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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

isolé, il s'agit d'en déterminer la nature (c'est le point difficile) à l'aide d'un ensemble deréactions fournies par: le réactif de Sonnens-chein ou phosphomolijbdate de soude (1) ; leréactif de Schulze ou acide phospho-antimo-trique (V. p. 1122) ; le réactif de Nessler ou deValser ou iqdure double de potassium ou de mer-cure ;le rénetif de Drag'endorff ou iodure doublede bismuth et de potassium (2); le réactif deMarmé ou iodure double de cadmium et depotassium; le chlorure de platine; le chlorured'or; le sublimé corrosif; le bichromate depotasse; Vacide picriqm (dont les précipitésde brucine, de strychnine et d'atropine sonttrès-caractéristiques); etc., etc. (V. DrAGen-dorff, Man. de To.ric., 1873).

Le professeur Anderson, d'Edimbourg, apro-posé le microscope comme moyen général derecherche des alcaloïdes (V. lier, pharm. ,1847-/48). On pourra consulter avec fruit, danscette recherche, les études faites par M. Valser(ththe inaug., et Un. Ph. 1862), par M. J.Erdmann (Un. Ph. 1862), sur les alcaloïdes,ainsi que les tableaux dichotomiques de M.Manry (V. Un. pli., 1866, p. 228). Commemoyen général de distinguer les alcaloïdes,des glucosides et des substances neutres cris-tallisables, M. Schlagdenhauffen a indiqué unréactif formé de P. E. d'une solution alcooliquede résine de galac a 3/100 et d'une solutionsaturée de bichlorure de mercure. En pré-sence de q.q. gouttes de ce réactif gaiaco-mercurique, les alcaloïdes seuls donnent àfroid ou à la température -de 60 à 70°, unecoloration bleue plus ou moins intense (V. Un.ph. 1874).

Toutes les fois que l'on aura concentrer, àcalciner ou à carboniser des matières volatilestelles que l'arsenic, l'acide cyanhydrique, etc.,il faudra avoir l'attention d'opérer avec desappareils distillatoires.

Lorsque les premières expériences ont fourniquelques indices sur la nature des poisons,Chaussier conseille, pour rendre la démonstra-tion concluante, de préparer une liqueur ana-logue à celle que l'on analyse, et de faire si-multanément les mêmes épreuves.

La dialyse peut, dans certains cas, êtreappliquée avec avantage à la recherche des

(1) Il s'obtient en précipitant une solution azotique demolybdate d'ammoniaque par une solution azotique dephospliate de soude; le précipité Lavé et redissous dans unesolution de soude est évaporé à siccité et calciné jusqu'àce qu'il ne se dégage plus d'ammoniaque; le résidu estdissous dans l'eau et additionné d'acide azotique pourredissoudre le précipité qui s'est d'abord formé.

(2) S'obtient en dissolvant à ebaud l'iodure de bis-muth dans une solution concentrée d'iodure de potassiumet y ajoutant ensuite autant d'iodure de potassium qu'ilen a fallu pour obtenir la solution.

poisons (principalem. des alcaloïdes et de cer-taines substances neutres comme la digitaline),h leur séparation d'avec les substances orga-niques et les matières grasses. On verse celles-ci dans le dialyseur, sous une épaisseur de 2eenlim. au plus, après les avoir fait digérerclans l'acide chlorhydrique étendu pour sedébarrasser desmatières albumineuses; au boutde 24 heures, la majeure partie des substancescristalloïdes a passé dans l'eau extérieure duvase l'on a placé le dialyseur. Le liquidedialyse et concentré au B. M. est soumis auxréactifs appropriés. Les matières restées dansle dialyseur sont détruites par l'un des pro-cédés décrits (V. p. 1107 et 1108) pourservira la recherche des composés métalliquesinsolubles (Graham, Buchner, Réveil). (V. Un.ph., 1865)

Nous terminerons cet aperçu en faisant ob-server que la pureté des réactifs dont on doitse servir dans une expertise médico-légale estde la plus haute importance.

De plus, M. Selmi a démontré qu'il seforme, pendant la putréfaction des cadavres,des alcaloïdes qu'il appelle ptomaînes, offrantpresque les réactions de certains alcaloïdesvégétaux, tels que la codéine, morphine,atropine, delphinine*, qui peuvent donnerle change à des experts non prévenus ;lorsque, surtout, la défense invoque quele poison prétendu n'est qu'un produit d'ori-gine putride (V. Un. ph. 1878).

D'un autre côté, certains poisons végétauxsemblent se détruire par les progrès de laputréfaction des cadavres enterrés depuis uncertain temps; la strychnine serait dans ce cas?

EFFETS TOXIQUES, EMPOISONNEMENTSPAR LES POISONS DE LA PREMIÈRECLASSE.

Tous ces poisons enflamment plus ou moinsles tissus avec lesquels ils ont été mis encontact.

EMPOISONNEMENTS PAR LES ACÏDESCONCENTRÉS.

Signes de l'empoisonnement. Saveuracide, brûlante et désagréable ; chaleur acreau fond de la gorge et de l'estomac, puis àl'abdomen ; haleine fétide, envies de vomir ;vomissements quelquefois mêlés de sang , co-lorant en rouge la teinture de tournesol etbouillonnant sur le carreau ; hoquet, consti-pation ou plutôt selles abondantes, pouls fré-quent et régulier, soif ardente, frissons; sueursfroides, gluantes; difficulté d'uriner; facepâle, livide; intérieur de la bouche et des