SULFURE DE CARBONE.
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thé et du café, celui de la vanille, qu'il donnedans »n très-grand état de concentration etde pureté, du castoréum, du musc qui lui cè-dent en outre une forte partie de leur matièregrasse et résineuse (X.IItiilesrolat. et Alcoolats).
Le sulfure de carbone, tel qu'il existe dansle commerce, a besoin d'être débarrassé d'unematière grasse et d'une petite quantité d'acidesulfureux qu'il contient. Pour cela nous l'agi-tons pendant 10 minutes avec 10 0/0 d'acidesulfurique à 66°, jusqu'à ce qu'il cesse de. secolorer par une nouvelle addition d'acide.Nous décantons le sulfure qui surnage etnous le battons avec de l'eau alcaline jusqu'àce que celfe-ci ne colore plus le papier detournesol. Après décantation et un repos dequelques heures, nous enlevons avec un pa-pier Joseph toute l'eau qui surnage et noussoumettons le sulfure de carbone à la dis-tillation dans un alambic ordinaire chaufféà la vapeur. Nous obtenons par ce moyen unsulfure d'une très-grande pureté, ne laissantni résidu, ni odeur après son évaporation. Onle purifie aussi soit en le lavant à plusieurs re-prises à l'eau disiillée, puis le distillant sur dela chaux vive, après 2& heures de contact, etle recevant dans un flacon contenant une gran-de quant, de cuivre réduit (Millon) ou de la tour-nure de cuivre (Yeon) ; soit en le distillant aprèsl'avoir mis en contact pendant 24 h. et agitéde temps en temps avec 1/2 °/ 0 de son poidsde sublimé corrosif pulvérisé et additionné de0,02 de son poids d'un corps gras inodore(Cloèz) (Un. Ph. 1870). Le sulfure ainsi pu-rifié possède une odeur éthérée bien différentede l'odeur infecte du produit brut. On peutaussi le laver à plusieurs reprises avec de l'eaudistillée et le distiller ensuite avec le 1/100 deson poids d'huile d'amandes douces (Lefort)(V. Un. Ph. 1870); ou, avant de le rectifier,l'agiter avec du mercure jusqu'à ce que cedernier ne soit plus noirci ou terni (Sidot).
Son action dissolvante sur le soufre, lephosphore, l'iode, le brome, nous a porté àpenser que nous pourrions obtenir ces diffé-rents corps cristallisés isolément ou en combi-naisons. En effet, nous avons obtenu uniodure de soufre parfaitement cristallisé enbelles aiguilles.
M. Lepage, de Gisors, a, le premier, indiquéle sulfure de carbone pour l'extraction del'huile de cr iton, de l'huile de laurier, dubeurre de muscades • t du beurre de caaco.
En raison des propriétés spéciales que pos-sède le sulfure de carbone bien purifié, nouspensons qu'on pourrait l'employer avec succèsà l'extraction des alcalis organiques pour éli-miner les corps gras, résineux, la chlorophylle,qui souvent s'opposent à la séparation com-plète des alcaloïdes. Les essais que nous avons
faits nous permettent même de ne plus douterdes services qu'il est appelé à rendre.
La racine de fougère, les bourgeons de peu-plier et de sapin nous ont donné, la premièreune huile odorante; les derniers, un extrait ré-sineux possédant au plus haut degré l'odeurforte et aromatique qui caractérise ces sub-stances. Aussi, proposerons-nous l'emploi del'extrait de bourgeons de peuplier dans lapréparation de l'onguent de ce nom (V. Eer.ph. 1856-57).
Le sulfure de carbone se combine avec lesmonosulfures métalliques en donnant lieu àde véritables sels (Sitlfoscls ) auxquels Ber-zélius a donné le nom de Sulfocai'boiwtes.
Les sulfoearbonates alcalins, et en particu-lier le sulfocarbanate de potasse (que l'on ob-tient en agitant 1 équiv. de sulfure de potas-sium en solution aqueuse avec 1 équiv. desulfure do carbone), paraissent avoir donné desrésultats sérieux pour la destruction du phyllo-xéra va st al rie, insecte parasite qui est devenule Beau de nos vignobles, et contre lequel on aaussi essajé, avec succès, le sulfure de carbonelui-même, à la dose, par cep de vigne, de 30-à 60 gr., suivant la nature du terrain. (\ .Bail. Un. ph. 187.;).
Le sulfure de carbone à l'état de dissolutiond uis l'eau et à l'état pur est un antiseptiquedes plus énergiques (Ckiandy-Bey). M. Dujar-din-Deaumetz a nommé eau sulfo-carbonée leliquide obtenu par agitation du sulfure deearbone avec de l'eau, laissant reposer et dé-cantant. Calmant et antiputride. S à 15 cuil-lerées par jour.
Les médecins allemands emploient le sul-fure de carbone à l'extérieur contre les rhu-matismes, les tumeurs arthritiques, la gale; àl'intérieur comme incisif et emménagogue(Mcmnsfeld, Wutçer, de Bonn) à la dose de2 gouttes dans une tasse de gruau sucré, ouen solution alcoolique (sulfure h, alcool rec-tifié 15) à la dose de h à 6 gouttes, toutes lesdeux heures, dans de l'eau sucrée. Le meilleurvéhicule pour son administration interne se-rait le lait avec lequel il se mélange très-bien. On l'emploie également comme révulsif.On en a fait usage en liniment à la dose de8 gr. dans 15 gr. d'huile d'amandes douces,pour frictionner les parties prises de goutte oude rhumatisme. Krimmer l'a employé dans letraitement des tumeurs blanches; furnbull aappliqué ses vapeurs mélangées avec celles del'iode, en douebes locales dans le traitementde certaines affections des yeux et des oreilles.On l'a conseillé encore en frictions, matin etsoir, contre les gonflements érysipélateux pro-duits par les engelures, mélangé d'après laformule suivante : sulfure de carbone, 8;camphre, 0,30 ; alcoolat de Fioravanti, 30 ;