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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

pour découvrir le poison, et ils y ont souventréussi; poursuivant ensuite l'étude des phéno-mènes de l'absorption, dont nous parlionstout à l'heure, ils sont allés plus loin en sui-vant cette donnée physiologique ; ils ont non-seulement confirmé la possibilité de retrouverde petites quantités de poison métalliqueabsorbé et combiné aux tissus, mais ils ontrecherché la voie de cette absorption ; ils sontarrivés à ce fait remarquable, que ce n'est pasindifféremment et sans choix que les poisonsse portent aux différents organes, mais qu'aucontraire telle substance affectionne pour ainsidire le foie, telle autre le poumon, telle autrele cœur; de telle sorte que si l'on a affaire àl'arsenic, c'est le foie qu'il faut examiner, tan-dis qu'une autre substance se retrouvera dansun autre organe ou même dans un liquide telque le sang.

Comme complément de ce fait physiologique,on sait aujourd'hui que tous les poisons ne sontpas éliminés par les mêmes voies : l'antimoine,le plomb, l'arsenic, une fois absorbés, sont re-jetés par les reins ; d'autres le sont par la peauet par la sueur.

Cette loi de localisation, qui n'est que le dé-veloppement du principe posé par Orfila, n'aété cependant nettement établie et formuléeque par Flandin et Danger, dans un tra-vail que ces deux chimistes ont présentéà l'Institut. Ajoutons que les belles recherchesphysiologiques de M. Cl. Bernard ont singu-lièrement fait marcher cette question.

La localisation des poisons est un fait dontil faut tenir bien compte au point de vue dela médecine légale. Dans les expertises juridi-ques, en effet, ainsi que le font observer lesdeux derniers chimistes que nous venons dementionner, ce ne sont pas toutes les partiesd'un cadavre indifféremment qu'il faut analy-ser, comme on a eu jusqu'ici trop de tendanceà le faire ; ce sont certains organes déterminésqu'il faut exclusivement choisir ; le tube intes-tinal et le foie en particulier, puis la rate,l'appareil rénal et les poumons. On entraveles opérations, on en compromet le succès enagissant sur une grande masse de chair oud'organes pris indistinctement.

En réunissant les travaux des divers chi-mistes on trouve que les substances suivantesont été trouvées dans le sang :

Brome.

Iode.

Plomb.

Cuivre.

Mercure.

Arsenic.

Argent.

Etain.

Fer.

Manganèse.

Batyum.Cyan. de potass.Sulfocyan. de pot.Chlorhyd. d'anim.Nitrate de potasse.Iodure de potass.Chlorate de potass.Sulfure de potasse.Acide sulfhydrique,Quinine.

M. col. de la garance.Acide cyanhydrique.

sulfocyanhydr.

picrique.

oxalique.

H. v. de térébenthin.

Alcool.

Camphre.

Principe odorant du

Antimoine.

Zinc.

Bismuth.

Mat. colorante :De l'indigo.De la rhubarbe.

Principe odorant

J'ase fétide.Huile de Dippel.

de

Tiedemann et Gmelin ont administré à desanimaux, mêlées à leurs aliments, des matièrescolorantes, odorantes et salines variées ; ils ontensuite examiné l'état du chyle et du sang(veines splénique, mésentérique, porle). Plu-sieurs de ces substances furent reconnues dansle sang et l'urine, mais aucune dans le chyle,si ce n'est quelques-unes des matières salines.Ces résultats concordent avec ceux obtenuspar Halle, Dumas, Magendie, Flandin, maissont en désaccord avec ceux trouvés parLister, Musgrave, J. Hunter, Haller, Viridet,Mattei.

Les substances suivantes ont été trouvéesdans les solides de l'économie :

Brome? Plomb.

Soufre. Cuivre.

Mercure. Arsenic.

Argent. Antimoine.

Ferrocyan. de De la garance.

potassium. De l'indigo.

Matière colo- Du campeche.

raute : De la fuchsine.

Brome.

Acide salicylique.

Arsenic.

sulfurique.

Etain.Plomb.Fer.Or.

nitrique.

hydrochloriq.

phosphorique.

tannique.

Argent.

Mercure.

Bismuth.

rru'comque.

Salycilique.Alumine.

Antimoine. Bromure de potass.

Nous avons indiqué (Art de formuler, p. 173)les substances trouvées par Vœliler et Stein-berger dans l'urine. Nous allons ajouter à cetableau les substances que d'autres chimistesont décelées dans ce liquide, sans indicationd'état :

Eau de javelle.

Quinine.

Morphine.

Atropine.

Daturine.

Hyoscyamine,

Matière colorante :De la pyrole.Du sumac.De la santonine.

Nous rapporterons encore ici les conclusionsque M. Kramer a déduites de son intéressanttravail sur les recherches chimiques propres àfaire découvrir dans le sang, dans les urineset autres produits de sécrétions animales,les sels minéraux administrés à l'intérieur.Elles pourront guider quelquefois l'expert chi-miste dans ses investigations.

1° Les sels à base alcaline, qu'on administreà des hommes et à des animaux', passent avecfacilité dans le sang, dans les urines, et même,comme cela a lieu pour l'iodure de potassiumen particulier, dans la sueur et dans la salive ;ce qui pourtant ne reste prouvé que pour cedernier corps. Ces résultats sont, en consé-quence, conformes à ce qu'ont déjà avancéd'autres chimistes et d'autres physiologistes.Les sels alcalins à acides organiques (citrates,lactates, tartrates) brûlent leur acide dansl'économie et sont expulsés en alcalinisantrapidement l'urine ;

2° Le sang et les urines, une fois chargés