssyns dcliiche-mont). Il forme avec la potasse un sel (nitre)qui déflagre sur les charbons ardents (V. Un.VU. 1868, p. 39).
Acide rhhirhydriquc. — Il donne par l'azo-tate d'argent un précipité de chlorure d'ar-gent blanc, cailleboté, lourd, insoluble dansl'eau et dans l'acide azotique même à chaud,soluble dans l'ammoniaque. Ce précipité dé-
fi) L'acide fluorhydrique, qui a reçu quelques appli-cations à la gravure sur verre, est un corps dont le ma-niement est dangereux et exige beaucoup de précautions,car une goutte de cet acide concentré sur la peau pro-duit une inflammation tres-YÎYe, souvent accompagnéede fièvre; étendu d'eau, il est moins corrosif. En général,on ne doit le manier qu'avec des gants enduits d'uncorps gtas, sur lequel cet acide n'a pas d'action (A. Thel-mier). .
L'application de. compresses imbibées d'acétate d'am-moniaque (auquel au besoin on substitue l'ammoniaquecaustique) serait, suivant îi. Kessler, un bon remèdeaux brûlures occasionnées par l'acide fluorhydrique.
vient violet au contact de la lumière. Chaufféavec le bioxyde de manganèse ou avec l'oxydepuce, l'acide cblorhydrique se décompose etdégage du chlore.
Mais, comme, en opérant ainsi, la réactionpourrait être produite par le chlore du selmarin qui existe, dans l'économie, il convienlde séparer cet agent en distillant à la cornueles liquides et essayant le produit distillé, enayant soin toutefois encore de s'assurer si lesréactions ne sont pas dues à du chlorhydrated'ammoniaque.
Si dans un liquide ne, contenant même quedes traces d'acide cblorhydrique, et chaufféau B. M. pendant 1 heure ou deux, on intro-duit une lame mince, d'or et quelques frag-ments de chlorate de potasse, l'or est attaquéet la proportion de ce métal dissous fait con-naître celle d'acide cblorhydrique (V.l'n.ph.1871).
Eau régale. — Pour son analyse, suivre lesprocédés indiqués pour les acides azotique etcblorhydrique.
Acide phosphorique. — Chauffé avec ducharbon dans un creuset, l'acide phosphoriquelaisse dégager du phosphore qui s'enflamme àl'air; dissous dans l'eau, il forme avec l'eaude chaux, de strontiane ou de baryte, un pré-cipité blanc, soluble dans un excès d'acide.Uni à la soude ou à la potasse, il précipite lenitrate d'argent en blanc lorsque la dissolutionest nouvelle et en jaune serin si elle est an-cienne. Le nitrate d'urane est précipité enjaune.
Acide oxalique. Sa dissolution donne avecl'eau de chaux ou l'acétate de chaux unprécipité blanc, insoluble dans l'eau el dans unexcès d'acide oxalique, mais soluble dans l'ac.azotique ou l'ac. cblorhydrique. 11 donne avecle nitrate d'argent un précipité blanc, qui, des-séché et chauffé à la flamme d'une bougie,jaunit, puis brunit sur les bords, détone lé-gèrement (1) el se dissipe en fumée blanche(Ghrisiison). La dissolution d'acide oxaliquechauffée, à 90° avec le chlorure d'or réduit cemétal qui se précipite sous forme, d'une poudrebrune. Pour la recherche de l'acide oxaliquedans les organes, outre, le moyen général in-diqué plus haut (p. 1095), on peut employer leprocédé de MM. Tardieu et Roussin (V. Che-vallier, Traite d& Toxicologie, 1868).
Pour les autres acides organiques, V. leurs
(I) Un accident arrivé, il y a qq. années, au laboratoirede l'Ecole de médecine de Paris, montre que la décom-position de l'oxalate d'argent par la chaleur présente desdangers contre lesquels on doit se prémunir. (V. Vn. pli.1866.1