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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TOXICOLOGIE.

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de sels alcalins, se débarrassent de ces corpsétrangers dans une progression très-rapide,comme en fait foi l'expérience de l'auteur,auquel, après un traitement de cinquante jourspar l'iodure potassique, six jours suffirentpour l'élimination du composé ; de sortequ'au bout de ce temps, 385 grammes d'urineen contenaient moins de 1/50000 de gramme;

3° Les sels barytiques (du moins le chlo-rure) passent en petite quantité dans le sanget dans les urines; ce qui rend fort délicatel'expérience qui a pour but d'en constater laprésence;

à" Les vapeurs de certaines substances as-pirées sont absorbées et passent dans le sanget dan^ les urines cela avec une facilité et unerapidité vraiment remarquables, ainsi que leprouvent les^ expériences faites avec les vapeursd'iode, lesquelles se retrouvèrent dans le sangune demi-heure après le commencement del'expérience ;

5° Les combinaisons des métaux proprementdits avec d'autres substances passent aussi dansle sang et dans les urines, puisque dans cessécrétions on peut retrouver le métal. Lescombinaisons qui ont été soumises a l'expé-rience sont le sulfure de mercure, celui d'an-timoine (termes), le chlorure d'argent, le fermétallique, le carbonate de fer, le sulfate defer, et les combinaisons de cuivre ;

6" Les sels et les combinaisons métalliques,comme par exemple celles d'antimoine, peu-vent encore se trouver dans le sang et dans lesurines huit ou dix jours après cessation dutraitement avec les préparations antimoniales ;

7° Le fer donné par la bouche est absorbéet passe dans le sang et dans les urines ;

8° Les urines normales contiennent du fer;

9° Le cuivre se rencontre aussi dans lesurines normales, en quantité très-minime, etsemble provenir des vases de cuivre qu'onemploie pour les besoins de l'économie do-mestique, ainsi que des diverses substancesalimentaires, tant artificielles que naturelles,qui en contiennent des quantités minimes.S'il existe du cuivre dans les urines, il est àsupposer qu'il peut en exister aussi dans lesang;

10° Le sang normal contient constammentdu manganèse ; les urines ne semblent pas enêtre exemptes.

De son côté, M. Orfila (neveu) a expérimentéquatre toxiques importants : bichlorure demercure, acétate de plomb, sulfate de cuivre

et azotate d'argent. II a reconnu que le mer-cure disparaît en huit ou dix jours de l'écono-mie. Le plomb et le cuivre, au bout de huit joursexistent encore dans le foie, les os et les paroisintestinales. L'argent ne se retrouve plus aprèssept mois, le plomb, le cuivre et le mercurepassent et se retrouvent dans les urines. L'ar-gent ne s'y rencontre pas. Sur ce dernierpoint, M. Orfila neveu est en contradiction avecMM. Woehler et Steinberger. (V. plus haut.)

Si la chimie a fait faire, dans ces dernièresannées, d'immenses progrès à la toxicologie,elle a malheureusement fait perdre à cettedernière une partie des avantages qu'elle luiavait apportés par la découverte de l'arsenicet du cuivre dans les eaux minérales, puis celledu cuivre et du plomb normaux qui viennentcompliquer extrêmement l'analyse chimico-légale. Déjà cependant Orfila a établi que toutle cuivre et le plomb qu'on pouvait obtenirdes tissus animaux par l'ébullition prolongéedans l'eau devait être rapporté à l'intoxicationpar ces métaux, tandis que le plomb et lecuivre appartenant à la composition normalede nos tissus ne cédaient qu'à la désorganisa-tion complète (incinération) de ces derniers.

Classification des poisons

Les poisons ont d'abord été divisés en troisclasses : 1° poisons minéraux; 2° poisons vé-gétaux; 3° poisons animaux.

Vicat, et après lui, Fodéré, Orfila, on en-suite partagé les poisons en quatre classes :1° les poisons irritants, déterminant l'inflam-mation des parties qu'ils touchent; 2° les poi-sons narcotiques ou stupéfiants, qui paralysentles fonctions du système nerveux ; 3° les poi-sons narcotico-àcres, qui participent des deuxpremières espèces, c'est-à-dire qui produisentle narcotisme et l'irritation ; k" les poisons sep-tiques ou putréfiants, qui altèrent ou putré-fient les liquides de l'économie.

Des poisons que les auteurs ne classentpoint et qui n'en existent pas moins, sont lesémanations de certains métaux, tels que leplomb et le mercure : on connaît en effet lesravages sur l'économie, des émanations phos-phorées, saturnines, mercurielles (1), etc.

A. Poisons irritants, corrosifs ou escharotiques.

Mnêraux. Préparations mercurielles, arse-nicales, antimoniales, de cuivre, d'étain, de

(1) M. J. Meyer est arrivé à éviter l'influence funestedu mercure sur les ouvriers dans les ateliers onl'emploie (élamage des glaces, par exemple), en répandanttous les soirs dans l'atelier un demi-litre d'ammoniaque.