REN'OUÉE. — RÉSINES.
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Le nom de renoncule vient (de Ram, gre-nouille) de ce que la plupart des espèces vien-nent dans les prairies humides.
Les Adonides, dont nous dirons un mot ici,sont des herbes très-voisines des renoncules.Elles sont caustiques et fort dangereuses.L'Adonis capensis , xesicatoria, L. tient lieude cantharides au cap de Bonne-Espérance.Il en est de même en Afrique de l'A. gracilis,P. Les A. œstivalis, autumnalis, L. et ano-mala, "Wal., qui croissent dans nos champs,ont aussi une action vésicante très-marquée.
L' Adonis vernalis, a grandes fleurs jaunes, aune action analogue à celle de la digitale sansdonner lieu aux effets de l'accumulation. Ellecontient un glucoside, V Adonidine (Cerrello),dont l'action paraît identique à celle de la digi-taline. On l'obtient de la manière suivante : leliquide alcoolique provenant de la macérationde la plante est précipité avec l'acétate basiquede plomb, filtré, condensé, puis avec du tanninet quelques gouttes d'ammoniaque on séparel'adonidine. Le tannate d'adonidine est décom-posé à l'aide de l'oxyde de zinc et de l'alcoolet on obtient l'adonidine impure que l'on pu-rifie par plusieurs cristallisations dans l'étheralcoolisé. L'adonidine est incolore, inodore,très-amère; soluble dans l'alcool, légèrementsoluble dans l'eau et dans l'éther et entière-ment énergique. Dose : 5 à 15 mill. par jouren pilules.
RENOUÉE.
Trame, Herbe des' Saints-Innocents ou A centnœuds, Avicnlaire, Centinode, Traînasse,Camgiole ; Pohjgonum avicidure. (Poly-gonées.)
Yogelknœterich, al.; Knotgrass, ang.; Varkensgras, hol.;Centinodia, Centimorbia, IT.
Petite plante rampante qui tapisse les pro-menades abandonnées et les lieux incultes. Onl'employait jadis comme astringente. Elledonne 27 0/0 d'un extrait astringent, conte-nant une forte proportion de tannin. (Paret).
RÉSINES.
Harz, al.; Kosins, Resins, anc; Résina, esp., it.;Ilarsen, hol.; Sakiz, tur.
Les résines sont des produits végétaux, or-dinairement amorphes ; rarement cristallisés,solides, fusibles par la chaleur, ce qui les dis-tingue des gommes, mais ne devenant jamaisparfaitement fluides, ce qui les différencie descorps gras ; inflammables, insolubles dans l'eau,solubles dans l'alcool, le chloroforme, l'éther,les corps gras et les bitumes ; de couleur va-riée ; cependant elles sont généralement jaunes,cassantes, plus pesantes que l'eau (1,125). Ellesparaissent être le résultat de l'oxydation deshuiles volatiles.
On trouve également des résines dans lerègne minéral (résines fossiles). Celles-là doi-vent probablement leur origine à des végétauxantédiluviens. (Voy. Bitumes et Suecin.) L'hy-gate, résine minérale, paraît être un suecin. Iln'existe pas de résines proprement dites dansle règne animal. Le Coccus lacca cependantproduit ou du moins provoque la formation dela résine laque.
Les résines doivent leur couleur à des ma-tières étrangères et leur odeur à l'huile vola-tile ; car on a des exemples qui permettent decroire que les résines pures seraient blancheset inodores.
Bonastre a donné le nom de sous-résiyies auxmatières qui se déposent sous forme cristallinedes solutés résineux alcooliques.
Beaucoup de résines possèdent des proprié-tés arides faibles parfois suffisantes cependantpour leur permettre de décomposer les carbo-nates alcalins et former ce qu'on a impro-prement nommé Résinâtes ou Savons de résine.Ces corps moussent dans l'eau, mais se dis-tinguent des savons véritables en ce qu'ils nesont pas précipités de leur dissolution par lesel marin.
Les résines sont fournies parun grand nom-bre de végétaux des pays cliauds. Les famillesoù ces produits sont le plus répandus sontcelles des conifères, des térébinthacées, et enseconde ligne, celles des légumineuses, desru-tacéees, des urticées, des sapotacées, etc.
Quelques-unes exsudent spontanément, maisle plus grand nombre est obtenu par des inci-sions pratiquées à l'écorce des arbres résini-fères. Elles en découlent sous' forme de téré-benthines claires en dissolution dans unehuile essentielle, caractère qui les distinguedes gommes résines, avec lesquelles on lesconfond souvent, et qui sont laiteuses au mo-ment de leur exsudation. Par le contact del'air, le suc résineux se concrète. Ceux de cessucs qui restent à l'état de demi-fluidité, con-stituent les Térébenthines. Ceux qui se solidi-fient, mais contiennent un acide de la sériearomatique (acides benzoïque ou cinnamique),sont appelés Baumes naturels. (Voy. ces deuxmots.)
Quelques résines sont obtenues dans le la-boratoire du pharmacien. Après avoir épuiséles substances par de l'alcool à 86 c, on distilleaux trois quarts; on mêle au résidu un volumeégal d'eau distillée, on recueille le dépôt rési-neux qui se formé, on le lave dans l'eauchaude, on le met dans des assiettes que l'onplace à l'étuve jusqu'à ce que la résine soitcassante. Par un procédé dû à Planche, avantde traiter les substances par l'alcool, on lesdébarrasse de leurs matières extractives à l'aidede l'eau.