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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

zinc, d'argent, d'or, de bismuth, de plomb;acides et alcalis concentrés, sulfures alcalins,chlore, iode, brome, phosphore, verre pile,etc. Animaux. Cantharides et les autres in-sectes vésicants. Végétaux. Ellébores, bryone,coloquinte, daphnés, euphorbes, rhus, ané-mones, renoncules, aconits, gratiole, apocy-riées, clématites, cévadille, colchique, etc., etc.

B. Poisons narcotiques ou stupéfiants.

Produits chimiques et pharmaceutiques.Azote, acide sulfureux, acide hydrocyanique,eaux de laurier-cerise et d'amandes amères,cyanures, morphine et sels de morphine, etc.Végétaux. Opium et ses préparations, laituevireuse, jusquiame, morelle, haschisch.

C. Poisons narcotko-dcrcs.

Produits chimiques et pharmaceutiques.Vin, alcool, éther, chloroforme, acide carboni-que, oxyde de carbone, camphre.

Végétaux. Produits des strychnées, tabac,belladone, stramoine, digitale, mercuriale,coque du Levant, seigle ergoté, ciguë, cham-pignons.

D. Poisons septiques ou putréfiants.

Hydrogène sulfuré, matières putréfiées,moules, pus de pustule maligne, liquide de larage, piqûres ou morsures d'animaux tels quevipères, crotales, scorpions, araignées, taren-tules, bourdons, guêpes, taons, etc.

Moyens de reconnaître les poisons.

Ces moyens sont de deux ordres : on recon-naît les poisons soit par leurs effets toxiquessur l'ensemble de l'économie vivante, soit àl'aide de réactifs chimiques.

Signes généraux de F empoisonnement.On devra soupçonner un empoisonnement tou-tes les fois que le malade se plaindra d'uneodeur nauséabonde et infecte, ou d'une saveurdésagréable, acide, alcaline, acre, d'une cha-leur brûlante dans le gosier et l'estomac; quela bouche sera sèche ou écumeuse; que leslèvres et les gencives seront livides, jaunes,blanches, rouges ou noires; qu'il y aura desrapports, des nausées, des vomissements plusou moins fréquents de matières muqueuses,bilieuses ou sanguinolentes, blanches, jaunes,vertes, bleues, rouges, bouillant sur le car-reau, rougissant le tournesol bleu ou bleuis-sant le tournesol rougi; qu'on observera des ho-quets, de la constipation ou des déjections alvi-nes plus ou moins abondantes; que le pouls serafréquent, petit, serré, irrégulier, la soif ar-

dente, la respiration difficile; que les sueursseront froides, l'émission des urines diffi-cile. On tiendra compte encore de l'altérationde la physionomie, de la couleur pâle, livide,ou plombée de la face, de la perte de la vueou de l'ouïe, de l'état des yeux, do l'agitationgénérale, de l'altération de" la voix.

Quelques maladies, telles que l'indigestion,l'iléus, le choléra, la péritonite, les coliqueshépatiques et néphrétiques, la hernie étranglée,le mal de mer, etc., simulent l'empoisonne-ment, mais les commémoralifs et la marchedes symptômes suffisent pour révéler la na-ture du mal.

Traitement général. La première indica-tion à remplir est l'évacuation du poison; in-dispensable s'il y a peu de temps qu'il a étéavalé, elle est encore utile après quelques heu-res d'ingestion. On donne à cet'effet 5 een-tig. d'émélique dans un verre d'eau, on répètecette dose 3 ou h fois à quelques minutesd'intervalle; on fait boire beaucoup d'eautiède. Si le vomissement n'était pas rapide etsuffisant, on le provoquerait par desmoyensmé-caniques, tels que la titillation de la luette avecles barbes d'une plume. On aurait recours, aubesoin, à la sonde œsophagienne, ou à la pompegastrique.

Quelques minutes après l'administration dePémétique, on administre le contre-poison, ouantidote (de àvrl, contre; et JiSoW, donner),qui doit être approprié à la nature de la sub-stance ingérée et qui doit neutraliser chimi-quement, ou transformer le poison solublc enpoison composé insoluble et annuler complè-tement ses qualités délétères; ou bien se com-biner avec le poison, l'envelopper de toutesparts et diminuer notablement ses funesteseffets. Il faut, en outre, qu'il puisse être prisen grande quantité sans danger pour le ma-lade, car il doit être administré en quantitésbeaucoup plus considérables que celles chi-miquement nécessaires pour neutraliser lepoison, afin d'avoir un résultat plus certain.

Antidotes généraux (V. p. 1092). Le plussouvent clans un empoisonnement on ignorequelle est au juste la nature du poison donton doit combattre les effets. En pareille oc-currence un contre-poison propre à combat-tre Faction d'un grand nombre de substancesvénéneuses serait donc d'un grand secours.Ont été proposés comme antidotes générauxdes principaux poisons métalliques : le proto-sulfure de fer hydraté [Mialhé), le persulfuredu même métal et également hydraté {Bou-chardat) ; des poisons métalliques et cya-niques : un mélange de sulfure de fer, deprotoxyde de fer hydraté et de magnésie,