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VÉSICATOIRES OU EXUTOIRES.
1° Verveine commune, Herbe à tous lesmaux; Verbena offieiiadis (Eisenhart, Eisen-kraùt, al.; Vervein, Vervain, Holyherb, ang.;Mapien-tsao, ch.; Jenurt, dan.; Verbena, esp.,it., por. ; Yzerhart, hol. ; Zeleznik, pol. ;Sohelesnih, rus.; Jemœrt, su.) (Verbénacées)$*. Tige © ou <$, carrée, feuilles opposées,fleurs d'un blanc rosé. Elle croît dans les lieuxstériles.
Elle est inusitée aujourd'hui, si ce n'est chezles gens de la campagne, qui l'ont bouillir lesfeuilles avec du vinaigre et les appliquent en-suite sur le point douloureux dans la pleurésie.Les anciens lui accordaient mille propriétés :c'était leur 'i^&txérn, c'est-à-dire Herbe sa-crée. (La sauge porte aussi ce nom.)
Des auteurs l'appellent Gucrit-tout. Ce der-nier nom s'applique plutôt au Collinsonia ca-nadensis, jolie plante de l'Amérique septen-trionale (Labiées), où elle jouit d'une granderéputation et qu'aux Etats-Unis, où on l'em-ploie dans l'art vétérinaire, on appelle Baumede cheval (Horse-balm). Il ne faut pas nonplus confondre la verveine avec l'Herbe divinequi est le SiegesbecMa orientulis (Synanthé-rées), plante herbacée de Pile Bourbon, queles créoles nomment 'aussi Gw'rit-vite, Collé-colle, Herbe de lacque, et qu'on y emploiecomme sialagogue, vulnéraire, etc. Le suclaisse sur les plaies un enduit ressemblantà du collodion ; de là son nom de Collecolle.
2° Verveine odorante, Aloysia ou Lippiacitriodora, Verbena triphyïïa [XocMcopcdli^tM.;Yerba luisa, esp. ; Erba cedrata, Cedronella,n.).Arbrisseau originaire d'Amérique que l'on cul-tive dans les jardins et dont les feuilles, assezsemblables à celles de la menthe, exhalent,lorsqu'on les froisse, une odeur citronnéetrès-agréable. Leur infusé (pp. 5 : 1000) estexcitant, stomachique et antispasmodique.
Le Verbena jwmaicensis, L., sous-arbrisseaude l'Amérique méridionale, est regardé, auBrésil comme stimulant, vulnéraire, fébrifuge.
L'ess. factice de Verveine ou Citronelle del'Inde est retirée d'une graminée : VAndropo-gon citratas.
VÉSICATOIRES ou EXUTOIRES.
Blasenpflaster, al.; Blister, ans.; Vejigatorios, esp.;Vescicatorio, it.
Plaie superficielle de la peau formée parl'application d'un vésicant. Ce nom s'est éga-lement étendu à l'emplâtre qui sert à produirela plaie.
On peut appliquer des vésicatoires sur foutesles parties du corps; mais c'est surtout aubras, sur l'abdomen, aux cuisses, aux mollels,à la nuque, derrière les oreilles, qu'on lesétablit ordinairement.
L'urgence d'un vésicatoire étant reconnue,
sa forme et sa grandeur arrêtées, le lieu deson application déterminé, on applique le vé-sicant sur la peau, on place par-dessus unecompresse, et on assujettit le tout à l'aided'une bande. Quelquefois on se contente de.bandelettes de diachylon qui se croisent sur levésicatoire même qu'elles dépassent pour secoller sur la peau.
Le vésicatoire est volant on permanent. Dansle premier cas, on lève L'appareil au bout de Sou 12 heures d'application, on perce l'ampoule,s'il y en a une de formée sans enlever lapeau, et l'on panse avec du papier brouillardenduit de céra». Dans le second cas, on n'en-lève l'appareil qu'au bout de 12, 15 et même20 heures. On perce la vésicule pour permettreà la sérosité de s'écouler; on enlève avec lesdoigts ou avec des ciseaux l'épidémie soulevé",et on panse la plaie, le premier et le secondjour, avec du papier ou une feuille de poiréeenduite de cérat. Les jours suivants, on se sert'de pommade épispastique, ou mieux encore depapier ou de taffetas à vésicatoires, que l'oncoupe en morceaux de grandeur convenable.Le n° 2 de ces préparations est celui qu'onemploie dans le plus grand nombre de cas. Len D 1 convient pour les enfants, et le n° 3quand le vésicatoire a besoin d'être excité.
Aulant que possible le pansement ne doit sefaire que toutes Jes 24 heures et promptement.On ne lavera pas la surface de la plaie ; on secontentera de l'éponger légèrement.
Quelquefois il se forme à la surface des vé-sicatoires une membrane blanche, couenneuse,qui intercepte la suppuration ; dans ce cas, onappliqua le soir un cataplasme par-dessus lepansement, et le lendemain cette membranepeut être enlevée par un simple frottement.La plaie est-elle très-rouge, très-enflammée,très-douloureuse? on recouvre encore le vési-catoire de cataplasmes émollietits. L'humeuracre qui exsude du vésicatoire corrode quel-quefois la peau environnante, et la plaies'agrandit; dans ce cas, on graisse tout le touravec du cérat. Quand l'humeur est fétide, onemploie des compresses au charbon ou chlo-rurées qui, en l'absorbant, détruisent l'odeur.Les bourgeons charnus, les carnosités qui sur-viennent quelquefois à la surface ou autourdes vésicatoires, longtemps entretenus, sont dé-truits comme ceux des cautères par l'aluncalciné qu'on applique dessus.
En se servant de. serre-bras à plaque, aulieu de bande, on facilite singulièrement lepansement. (Voy. Cautères.)
Lorsqu'on veut supprimer un vésicatoire, ilest bien de le faire lentement : à cet effet onse sert de pommades ou de taffetas de moinsen moins forts, ou bien encore on diminuechaque jour un peu sur le diamètre. Il est