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SULFURE D'ANTIMOINE HYDRATÉ.
humide; Poudre des Chartreux, Oxyde d'an-timoine brun, Soufre antimoine tartarisè,Oxydo-sulfure d'antimoine hydraté, Sulfured'antimoine précipité ou brun, Sulfhydrated'antimoine, Hydrosulfate ou Sousdiydrosid-fate d'antimoine ; Oxydum stibii sulphu-ratum rubrum , Sutphur stibiatum rubrum,Panacea universahs, Alkermes ainïfuumminérale, Ilydrosulfas stibicvs (Chermcs,
AR., IT.)
Depuis Glauber, qui l'a découvert, une foule<le procédés ont été mis au jour pour la prépa-ration du kermès. Voici le procédé adopté parîe Codex; c'est celui de Cluzel :
Carbonate de soude crist. 1280 Eau........... 12800
Faites dissoudre à chaud dans une bassinede fonte; poussez à l'ébuilition et ajoutez :
Sulfure d'antimoine pur et en poudre fine. 60
Soutenez l'ébuilition pendant une heure :fillrez la liqueur bouillante dans des terrinesen grès chauffées et contenant un peu d'eautrès-chaude ; laissez refroidir lentement, re-cueillez ensuite sur une toile serrée la poudrerouge qui se sera déposée : lavez-la sur lefiltre même avec de l'eau froide, faites sécherà l'éluve ; passez au tamis de soie et conservezJa poudre à l'abri de l'air et de la lumièreCodex).
Suivant M. Menu, pour obtenir un kermèstoujours identique, il faudrait réduire, dans leprocédé du Codex, à 15 minutes la durée del'ébuilition, séparer le kermès qui se déposeau-dessus de 32 ou 35°, laisser le refroidisse-mont se faire librement et l'cau-mère aban-donner les produits secondaires pendant 2jours avant de la faire servir à une nouvelleopération. Si l'on opère sur de petites quantités,il faut filtrer au papier blanc double (V. L'n.Ph.1868).
Le procédé de M. Thierry donne un pro-duit abondant et de bonne qualité, quoiquecependant moins beau que celui obtenu parSe procédé de Cluzel. Voici la manière d'opérer:
Sulfure d'antim.. 3 p. Carb. de soude desséché. 1 p.
On introduit le tout dans un creuset deilesse, on chauffe graduellement au milieu«l'un fourneau à réverbère que l'on garnit suc-cessivement de son laboratoire, puis de sondôme, de manière à amener la matière en fu-sion parfaite ; on la coule sur une plaque detôle et on la pulvérise après refroidissement.On projette par portion la totalité de la pou-dre dans 60 à 70 p. d'eau chargée d'unedemi-partie de carbonate de soude cristallisélorsqu'elle est en pleine ébullition ; on conti-nue celle-ci pendant deux heures en ayantsoin de remplacer l'eau qui s'évapore, onretire la bassine du feu, on abandonne aurepos, on décante la liqueur presque bouil-
lante dans des terrines échauffées, et on laisserefroidir. Du soir au lendemain le kermèss'est déposé ; on le lave et on le fait sécher.En traitant à l'ébuilition le premier résidu pardu carbonate de soude, on obtient de nouveaukermès.
Le procédé suivant de Liebig passe pourtrès-avantageux : Dissolvez 6 p. de sulfured'antimoine porphyrisé dans un soluté de 6 p.de potasse caustique et 180 p. d'eau ou dans2/t p. de lessive caustique pesant 1,25, étenduede 168 p. d'eau; faites bouillir 1 heure, filtrezet précipitez avec de l'acide sullurique dilué.Partagez la bouillie également en trois vases;lavez 2 ou 3 fois avec de l'eau, décantez oufiltrez chaque portion, laissez-la égout 1er. D'unautre côté dissolvez 6 p. de carbonate desoude desséché, ou son équivalent de cristauxdans 1P2 d'eau ; faites bouillir ce soluté filtréen y projetant peu à peu une des portions duprécipité antimonial. Lorsque la dissolutionest complète on verse la liqueur dans un vasepréalablement chauffé pour la laisser refroidirle plus lentement possible. Par refroidissement,le kermès se dépose. L'eau mère qui surnageest de nouveau portée à l'ébuilition, on yajoute la 2 e portion du précipité antimonial,opérant, pour cette 2 e et la 3 e portion, commepour la première, sans autre addition.
On lave le kermès à l'eau bouillie, maisfroide, on fait égoutter sur une toile, on sèchepromptementà une température de 20 à 25 oc ,et on enferme le produit. Les proportions ci-dessus donnent 3 p. de kermès pur.
Le kermès est insipide, inodore, insoluble,d'un rouge brun, comme velouté; il s'altèrefacilement par l'air, la lumière, les acides, etc.Le kermès est un médicament héroïque em-ployé comme stimulant, émétique, diaphoré-tique, altérant, béchique, expectorant, à ladose de 5 à 20 centig. 11 est vomitif à hautedose ; à plus haute dose encore (jusqu à 2 gr.),il a été employé avec succès d'après la mé-thode rasorienne, c'est-à-dire comme contro-stimulant dans la pneumonie aiguë. On lefait souvent entrer dans des loochs, des po-tions, dans lesquels on le tient en suspensionà l'aide de la gomme. On fait des pastilles dekermès*.
On obtient une sorte de kermès, dit Kermèspar la voie sèche ou eaballin, qui ne sert quepour la médecine vétérinaire, en faisant fondredans un creuset un mélange de sulfure d'anti-moine 500, carbonate de potasse 1000, soufre30, coulant la matière fondue dans un mortierde fer, l'y pulvérisant, la faisant bouillir ensuitedans de l'eau, et opérant du reste comme pourle kermès par la voie humide, dont la prépa-ration ne peut se faire qu'avec le carbonate desoude; tandisque,par voie sèche, le carbonate