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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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URÉTHANE. VALÉRIANATES OU VALÉRATES.

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Le chlore la décompose en azole et acide car-bonique (V. Un. ph. 1879).

On peut l'obtenir en traitant l'urine con-centrée au dixième par l'acide azotique et dé-composant le nitrate d'urée produit par le car-bonate de plomb.

Liebig a fait connaître le procédé suivantpour obtenir l'urée artificiellement.

Ferrocyanure de potassium. 28 Peroxyde de mang. 24

On réduit le ferrocyanure bien sec en poudrefine ainsi que l'oxyde et on mêle intimement;on chauffe sur une plaque de lôle à la chaleurrouge faible. La matière s'enflamme et s'éteintpeu à peu. On l'agite pendant son refroidisse-ment; on la dissout dans l'eau troide et on yajoute 20 p. 1/2 de sulfate d'ammoniaque. 11se fait un précipité de sulfate de potasse quel'on sépare. On évapore au B.-M. et l'on sé-pare de nouveau le sulfate de potasse qui s'estdéposé. Enfin on évapore à siccité et l'on traitepar l'alcool à 90 c. bouillant. L'urée cristallisepar refroidissement. Le ferrocyanure fournitle 1/3 de son poids d'urée.

L'urée a été produite directement par Tac.carbonique et l'ammoniaque (Basarow).

M, Woehler, auquel revient l'honneur d'a-voir, le premier, préparé artificiellement l'urée,par union de l'acide cyanique et de l'ammo-niaque, la considère comme un Cyanate d'am-moniaque. Cette expérience remarquable fut lepremier exemple de la production artificielled'une substance organique..

L'urée existe dans l'urine de tous les qua-drupèdes; elle existe dans le sang, et paraîtêtre séparée plutôt que formée par les reins;sa présence a été constatée dans beaucoupd'autres liquides animaux ; par exemple, dansle chyle et dans la lymphe du taureau, duchien, de la vache, du bélier, du mouton, ducheval (A. Wurtz) ; dans l'eau de l'amnios{WœMer); dans l'humeur vitrée de l'œil (Mil-Ion) ; dans le liquide des ventricules cérébraux(Schlossberger) ; dans la salive (Pettenkofer) ;dans les kystes séreux du rein (Gallois); clansl'organe électrique de la torpille (Schultze), dansle lait des herbivores (J. Lefort), etc. Elle estaccompagnée, dans l'urine de l'homme et danscelle des carnassiers, de différents principeset particulièrement d'un acide insoluble quifait souvent partie des calculs vésicaux : c'estV acide urique (Ac. lithique, de Schèele), quise dépose, sous forme de poudre rougeàtre oujaunâtre, des urines chargées. On a remarquéque cet acide existe en forte proportion dansl'urine solide des oiseaux et des reptiles, et nondans l'urine des quadrupèdes herbivores ilest remplacé par Yacide hippurique. L'uréese forme encore dans l'oxygénation, la distilla-tion sèche de l'acide urique (Liebig et Wœhler) ;

dans l'oxydation des matières albuminoïdes(Béchamp).

L'urée jouit, d'après Ségalas, de propriétésdiurétiques; mais elle a été fort peu employéejusqu'à présent. Elle possède une action toxi-que et son empoisonnement constitue l'urémie(O'Roi'ke, Urine et dépôts urinaires).

URÉTHANE (Carbamale tTéthyk),

Corps blanc, cristallise en lames transpa-rentes, inodores, solublcs dans l'eau, l'alcoolet l'éther.

S'obtient en chauffant un excès d'alcool enprésence de l'urée.

Préconisé comme hypnotique à la dose de3 à i gr. en une seule fois.

V

VALÉRIANATES ou VALÉRATES.

Baldriansaures salz, al.; Valerianat, Valeriansyradtsait, su.

Sels résultant de la combinaison de l'acidevalérianique avec les bases.

Les valérianates suhants ont été intro-duits dans la matière médicale. Pour tous,l'acide joue un rôle important dans leuraction.

Valérianate d'ammoniaque.

On l'obtient à Vêlât liquide concentré en sa-turant de l'acide valérianique par du carbonated'ammoniaque, et à Yétat solide (blanc et cris-tallisé en prismes) en faisant arriver du gaz am-moniaesec dansde l'acide valérianique sirupeux(monohydraté) (Laboureur et Fontaine) ; c'estle procédé adopté par le Codex ; ou en pla-çant sous une cloche un mélange de chauxcaustique et de sel ammoniac réduit en poudregrossière, au-dessus duquel on dispose unesoucoupe renfermant de l'acide valérianiquepur; au bout de quelques jours tout l'acide esttransformé en cristaux blancs de valérianated'ammoniaque que l'on introduit rapidementdans un flacon sec et bien bouché (E. Robi-quet).

Il est très-déliquescent, volatil et décompo-sable par la chaleur. Il est soluble dans l'eau,l'alcool et l'éther. Sa saveur est douce et lé-gèrement sucrée ; son odeur rappelle à lafois celles de l'acide valérianique et de l'am-moniaque. Antinévralgique. Dose : 5 à50 centig. en pilules ou en solution.

Le Valérianate d'ammoniaque liquide, dePierlot, se compose de : Eau distillée 95, acidevalérianique 3, sous-carbonate d'ammoniaque,Q. S. pour saturer, extrait alcoolique de valé-riane 2. Dose : 2 ou 3 cuillerées à café dansun peu d'eau sucrée ; 6 à 30 gouttes dans une