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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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SUCCIN.

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qu'au bas du goulot des bouteilles qu'on asoin de choisir fortes et même, autant quepossible, ayant déjà servi à cet usage ; on lesbouche fortement avec de bons bouchons quel'on maintient à l'aide d'un fil de fer ou d'uneficelle en croix, on entoure les bouteilles defoin ou de paille, on les place debout ou cou-chées dans une bassine à fond plat, on versede l'eau dessus, enfin on chauffe pour amenerpeu à peu l'eau à l'ébullition qu'on prolongependant 12 à 15 minutes au plus : quand l'eauest refroidie, on retire les bouteilles, on lesgoudronne. On écrit le nom du suc sur le verremême avec de l'encre blanche, et on descendles bouteilles à la cave, où on les couche.

On reproche à ce procédé d'occasionner lacasse quelquefois d'un assez grand nombre debouteilles ; c'est pour cela qu'on a proposé defaire chauffer le suc dans une bassine et del'embouteiller bouillant , ou mieux encored'opérer comme dans le premier procédé,mais en laissant les bouteilles débouchées ,les remplissant et les bouchant aussitôt l'ébul-lition cessée.

Mais on se met facilement à l'abri de l'incon-vénient de la casse en se servant, ainsi quenous l'avons déjà conseillé, de bouteilles engrès. Elles résistent parfaitement à l'ébullition.

M. Fayard a indiqué de remplir les bouteil-les jusqu'au haut du col et d'appliquer surl'ouverture une lame de caoutchouc ramolliepar l'eau bouillante, et que l'on serre fortementautour du goulot avec une ficelle.

On a indiqué aussi, dans le même but,l'emploi d'une armoire en tôle chauffée à lavapeur.

SUCCIN*.Ambre jaune, Karabé; Electron, Succinum.

Agtsteln, Bernstein, al.; Jcllow, Amber, AND.; Jiernul-bebr, K.abraban, ar.; Beenstern, dan.; Karuba, duk.,per.; Sueino, esp.; Barnsteen, hol.; Kepui-, ind.; Am-bra gialla, Succino, ir.; Barszlyn, pol.; Alambre, por.;Jantar, nus.; Benisten, BV.j Aaibier, tam., tel.; Keh-ribar, tur.

Résine fossile qu'on trouve principalementsur les rivages de la Baltique (Côtes de Mémel,de Kœnigsberg et de Dantzick), sur lesquels ilest déposé par les flots (V. On. l'h. 18G9; J.pli. 1873; Bull, de fUn. ph. 1874); on en atrouvé, en France, dans les terrains à lignilesde la Picardie; il est solide, d'un jaune plusou moins foncé, en morceaux de grosseurvariable, mais généralement petits, transluci-des, durs, à cassure conchoïde, acquérant del'odeur et de l'électricité par le frottement oula chaleur. D. : 1005 environ. Inflammable,insoluble dans l'eau, fusible à 2S5°. Il ren-ferme souvent des restes organisés (fleurs, in-sectes) ; en humectant avec une solution depotasse caustique les surfaces de deux morceaux

de succin et les pressant à chaud l'une contrel'autre, elles se soudent avec facilité.

Berzélius considère le succin comme un mé-lange ou plutôt une combinaison d'huile vola-tile tout à fait semblable à celle des térében-thines, d\icide succinique, de principes résineuxsemblables aussi à ceux qui constituent la ré-sine des pins, et d'une matière bitumineuseparticulière qui en forme la majeure partie;celle-ci communique à toute la masse uneinsolubilité à peu près complèle dans l'alcool,l'éther, les huiles fixes et volatiles, l'ac. acé-tique, l'ac. azotique^ les alcalis étendus, le sul-fure de carbone, la benzine. L'acide sulfuriquele noircit et le dissout en partie. Si on distillele succin de manière à lui faire perdre 25 °/ 0ou si on le chauffe en vase clos à 350 ou /|50°et sous une forte pression, il devient soluble àfroid ou à chaud ainsi que les copals, dans cesliquides et autres hydrocarbures (Violette. — Un.ph. 1806, p. 264). Traité par l'acide azotique,ou bien chauffe dans une cornue avec un solutconcentré de potasse caustique, le succin donnedu camphre qui passe dans le récipient.

On pense que c'est une résine modifiée parsuite de son séjour dans le sein de la terre.Guibourt rapproche le succin de substancesanalogues fournies par quelq. hymenœa ou parle Pinus Dammara et la résine Cowdie. M. E.Baudrimont y a trouvé du soufre dans la pro-portion maximum de 0°/ o , 48 (succin transpa-rent) qu'il pense être en combinaison avec lamatière organique ; le succin opaque et blancen contient moitié moins.

En médecine, on l'emploie comme excitantet antispasmodique, sous forme de fumigation;on en prépare une teinture*, on en fait aussides colliers pour les enfants. On leur attribuedes propriétés anodines. On sait ses nombreuxemplois dans l'industrie.

Lorsqu'on soumet le succin à la distillationsèche dans une cornue, on obtient trois produitsdifférents : 1° Acide succinique impur ou Selvolatil de succin, qui s'attache à la partie su-périeure de la cornue ; 2" un liquide aqueuxcontenant de l'acide acétique, de l'acide succi-nique et de l'huile pyrogénée : c'est V Espritvolatil de succin ; 3° sur ce produit aqueuxsurnage un liquide huileux, mélange de diffé-rentes huiles pyrogénées, c'est l'Huile volatile<lc succin; on la rectifie par distillation. Cesdifférents produits d'odeur empyreumatique,étaient autrefois fort employés comme anti-spasmodiques. Le succin opaque et blanc con-tient, d'après M. Recluz, plus d'acide succi-nique que l'ambre jaune transparent.

Le succin et l'acide succinique paraissentoffrir de l'efficacité dans les coliques de la pre-mière denlition; l'esprit volatil de succin et lesuccinate d'ammoniaque, dans les convui-