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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TOXICOLOGIE.

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y plonge deux lames de platine ou une seulelame formant la catode (ou pôle négatif)d'une pile à courant constant, par exemplecelle de Bunsen, et une lame de zinc, si l'onne cherche pas ce métal, d'étain ou de pla-tine, dans le cas contraire, formant Y anode(ou pôle positif). Après un temps plus oumoins long, qui ne dépasse pas huit ou dixheures, le platine se trouve recouvert par undépôt formé du métal ou des métaux que ren-fermait la dissolution; après avoir lavé cettelame, on la traite par l'acide nitrique, et l'onobtient une dissolution dans laquelle il n'y aplus qu'à déterminer les réactions propres àfaire reconnaître la nature du métal ou desmétaux qui y sont contenus.

On peut retrouver ainsi des proportions pres-que infinitésimales des divers métaux, exceptél'argent, que l'on n'a que bien rarement l'occa-sion de rechercher dans les cas d'empoisonne-ments.

Le procédé électrolytique de M. Gaultier deClaubry a, depuis, été repris et modifié parM. Bloxam (V. Un. pharm., 1860).

11 y a quelques années, M. Roussin a pro-posé l'emploi du magnésium comme avantageuxpour précipiter a l'état métallique, de leurs dis-solutions acidulées, les sels d'argent, de mer-cure, de cuivre, de plomb. (V. Un.ph., 1867.)

Poisons organiques, Méthode générale derecherches. Nous résumons ainsi un travailprésenté par Flandin à l'Académie dessciences. Mêlez à ces matières 12 pour 100de leur poids de chaux ou de baryte anhydre,et broyez le tout ensemble dans un mortier,chauffez à 100 degrés jusqu'à dessiccation par-faite, puis porphyrisez, soit avec le pilon, soitavec une.machine spéciale, mieux appropriéeà celte opération, ici, très-essentielle; repre-nez la matière pulvérulente, et, jusqu'à troisfois par l'alcool anhydre bouillant, filtrez aprèsrefroidissement.

Le liquide qui s'échappe rapidement du filtreest à peine coloré ; il ne contient que le prin-cipe ou les principes immédiats cherchés, et lesmatières grasses ou résineuses solubles dansl'alcool.

Distillez ou faites évaporer lentement l'alcoolet reprenez le résidu sec et froid par l'étherpour enlever les matières grasses. Si le prin-cipe immédiat cherché n'est pas soluble dansl'éther {morphine, strychnine, brucine), il resteisolé dans le liquide, et on peut le séparerpar la filtration ou par simple décantation.S'il est soluble dansTéther, il faut reprendresoit le résidu alcoolique, soit le liquide éthéré,par un dissolvant spécial des bases organiques,l'acide acétique, par exemple, et précipiterultérieurement la base cherchée par l'ammo-niaque. Dans ce dernier cas, le chimiste se

guidera d'après la nature et les propriétésconnues des corps qvi'il s'agit d'isoler et dedécouvrir. C'est, comme on le reconnaît, leprocédé suivi par M. Stas pour la recherchede la nicotine dans la célèbre affaire Bocarmé,étendu par Flandin à la plupart des alca-loïdes.

M. Stas a, en outre, donné un procédé gé-néral pour la recherche des alcaloïdes dansles cas d'empoisonnement. L'estomac ou lesintestins, bien divisés, sont additionnés dudouble de leur poids d'alcool pur, très-con-centré, puis on ajoute de 50 centigr. à 2 gr.d'acide tartrique ou oxalique et on chauffe jus-qu'à 60 à 75°. On filtre, on lave le produitinsoluble avec de l'alcool concentré, on évaporedans le vide ou dans un courant d'air sec,chauffé à 35° au plus. Le résidu est repris àfroid par l'alcool anhydre juqu'à complet épui-sement ; on évapore à l'air ou mieux dans levide sec. A la solution aqueuse du nouveaurésidu acide, on ajoute peu à peu du bicar-bonate de soude ou de potasse pur et pulvé-risé jusqu'à cessation d'effervescence, on agiteavec li ou 5 fois son volume d'éther, et aprèsdécantation on laisse évaporer l'éther sponta-nément ; le résidu constitue l'alcaloïde cher-ché. Deux cas peuvent se présenter : oul'acaloïde cherché est liquide et volatil {coni-cine, nicotine, aniline, etc.), ou il est solideet fixe {morphine, brucine, atropine, etc.).Dans le premier cas, le résidu éthéré estadditionné de 1 ou 2 c. cubes de potasseou de soude caustique en solution concentrée ;le mélange est épuisé par 3 ou h trai-tements à l'éther, et, dans les liqueurséthérées réunies, on verse 1 ou 2 c. cubesd'eau acidulée par 1/5 de son poids d'acidesulfurique pur, on agite, on abandonne aurepos, puis on décante, on ajoute de nouveaude l'éther qui retient toutes les matières ani-males enlevées à la solution alcaline. La disso-lution de sulfate acide est additionnée depotasse ou de soude caustique en solution con-centrée, et on épuise par l'éther qui dissoutl'ammoniaque et l'alcaloïde devenu libre. Cedernier est obtenu-par l'évaporation de la so-lution éthérée et on achève sa dessiccation dansle \ ide sec. Dans le second cas, on ajoute auliquide éthéré une solution de potasse ou desoude caustique, et on laisse évaporer. Le ré-sidu additionné d'alcool donne, par cristallisa-lion, l'alcaloïde que l'on transforme en sulfateacide avec, l'eau aiguisée d'acide sulfurique;par l'évaporation dans le vide ou au-dessus del'acide sulfurique, on a un résidu qui, addi-tionné de carbonate de potasse pur en solu-tion concentrée, est repris par l'alcool anhydre :celui-ci dissout l'alcaloïde et le fournit cris-tallisé, par évaporation. Lorsque l'alcaloïde est