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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MIL'BARBES.

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2° Rhubarbe de France, Rhapontic (Pon-tischer rhabarber, al., Vontic rhubarb, asg.,Rapontico, esp., it., por.). Elle est fourmepar le Rheuni rhœpontieum, que l'on cultiveaujourd'hui dans plusieurs localités de laFrance, ainsi que d'autres espèces de rlieum(B. undidatum, compactam, Emodi).

Cette rhubarbe, ainsi que celles dites d'Eu-rope, d'Allemagne, de Hongrie, etc., est enmorceaux gros comme le poignet ou plus, engénéral plus longs que larges. La coupe trans-versale montre sur un fond blanc de nom-breuses stries rayonnantes, rougcâtres ou jau-nâtres, se dirigeant du centre vers la circon-férence ; elles croquent peu sous la dent,teignent peu la salive ; leur odeur est moinsprononcée et leur poudre est rougeâtre.

La Rhubarbe des moines ou fausse rhubarbeest la racine du Rumcx alpinus.

La rhubarbe est sujette à être piquée desvers. (Sinodendrum pusiHum, Kirb.)

Le suc des racines fraîches de rhubarbe estamer et légèrement acide, acidité qu'il doit àdu bimalate de potasse, lequel lui-mêmeexiste en bien plus forte pp. dans les tiges etsurtout le pétiole des feuilles.

En 1807 Schrader prépara un amer ou jaunede rhubarbe auquel ii attribua les propriétésmédicinales de la racine. Depuis cette époqueplusieurs substances de même ordre ont étéobtenues et décrites sous des noms divers,telles sont : la Caphopierite de Henry, la Rha-barbarine deCaventou, hRlwumine, la Rlièine,la Rhubarbarine , Yacide rhabarbarique deBrandes, Vacide rhèique, la Rhuponiii-ine, laLapatkme, la Rwmtetne.

D'après MM. Schlossberger et Doepping, lessubstances ci-dessus sont des produits com-plexes ayant pour base l'acide chrysophaniquetrouvé par MM. Rochleder et Heldl dans leParmelia parietina et qui existe égalementdans l'Araroba ou poudre de Goa. On l'obtienten agitant la rhubarbe en poudre avec del'éther. Par évaporation spontanée, il se pro-duit des cristaux d'acide chrysophanique. C'estun produit jaune, trôs-amer, fusible, partielle-ment volatil, à peine soluble dans l'eau danslaquelle il se dissout cependant à l'aide desautres principes de la rhubarbe, mais solubledans l'alcool et l'élher. Les alcalis le dissol-vent en formant un soluté rouge d' lesacides les précipitent. Par ce que nous venonsde dire, il est facile de prévoir l'action desréactifs sur l'infusé de la rhubarbe elle-même.MM. Warren de La Rue et Hugo Mûller onttrouvé, depuis, dans la rhubarbe, YEmodine,qui cristallise en prismes oranges ayant jus-qu'à 5 cent, de longueur. Les derniers travauxsur ce sujet sont dus à Kubly qui a retiré dela rhubarbe : l'acide rhéotannique , l'an'de

rheumi/jue, Yacide chrysophanique, de la phèo-rétine.

Rheum vient de Rha, nom que portait au-trefois le Volga, d' l'on a fait Rhabarbarum(Rha des barbares), parce qu'une sorte de ra-pontic, connu des anciens, croissait sur lesbords de ce fleuve, dont les riverains étaientconsidérés comme barbares. Cependant ilviendrait, selon Pline, de fs'w, je coule ; del'effet purgatif de la rhubarbe.

La rhubarbe a une importance médicaleréelle. C'est un des meilleurs laxatifs pour lesenfants. Tonique à la dose de 30 à 60 centig.,et purgative à celle de l\ gram. et plus.

Form. pharm. et doses. Elle revêt toutes lesformes pharmaceutiques, dont les principalessont la poudre*, que l'on divise d'avance, dansles pharmacies, en prises de 3 à 6 décig. Lesmédecins font prendre ordinairement ces pa-quets au moment du repas, entre deux sou-pes, comme excitant et stomachique; puisl'extrait*, 0,1 à 0,5; la teinture*, 5,0 à 20,0;le sirop simple* et surtout le composé*, 10 à50,0. Elle entre dans la potion purgative duCodex. On l'associe au calomel, à la magné-sie, à l'aloès, etc. Elle absorbe et retient l'iode;on obtiendrait facilement un extrait, un siropou un vin de rhubarbe iodée (\. Un. ph. 1875).Une bonne méthode d'administration de larhu-barbe, et suivie par les médecins italiens, estla mastication directe de cette substance.

Assez souvent les médecins prescrivent desfragments de rhubarbe contenus dans un noueten macération dans l'eau (pp. 10 : 1000). Larhubarbe doit être traitée par macération ou in-fusion, la décoction faisant entrer dans lesliqueurs une grande quantité d'amidon qui lesrend troubles.

Par suite de son usage, le sérum du sangdevient jaune; l'urine, rouge: et la sueur, jau-nâtre. La coloration en rouge de l'urine estquelquefois prise pour hémorrhagique ; maison s'assurera facilement du fait par la chaleurqui coagulerait le sang et détruirait la couleurrouge, s'il existait de celui-ci dans les urines,tandis qu'elle n'affecterait aucunement la teinteoccasionnée par la rhubarbe.

La i hubarbe, par torréfaction, perd sa pro-priété purgative et acquiert une vertu toniqueplus grande.

Incomp. : acides concentrés, eau de chaux,émétique, infusés astringents, sublimé, sulfatesde fer et de zinc. (V. Essai des médie.)

Garot a fait, il y a 25 ans, un travail quidonne un grand intérêt a la rhubarbe en de-hors de ses applications thérapeutiques ; il estintitulé : De la Matière colorante rouge des Rhu-barbes exotiques et indigènes, et de son appli-cation (comme matière colorante) aux arts età la pharmacie. En effet, il ne s'agit de rien

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