Druckschrift 
L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
Entstehung
Seite
948
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

948

SUCRE.

sions qui les suivent souvent; l'huile volatilede succin, dans la coqueluche et la toux ner-veuse (Danet).

Le Succiuate d'ammoniaque impur, Liqueurou .Esprit de corne de cerf succiné, que l'onemploie dans les mêmes cas, s'obtient en satu-rant l'esprit volatil de corne de cerf par l'acidesuccinique médicinal. Il se sépare de l'huileempyreumatique, dont on se débarrasse parfiltration. (Soub.) En faisant évaporer, on ob-tient le Succinate d'ammoniaque huileux. (Bat. )

SUCRE.

Zucker, al.; Sugar, ang.; Suklîar, ah.; Kan-ché, ch.;Zukker, dan.; Schukkir, duk., per.; Azûcar, esp.; Sui-ker, hol.; Chenee, Schakar. ind.; Zucchero. it.; Gula,mal.; Assucar, por.; Cukier, pol. ; Sachar, hus.;Sarkara, san.; Sackcr, su.; Velluin, Sakkara, tam.;Cheker, tir.

Substance neutre, presque aussi répanduedans les végétaux que l'amidon et la gommeses congénères. On en distingue plusieurssortes : Sucre cristaUisaLle, Sucre incristalli-sable ou interverti, chylariose, carpomel, sucrede fruits (sucre des fruits acides), Sucre deraisin (partie molle des miels, mélasse), Swcrede fécule ou d'amidon, Sucre de chiffons, Gly-cose ou Glucose (produit de la réaction de l'ac.sulfurique sur l'amidon), Sucre de diabète (pro-duction morbide de l'économie animale), etc.Nous ne nous occuperons que du premier.

Le sucre crislallisable, dit aussi Sucre pris-matique, Sucre de canne ou Se! indien, Sucrede betterave, Saccharose, existe dans presquetous les végétaux, et en abondance dans ungrand nombre de racines charnues, aussi dansla sève de plusieurs arbres dont on pourrait leretirer au besoin ; au Canada, on le relire del'érable, Acer saccharinus; à Ceylan, du Coccosnucifera, du Borassus flabelliformis et du Ca-ryota urens ; à Java, du palmier d'aren, ArengaSaccharifera; en Italie, du Sorgho à sucre, ditcanne àsucre de la Chine (Kin-tsào-ché, en. ) ; Sor-ghum saccharatum, holcus saccharatus (houquesaccharine, millet de la Cafrerie, gros mil) (1) ;mais c'est de la betterave (2) et de la cannesaccharifère qu'on retire l'énorme quantité de

(1) Le Sirop de Sorgho, c'est-à-dire le sucre de sorgho,non assez rapproché pour cristalliser, étant à fort boncompte et d'un goût agréable, pourrait être employé à laplace du sirop de sucre ordinaire dans beaucoup de cas.Le sorgho, qui présente un grand intérêt au point de -vuescientifique et industriel et dont la médecine tirera peut-être un jour parti, est cultivé sur une grande échelle, enChine; on en a tenté avec succès la culture dans le midide la Fiance. Le sorgho contient au moins 15 o/ 0 desucre crisialIisable(LEPLAï). (Voyez J. I'h., 1858 et 1889).

(1) D'après M. Barrai, 1000 kilog. de betteraves, con-tenant ii/100 de sucre, c'est-à-dire 50 kil., donnent 31 li-tres d'aicool du commerce.

Suivant un chimiste allemand, 2000 de glucose donnent1000 d'alcool.

sucre livrée à la consommation européenne.

Dans les colonies, l'extraction du sucre decanne se fait de la manière suivante : on sou-met la canne à l'expression dans des moulinsà cylindres horizontaux. Le suc qui en pro-vient prend le nom de Vésou et le résidu celuide Bugasse. On soumet promptement le vésouà l'opération de la défécation par la chaux, età l'élimination de l'excès de celle-ci par l'ac.carbonique ou par les phosphates sohibles(phosphate d'ammoniaque). On sépare le dé-pôt et l'on filtre sur le noir animal pour déco-lorer le sirop et en séparer une grande partiedes sels solubles; on concentre convenable-ment pour amener le sirop à cristalliser; lamasse cristalline est ensuite versée dans des ton-neaux munis intérieurement de robinel s destinésà laisser écouler la mélasse, après refroidisse-ment. La partie cristalline plus ou moins jau-nâtre est le Sucre brut (Cassonnade ou Mos-couade). Depuis un certain nombre d'années,on sépare les cristaux delà mélasse à l'aide deturbines (V. p. 12G), on a ainsi des sucres plusépurés. L'extraction du sucre de betterave re-vient en somme à ce proeédé.

Le raffinage du sucre, qui a pour but d'éli-miner du sucre brut les matières étrangères,consiste à faire dissoudre le sucre brut dansQ. S. d'eau pour obtenir un sirop, à clarifierpar le sang de bœuf défibriné et le noir fin,ou mieux, au moyen d'agents chimiques (phos-phate d'ammoniaque tribasique et baryte; su-crate d'hydrocarbonate de chaux) qui produi-sent une épuration a la fois mécanique et chi-mique, à décolorer par le charbon animal engrains, à concentrer dans le vide et à verser lamasse cuite en grains, dans des formes (cônesenversés), où l'on opère la séparation des siropsd'égout et du sucre incristallisable au moyende 3 ou U clairçages; l'égouttage forcé, par uneaspiration mécanique du sirop, à l'aide d'unappareil spécial dit sucette, et l'étuvage, donnentenfin des pains de sucre, blancs et secs, telsqu'ils sont livrés au commerce.

La mélasse (Molasses, Treac/e, a.xg.; 3Ielote,esp.), résidu de l'extraction et du raffinage,nommée aussi Pyromel; Syrupus empyreuma-ticus, Fœx sacchari, à la densité de 1,4 con-tient 75 0/0 de matière solide.

On s'est beaucoup occupe dans les sucreries debetteraves de trouver un procédé qui permît deretirer des mélasses une grande partie du sucre,cristallisable qu'elles renferment. L'emploi d'unmélange de chaux et d'alun (Arçhibald), celuidu bisulfite de chaux (Melsens), etc.. etc., sontautant de procédés qui arrivent plus ou moinscomplètement à ce résultat en môme tempsqu'ils donnent de suite du sucre blanc (V.fie», ph., 1850-51). Mais, dans ces dernièresannées, on a surtout employé deux procédés