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SULFURE DE CALCIUM. — SULFURE DE CARBONE.
Sulfure de calcium.
Foie de soufre calcaire ; Hepar sulphuris cal-oarcum, Sulphnretum calcicum.
Svafvel calcium, su.
Soufre 100, chaux éteinte 300, eau 500.
Mêlez dans une terrine ; laites bouillir jus-qu'à ce qu'une portion de mélange versée surune surface froide se prenne en masse ; cou-lez sur un marbre, et quand le sulfure serafroid, enfermez-le dans un flacon bien bouché.(Codex.)
11 est gris et se dissout mal dans l'eau. An-tipsorique peu usité. Le docteur Malago enfait, sous l'influence de la chaleur, avec la chauxéteinte, une pâle qu'il emploie dans le trai-tement de la teigne.
Le Sulf'are de chaux liquide s'obtient avec:chaux vive l'i, soufre 35, eau 150; on éteintla chaux; on la délaye dans l'eau; on ajoutele soufre et l'on fait bouillir pendant 1 heureau moins, en remplaçant a mesure l'eau quis'évapore; on filtre. La liqueur marque 20".
11 peut être employé comme les autres sul-fure alcalins.
Pour le suif, sulfuré de calcium, V. p. 428.A la suif, ce de ce dernier, il se forme à lalongue de gros cristaux, ambiésou d'un jauned'or, d'oxysulfu •« de calcium.
Sulfure de carbone*.
Bisulfure de carbone; Acide sidfocarbouique;
Alcool de soufre, Liqueur de Larufiadivs,
Sulf.de de carbone, Carbide ou Carbure de
soufre; Sulfuretum carbonicum.
Les traités de chimie indiquent de faire pas-ser lentement du soufre à travers du charbonchauffé au rouge dans un tube de porcelainelégèrement incliné. Le produit est reçu dansun récipient entouré de glace. Aujourd'huil'industrie le produit en grande quantité et àtrès-bas prix, ce qui a permis de lui donnerune foule d'applications.
Le sulfure de carbone, découvert en 1796par Lampadius, souvent nommé Carbure desoufre ou Soufre carbure, bisulfure de carbone,acide sulfocarbonique, Sulfure de Sulfocarbo-nyle (Schwefelliohleitstoff ', al. , Bisulphuret ofcarbon, anc, Kolsva/ta, su.) pur, est liquide,transparent, incolore, neutre aux réactifs; den-sité 1,271 à -f 15 oc . Son odeur alliacée, péné-trante, fétide, rappelle celle de l'hydrogènesulfuré ou plutôt celle (mélange d'ail et deraifort) de l'hydrogènesélenié. On peut le con-geler dans le vide en l'additionnant d'elher,ou dans l'air en dirigeant à sa surface un cou-rant très-rapide d'air sec (Wartha). Il est ex-trêmement inflammable et brûle avec uneflamme bleue en donnant naissance aux acid°scarbonique et sulfureux: sa saveur est acre
et brûlante. Il se vaporise à l'air libre avecune telle rapidité qu'il détermine la conden-sation et la congélation de l'eau contenue dansl'air. Par son évaporation dans le vide, on peutobtenir un froid de — 60 oc , la tension de savapeur est considérable à la température ordi-naire, au point qu'il peut s'enflammer à dis-tance d'un corps allumé. 11 bout à 46 oc . Lemélange d'air ou d'oxygène avec sa vapeurpeut être détonant; de plus, il est vénéneux;on doit donc prendre de grandes précautionsdans la préparation, l'emmagasinage etl'emploi de ce liquide. M. Gérard a imaginé,pour le conserver, des récipients cylindriquesen zinc, d'un hectolitre de capacité. Chacunporte à sa partie inférieure une cavité cylin-drique dans laquelle s'engage le bout d'unlarge tube retenu par son rebord supérieurrabattu qui recouvre, comme un couvercle, lesbords de l'ajustage supérieur. Pour le remplir,on verse le sulfure de carbone dans le tubeplongeur après avoir ouvert un robinet d'airplacé sur le couvercle du récipient. On fermeensuite ce robinet et l'on verse dans le tube unpeu d'eau qui surnage le sulfure et en prévientl'évaporation ; l'orifice du tube est d'ailleursrecouvert d'un disque en pierre ou en zinc.
Il est soluble dans l'alcool, l'étber et lescorps gras, insoluble dans l'eau. D'aprèsCkiandy-Bey 1 litre d'eau dissout 0,002 à0,003 de sulfure de carbone. Il dissout l'iode,le soufre, le phosphore, les corps gras, lecamphre, les résines, la gutta-percha, le caout-chouc, avec une grande facilité. Sa dissolutionalcoolique s'altère facilement, mais si on faitintervenir de l'essence de ment lie, sa décom-position n'a pas lieu, et de plus son odeurfétide est dissimulée. 11 se colore en jaunesous l'influence des rayons solaires; exposé ausoleil dans des tubes scellés, il se décompose.au bout de quel ues mois, en sesquisulfurede carbone (Loeic).
De tous les agents employés comme dissol-vant des corps gras et résineux, des huilesfixes et volatiles, il n'en est pas dont l'actionsoit plus puissante que celle qu'exerce le sul-fure de carbone sur ces différents corps.Aussi, mettant à piofit les propriétés de cetagent, MM. Millon et Lepage l'ont-ils appliquéà l'extraction des huiles fixes et volatiles;M. Deïss, à celle de diverses matières grassesdes tissus animaux et végétaux qui les recèlent.En même temps que ces chimistes, nousarrivions au même résultat dans le laboratoirede la Pharmacie Centrale de France. Maispoussant plus loin nos essais sur les corpsorganiques, nous avons constaté qu'il dissoutavec une grande facilité les résines propre-ment dites, les oléo-résines, le principe actifdes cantharides, les principes aromatiques de,