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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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VESICATOIRES OU EXUTOIRES.

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aussi nécessaire de produire une légère irrita-tion sur le canal intestinal par l'emploi d'un"purgatif répété de temps en temps.

Les vésicatoires sont des agents précieux derévulsion, dont on fait un fréquent usage. Danscertains cas, ils doivent être larges et répétés.

Le moyen de vésication le plus employé estl'emplâtre vésicatoire anglais étendu sur dusparadrap. Cependant les taffetas vésicantssont bien commodes. Chez certaines personnesl'application d'une préparation cantharidée estune cause d'irritation très-grande à la vessie(Cantharidisme) ; dans ce cas, le médecin pre-scrit de saupoudrer le vésicatoire de camphre.Mais le camphre en poudre s'étend mal sur lasurface d'un vésicatoire ; on obtient un meil-leur résultat en se servant d'un soluté concen-tré de camphre dans l'éther, ou mieux, d'aprèsDeschamps, d'Avallon, d'un chloroformé decamphre (solution de liO de camphre dans. 20de chloroforme); l'éther ou le chloroforme sevolatilise, et laisse à la surface du vésicatoireune couche de camphre. D'autres praticiensregardant comme illusoire l'efficacité du cam-phre,ont proposé l'addition du carb. de soude;mais la cantharidine ne produit la vésicationqu'autant qtie la sécrétion delà peau est suffis.acide (O'Rorke) et un vésicatoire alcaline perdson acti\ilé.

Les Compresses au charbon et chlorurées sepréparent, en délayant du charbon animal enpondre dans un soluté de gomme, et trempantdans ce mélange des morceaux d'étoffe quel'on fait sécher ensuite. Pour les secondes, ondélaye du chlorure de chaux dans l'eau, eton trempe dedans des morceaux d'étoffe oude papier de soie que l'on fait égalementsécher. Quant aux compresses en papiersimple, dont on se sert beaucoup aujour-d'hui en guise de linge pour le pansement desvésicatoires ou cautères, ce sont des feuillesde papier de soie, sans colle, très-spongieuseset choisies exprès, pliées en quatre, et dispo-sées par paquets de cent.

Le Vésicatoire de Trousseau est une rondellede papier Joseph de grandeur voulue, qu'onimbibe d'extrait éthéré de cantharides en con-sistance huileuse; on applique cette rondellesur une autre de sparadrap dont les bords dé-passent un peu. Sept à dix heures après l'ap-plication, 1'épiderme est soulevé.

Le Vésicatoire Bretonneuu consiste en unepâte molle faite avec cantharides en poudreQ. V. et huile d'olives Q. S., que l'on étendsur du sparadrap, et que l'on recouvre avecun morceau de papier brouillard. Ce vésica-toire agit très-bien, surtout additionné dequelques gouttes d'acide acétique.

La pâte connue sous le nom de Vésicatoiremagistral est faite avec : cantharides pulvéri-

sées, 15 p. ; farine 15 p. ; et vinaigre, quan-tité suffisante pour faire une pâte molle.Le Vésicatoire de Wautcrs se compose de :

Poivre noir... 12Sel marin___ 12

Oliban...... 10

Savon blanc. 190

Alcool ...... 220

On fait bouillir pendant quelques minutes.Nous doutons de son efficacité.

Le Vésicatoire de Lecomte se prépare avec :

Cire jaune........... 375 Cantharides ......... 190

Térébenthine........ 130 Euphorbe........... 23

Le Vésicatoire de Méjean revient à l'emplâ-tre perpétuel de Janin. Il en est de même decelui de Poma. Ifiiord.)

Sous le nom de Mouches de Milan {Epispa-tico dolce, it.), on se sert beaucoup, en Italie etdans le midi de la France, de la compositionemplastique suivante :

Résine élémi ......... 125 Camphre............ 30

Styrax liquide....... 125 Cantharides en poudre

Cire jaune.......... 150 fine ............... 2*0

On fait fondre ensemble la résine et la cire,et on ajoute le styrax, puis les cantharides, eton maintient le tout sur un feu très-doux pen-dant une demi-heure. Au bout de ce temps,on relire du feu, et on agite la masse emplas-tique avec une spatule jusqu'à ce qu'elle soità peu près refroidie; enfin on incorpore lecamphre. Cet emplâtre est d'une bonne con-sistance et produit promptement et sûrementla vésication. La dimension des écussons va-rie depuis 0 m ,025 jusqu'à 0 m ,0/t0. C'est le plussouvent sur du taffetas ciré noir ou vert qu'onprépare les mouches de Milan (Louradour).

Voici une formule indiquée par M. Ménier :

Poix de Bourgogne.. 1500

Résine élémi ........ 300

Calipot ............. 400

Styrax liquide...... 700

F. S. A. une masse emplastique.

M. Mouchon, pharmacien à Lyon, l'onfait un grand usage de mouches de Milan, afait connaître la formule suivante :

Poix-résine.......... 250

Cire jaune.......... 250

Axonge ............. 250

Cantharides pulvér,.. 250

Le Codex supprime l'axonge de cette formuleet au lieu de térébenthine 60, essence de la-vande et de thym âa 4, il met : térébenthine50, essence ââ 5.

Dans la première formule, les cantharidessont pour un peu plus d'un tiers dans lamasse ; dans les deux autres, elles y sont sen-siblement pour un quart.

Faites liquéfier à une douce chaleur lestrois premières substances, mettez les cantha-rides et faites digérer pendant deux heures,ajoutez la térébenthine, et quand elle sera fon-due, retirez le vase du feu, en remuant con-tinuellement jusqu'à ce que la masse prenne

Cire jaune......... 700

Poudre de canthar.. 1400

de camphre. 1600

Essence de lavande.. 0

Térébenthine......... C0

Essence de lavande... 4

de thym..... 4

F. S. A.