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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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SULFANTIMONllRE DE SODIUM. SULFURES D'ARSENIC.

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de potasse donne plus de kermès que le car-bonate de soude (Terreil). On doit le réserverexclusivement pour la médecine vétérinaire.

Incomp. Acides et sels acides, crème de tar-tre, etc.

En traitant les eaux mères du kermès parun excès d'acide acétique à 3°(1,022 D.) ou parde l'acide clilorhydr'.que étendu, il se déposeune poudre d'un jaune rougeàtre qui, lavéeet séehée, constitue le Soufre doré d'antimoine,Dcuto-siilfure d'antimoine, Oxyde d'antimoinehydrosulfuré orangé, Sulfure d'antimoine sul-furé, Oxysulfure d'antimoine sulfuré hydraté,Sous ou Sur-hydrosulfate sulfuré d'antimoine;Oxydum auratum antimonii,Sulphur stibiatummirantiacum, Antimonii sulpliuretum aureum{Goldschivefel , al. Golden sulphuret of anti-mont/, ang. Doupati sernistaia surma, rus.).On l'obtiendrait avantageusement et plus beauen décomposant le sel de Schlippe parl'acide sulfurique au 10° ajouté goutte à goutteà son soluté. Excitant, altérant, diaphorétique,diurétique, tondant, émélique, laxatif.Dose, jusqu'à 1 grain. Il entre dans la poudrede Plummer. 11 est fort employé chez lesAllemands.

Sulfantimoniure de sodium.

Emétique ou Kermès des Allemands, Sulfured'antimoine et de sodium, Sel de Schlippe ;Sal Schlippianum, Natrum sulphurato-sti-biatum.

Sulfure d'antim. pur.. 40 Soufre sublimé....... 1 50

tarbon. de soude st j >'. Jlo Charbon végétal..... 30

Introduisez dans un creuset le mélange fine-ment pulvérisé et fondez-le ; coulez le produitde la réaction sur un carreau en faïence etépuisez-le par le moins d'eau possible. Laliqueur filtrée et au besoin concentrée fournitbientôt des tétraèdres incolores ou faiblementjaunâtres, d'une saveur piquante saline, lais-sant un arrière-goût bépatico-métallique. (Selde Schljppe SbS 6 , 3\aS, 18aq.)

Le sel de Schlippe est soluble dans3p. d'eau,mais insoluble dans l'alcool. En Allemagne, lespraticiens le substituent avec avantageai] ker-mès minéral. Si on redissout dans environ8 fois leur poids d'eau les cristaux de sel deSchlippe et qu'on ajoute peu à peu un légerpxcès d'aeide sulfurique étendu, on a un pré-cipité de sputïe doré qui est lavé et séché à50° au plus ; d'après M. Fréd. Wurtz, il esttoujours mélangé de soufre (V. Un. l'h., 1870).

Sulfures d'arsenic.

Deux sulfures d'arsenic font partie de lamatière médicale.

1° Sulfure rouge d'arsenic, Réahjar, bi-îvlfured'arsenic,Arsenic rouge, Rubis d'arsenic,

Sulfidc hypoarsénieux (Rother Arscnik, al. ; Redorpiment, aivg. Rahegh asseffar, ar.; Hiong-hoâng, Tsee-houang, cu.;Rejalgar, esp.; Nan-sil, HOL.; Realgar, Risigallo,n.; Zemek, tur.)*

Il est rouge orangé, insipide, inodore, fragile,insoluble dans l'eau, mais soluble dans lessolutions alcalines, fusible, volatil, vénéneux.

On le trouve en Bohême, etc. 11 n'est pasemployé en médecine. C'était la Sandarachades anciens, qui, suivant Pline, l'employaientdans la peinture et comme médicament. EnChine et au Japon, il forme des amas enStalactites considérables, les habitants en fontdes pagodes, des vases pour différents usages.On rapporte aussi qu'ils en font des coupesils laissent séjourner de l'eau avec du jus decitron ou de vinaigre qu'ils boivent ensuitepour se purger, ce qui a fait dire à Haûy queces peuples ont le privilège de boire leurgué-rison dans des coupes empoisonnées. Mais celase rapporte au sulfure naturel, et non à l'arti-ficiel, que l'on trouve plus souvent dans lecommerce, et avec lequel l'expérience seraitdangereuse à tenter (V. Sandaraque).

Les peintres le nomment Orpin rouge.

2 U Sulfure jaune d'arsenic, Orpiment,Orpin (une Joubarbe porte ce nom), Arsenicjaune, Per ou trisulfure d'arsenic, Sidfide ar-sénieux; Auripigmeutum (Goldgelb, al. Yellowarsenic, ang. Arsanikun, Zarnik, ar. Pi-choàng,Che-houang, en. Oropimente, esp. Hurtal, ind.Orpimento, it. Zimeik zird, per. Operment,su. Aridarum, tau.). Le sulfure jaune d'ar-senic nous vient de la Perse et du Japon ; ilest d'un jaune d'or (Or}rin doré), en massescomposées de lames demi-transparentes;comme le pécédent il est inodore, insipide,insoluble et volatil par la chaleur.

Le sulfure jaune est beaucoup plus répandudans le commerce, et comme il contient uneforte proportion d'acide arsénieux non combi-, il est beaucoup plus vénéneux; il est d'unjaune clair.

Le sulfure (jaune) d'arsenic officinal (sulfurejaune d'arsenic pur) s'obtient, d'après le Codex,en faisant passer jusqu'à refus un courant d'hy-drogène sulfuré bien lavé dans une solutionchaude d'acide arsénieux (100 gr.) dans acidechlorhydrique officinal (300) et eau disl. (900).

L'orpiment a été employé comme fébrifuge.II entre dans le rusma des Turcs et autrespâtes épilatoires.

Il est de la plus haute antiquité, le premierauteur qui en parle est Théophraste qui vivait350 ans avant J-C.

Les produits connus dans le commerce, sousles noms de realgar et d'orpiment artificiels,â'orpin de Saxe, de mbis d'arsenic, paraissentêtre des mélanges, en proportions variables,de bi, de tri, et de quintisulfure d'arsenic.

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