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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TOXICOLOGIE.

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TOXICOLOGIE

POISONS, EMPOISONNEMENTS, CONTRE-POISONS, RÉACTIFS.

On appelle poison toute substance qui, priseà l'intérieur ou appliquée à l'extérieur du corpsde l'homme et à petite dose, altère ou détruitentièrement la vie. (V. pages 16à et 1079.)

Les poisons ont être connus de touttemps. On conçoit qu'il n'en pouvait être autre-ment si l'on considère que les poisons qui seprésentent naturellement à l'homme durent,aux premiers âges, plus peut-être encore qu'au-jourd'hui, le punir de ses méprises ou de sonimprudente curiosité.

Non-seulement les anciens connaissaient lespoisons par les accidents fortuits auxquels ilsdonnaient lieu, mais encore certaines sectes,certains personnages de l'antiquité savaientpréparer les poisons les plus énergiques et s'enservaient dans un but criminel. Selon Homère,l'art de préparer les poisons est passé del'Egypte dans la Grèce. Les prêtres égyptiensde la secte de Toth, qui pratiquaient la sciencedite alors art sacré, et aux mystères desquelson n'était initié que sous les serments les plusterribles, passaient pour avoir été en posses-sion d'une foule de poisons secrets. Les poisonsétaient familiers à Médée, à Circé, à Locusteet aux autres magiciennes de l'antiquité. Hip-pocrate, dans son serment, dit : « Je ne re-mettrai de poison à personne.... » Platon, ausecond livre de sa République, rappelle uneloi déjà ancienne, par laquelle il était défendude se servir des poisons et d'en enseignerl'usage. Les anciens eurent l'idée d'un antidoteuniversel : le fameux Mfl.a, dont parle Homère,et avec lequel Ulysse conjurait les poisons deCircé, en est la preuve, bien que les botanistesn'aient pu reconnaître jusqu'à présent la planteà laquelle le poète grec fait allusion. De nosjours, nous sommes plus avancés sous le rap-port des contre-poisons. Cependant, nousn'avons point encore en notre possession unantidote universel.

La science qui s'occupe de l'étude des poi-sons porte le nom de toxicologie (toÇiko», poi-son, flèche empoisonnée, X&foî, traité, dis-cours).

La toxicologie a pris une face nouvelle depuisqu'on ne se borne plus à constater la présencedu poison dans les premières voies il a étéingéré, dans l'estomac, et dans les intestins',mais qu'on le poursuit jusque dans le tissu desorganes il est transporté par absorption.Cette idée est due à Grilla : elle est véritable-ment belle et féconde, car elle ouvre une nou-velle voie aux recherches toxicologiques, etpermet d'atteindre une foule de crimes quisemblaient devoir échapper à l'action de la jus-tice en- ce qui concerne les preiues tiiées del'existence du poison. Lorsqu'on se bornait aconstater la présence du poison dans l'estomacou dans les intestins, lorsque la chimie n'avaitpas encore osé franchir la limite de ces premiè-res voies, il est évident que tous les cas dans les-quels, l'excès de la substance vénéneuse ayantété rejeté, il n'en existait plus dans le pointelle avait été déposée d'abord, n'offraientaucune prise à la manifestation directe ducrime. La physiologie, n'acquérait elle-mêmeque la notion la plus incomplète des effets del'empoisonnement, lorsqu'elle n'avait pas lemoyen de saisir le poison une fois que l'ab-sorption s'en était emparée. Les effets immé-diats des substances vénéneuses ou l'actionlocale qu'elles exercent sur l'estomac, paiexemple, sont la moindre chose, si nous pou-vons nous exprimer ainsi, dans l'empoisonne-ment : les elfets généraux sur l'économie,ceux par conséquent qui résultent du transportdes molécules vénéneuses dans les différentsorganes, de leur mélange avec les humeurs, deleur action sur les tissus et sur le système ner- .veux, sont bien autrement essentiels; on peutdire que c'est ce qui constitue réellementl'empoisonnement, la première action locale etde contact ne produisant qu'une irritation plusou moins vive lorsqu'elle ne va pas jusqu'à hdestruction des parties comme le font les caus-tiques énergiques, les acides, les alcalis con-centrés, etc.

Les toxicologisles de nos jours se sont effor-cés de perfectionner les méthodes emploj