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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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VALERIANATE D'ATROPINE. VALÉRIAiNATE DE ZIXC.

potion de 120 gr., contre les névralgies, lesspasmes, l'hystérie, l'épilepsie.

M. Dannecy prépare, sous le nom de valéria-natc extract ifa'ammoniaque, l'extrait de valé-riane obtenu au moyen de l'alcool ammoniacal;on introduit dans un appareil à déplacementtOO de racine de valériane pulvérisée grossiè-rement, on verse dessus un mélange de 80d'alcool a 60° et de 20 d'ammoniaque liquideà 22°; on déplace ensuite ce premier liquidepar Q. S. d'alcool à 60° pour avoir un poidsde teinture ammoniacale égal à celui de lavalériane employée, on évapore au-dessous de70° et en agitant continuellement jusqu'enconsistance d'extrait mou, qui est ensuite misen capsules gélatin., contenant chacune 0,5.

Valérianate d'atropine.

On dissout 38 p. d'atropine pure et sèchedans IZiO p. d'alcool à 85 c, et on mêle cettesolution à une autre de 12 p. d'acide valéria-nique pur dans 10 p. d"alcool à 85 c; onlaisse cristalliser par évaporation spontanée àla température de 30 à à0° c . Le procédé duCodex consiste à dissoudre l'atropine dansl'éther, à la saturer exactement par de l'acidevalérianique et à abandonner la liqueur àl'évaporation spontanée dans un vase incom-plètement bouché.

Lamelles cristallines, incolores, qui se sou-dent de manière à former des masses légères.Ce sel est très-soluble dans l'eau, moins so-luble dans l'alcool, presque insoluble dansl'éther. Il fond à 32°. 100 p. contiennent70,66 d'atropine et 4,i0 d'eau. Très-toxique.

Vanté par le docteur Michéa contre l'épilep-sie, la chorée, l'hystérie, la coqueluche, parmilligram., en granules ou en potion (infusionde tilleul, 120; valérianate d'atropine, 0,001;sirop de tolu, 10); à prendre par cuillerée àcafé, toutes les 1/2heures, dans la coqueluche.

En raison de sa perfide activité, ce médica-ment pourrai! sans inconvénient disparaîtrede la nomenclature officielle.

Valérianate de bismuth (Sous-).

M. Righini, à qui on en doit la découverte,propose le mode suivant de préparation : onfait un mélange de 1250 p. d'acide azotiqueavec 625 p. d'eau distillée, on fait chaufferdans une capsule de verre et on y ajoute parportions successives Zi65 de bismuth pur divisé.Lorsque tout est dissous, on filtre et on instilledans la liqueur Q. S. de valérianate de soudedissous, pour que la décomposition soit com-plète. On lave le sous-valérianate blanc à l'eaudistillée, légèrement acidulée par l'acide valé-ianique, on le fait sécher à l'étuve, et on le

conserve en flacons bouchés à l'abri de la lu-mière.

Dans la gastrodynie et la gastralgie chroni-ques, dans certaines névralgies, les palpita-tions.

Valérianate de fer.

On peut l'obtenir directement en combinantl'acide valérianique à l'hydrate de peroxyde defer récemment précipité à la température ordi-naire ; mais il vaut mieux opérer par doubledécomposition du valérianate de chaux ou debaryte par du perchlorure de fer. On recueilleet on sèche le précipité.

Le valérianate ferrique est rouge brun, d'uneodeur forte caractéristique, d'une saveur légè-rement sucrée, insoluble dans l'eau, solubledans l'alcool. On l'a donné en pilules à la dosede 10 à 50 centigr. par jour.

Valérianate de quinine.

C'est le premier valérianate employé. Il aété découvert par L.-L. Bonaparte.

On verse de l'acide valérianique en légerexcès dans un soluté alcoolique et concentréde qninine ; on étend le soluté de deux foisson volume d'eau distillée, on le met dans uneétuve chauffée à 50", et, à mesure que l'alcools'évapore, le valérianate cristallise (Codex). Onpeut également l'obtenir par double décompo-sition, au moyen du chlorhydrate de quinineet du valérianate de soude. M. Ceresoli leprépare en versant et agitant du valérianatede soude en solution dans du sulfate dequinine dissous dans l'eau acidulée par l'acidesulfurique ; et M. Lalieu, par double dé-composition du sulfate de quinine et d'unesolution alcoolique de valérianate de potasse(V. Un. pharm., 1865 et 1868).

11 est blanc, cristallisé en prismes souventvolumineux et anhydres, en aiguilles prisma-tiques un peu nacrées ; soluble dans 110 p.d'eau froide et dans 40 p. d'eau bouillante,dans 6 p. d'alcool à 80°, dans les huiles et lechloroforme; l'eau bouillante, les acides ledécomposent. Il a une odeur forte et persis-tante d'acide valérianique. Il devient phospho-rescent pendant qu'on le triture. (LÏmderer.)100 p. de ce sel contiennent 76,06 de quinine.

On l'emploie dans les mêmes cas et auxmêmes doses que le sulfate de même base etque le valérianate de zinc.

Valérianate de zinc*.

On peut se le procurer en saturant un solutéaqueux d'acide valérianique (1 d'ac. et 30 à 40d'eau) par un léger excès d'hydrocarbonate dezinc bien lavé et encore humide (Codex). Onfavorise l'action au moyen de la chaleur, et,quand la liqueur est saturée, on la filtre encore