VËRATHINE. — VERVEINES.
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obtenir la poudre on la pile avec du sucre.Le mot vanille vient de vainilla , diminutifde vaina, en espagnol, gaine, gousse.
VÉRATRINE*.
Veratria, ang.-, Veratrin, su.
Cet alcaloïde a été découvert en 1819, parPelletier et Caventou, dans la racine del'ellébore blanc et le bulbe de colchique, et,en 1818, par Meissner, dans la cévadille, toutesplantes de la familles des colcbicacées. Elle yest combinée à l'acide gallique.
C'est de la cévadille qu'on l'extrait ordinai-rement. Le procédé consiste à traiter cessemences concassées par de l'alcool à 80° c.additionné d'une petite quantité d'acide sul-furique jusqu'à épuisement ; d'ajouter de lachaux éteinte aux liqueurs alcooliques, de dis-tiller, de redissoudre le produit dans l'eaudistillée, d'ajouter au résidu de l'eau distilléeet un peu d'acide sulfurique jusqu'à réactionacide, de décolorer la solution par le charbon,de filtrer et d'ajouter à la liqueur de l'ammo-niaque jusqu'à réaction alcaline; la véralriueest précipitée. On la dessècbe au B.-M. ; ontraite par l'alcool ; on filtre ; on fait dessécherde nouveau ; on redissout encore le résidu parde l'eau aiguisée d'acide sulfurique ; on faitdigérer avec du charbon animal, on précipitepar l'ammoniaque, on recueille le précipité,on le redissout dans l'éther et on abandonnela liqueur à l'évaporation. {Codex.) 500,0 decévadille fournissent au plus li,0 de vératrine.M. Murray Thompson substitue l'eau aciduléeà l'alcool, pour le traitement de la cévadilleet précipite par l'ammoniaque ; la vératrineest purifiée par l'alcool.
Suivant Couerbe, la vératrine obtenue ainsiserait un produit complexe, formé de saba-dilline, de sabwlillin, de vératrin et d'unematière noire, poisseuse. Celle opinion aété confirmée par M. Bullock, de Philadelphie;d'après lui, la vératrine renfermerait deuxalcaloïdes associés avec une résine. Néan-moins, on doit considérer le produit obtenupar le procédé ci-dessus, comme la vératrinemédicinale. La vératrine est blanche, cristall.,pulvérul., inodore, d'une àcreté excessive, etirritant fortement la membrane pituitaire. Elledétermine de violents éternuments, accom-pagnés de maux de tète et d'un malaise géné-ral. On doit prendre beaucoup de précautionsen la maniant, en y ajoutant q.q. gouttes d'al-cool au besoin. Elle fond à 115 oc . Elle est in-sol. dans l'eau, très-sol. dans l'alcool et l'éther.Sa solution à froid dans l'acide chlorhydriqueconcentré est incolore, mais, par une ébullitionprolongée, elle devient d'un rouge intense,assez stable, semblable à celui du permanga-nate de potasse. (Trapp.)
La vératrine a surtout été employée contreles affections rhumatismales et goutteuses(Turnbull, Maijendié), les névralgies. Klingerla dit efficace contre les engorgements chro-niques des articulations. Le docteurAran, con-sidérant les dépressions qu'elle exerce sur lesystème circulatoire, l'administrait partout où ilest utile de ralentir le pouls. Le docteur Vannairela prescrit en pommade (contcnantl/lOOdesonpoids de vératrine) contre les douleurs qui ac-compagnent la menstruation. Presque aussi vé-néneuse que la strychnine, on l'emploie à dosestrès-réfractées : 5 milligrammes qu'on arrive àrépéter 2 ou 3 fois par jour, sous forme de po-tion , de teinture et mieux de pilules. Al'extérieur, on l'emploie sous forme de Uni-ment, de pommade, etc. Ses effets sont tel—leuienl énergiques que la médecine renoncesouvent à leur bénéfice.
VERGE D'OR.
Herbe des juifs ; Yirgauurea, Solidago virgaaurea. (Synanthérées.)
Goldruthe, al.; Golden rod, ang.; Verga de oro, esp.;Wondkruid, lioi.; Erba giudaica, it.; Guldris, su.
Plante % cultivée dans les jardins : fleursjaunes, nombreuses, en corymbes. Diurétiqueinusité.
VÉRONIQUES.
1° Véronique officinale, V. mâle, Thed'Europe, Herbe aux ladres; Veronica offl-einalis ( Ehrenpreis, Vergissnvinnicht, al. ;Spcedicdl. ang.; Érepriis, dan.; Veronica,esi\, it., rOR.; Eerenprys, hol. ; Przetaeznik,vol.; JErenpris, su.) (Personnées) W<*- Planteherbacée qui croît abondamment dans les bois,sur les coteaux. Feuilles opposées, ovales,fleurs violettes, en épis axillaires.
La véronique est un peu amère et aromati-que ; ses feuilles $, eii infusion théiferme,sont légèrement excitantes. On les employaitjadis dans les catarrhes pulmonaires, dansl'ictère, la gravelle, etc.
2° Véronique beccabunga , Cressonncc ;Veronica beccabunga [Bachbungen, Wasserbun-gen , al. ; Brooklime, ang. ; Lemmike, Bek-bung. dan.; Beccabunga, esp., it., poil;Bœkebom, hol.; Polœznik, pol.; Bœckabunga,su.). Elle croît dans les prairies humides, surles bords des ruisseaux et des étangs. Elle estreconnaissable à sa tige couchée, à ses feuillesopposées et à ses fleurs bleues assez ressem-blantes à celles des myosotis.
Le beccabunga est amer, acre et légèrementexcitant. 11 passe aussi pour antiscorbutiqueet diurétique. Inusité.
VERVEINES.Deux espèces de verveine sont usitées enmédecine.
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