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RENONCULES.
que l'opération n'est pas indiquée ou qu'elleoffre des dangers.
Son remède, connu sous le nom d'acidecomposé de Reitz, est préparé de la manièresuivante :
Acide nitrique..... 125,0— chlorhydriq.. 8,0
Elher sulfurique___ 8,0
Borate de soude..... 8,0
On met ces substances dans un flacon de lacapacité de 5 à 700,0 que l'on ne bouchequ'imparfaitement, et on abandonne le tout alui-même pendant quelques heures. Il se dé-gage des vapeurs. Quand le mélange a prisune teinte grisâtre, on le verse dans de petitsflacons.
On l'emploie à l'intérieur, à l'extérieur eten injections. Pour l'usage interne, on étend1 partie de ce mélange dans 2 d'éther sulfu-rique alcoolisé, et on en administre 10 gouttesdans Q. S. d'eau sucrée.
Pour l'usage externe, on en mélange 4,0avec 60,0 d'une huile grasse douce, et on enforme un Uniment par agitation.
Pour injections, on en étend 2,0 dans 500,0d'eau distillée.
Remède c. la transpiration des pieds.
Acide salicyliqueAlun calciné....
,50 Amidon pulvérisé..... 15
Talc pulvérisé........ 80
Rem. c. la teigne faveuse (Petit).
C'est une imitation de celui des frèresMahon. 11 donne, dit-on, de très-beaux résul-tats entre les mains du praticien que nousvenons de citer.
« Lorsqu'un teigneux se présente, je faiscouper les cheveux à 5 millim. de la peau. Jefais tomber toutes les croûtes par des applica-tions de cataplasmes de farine de graine delin ; je nettoie le cuir chevelu par des lotionsavec l'eau de savon ou de lessive légère. Celafait, vers le sixième jour, je fais commencerles frictions avec la pommade suivante, surtoutes les parties malades :
Soude du commerce. 0,60 Axonge........... 120,0
Chaux éteinte ....... 4,0
On renouvelle une fois chaque jour, puis onentrelient la propreté de la tête avec un peignefin enduit d'un corps gras, et à l'aide de lo-tions avec de l'eau savonneuse, répétées tousles six ou huit jours. Sous l'influence de cetraitement, le gonflement et la rougeur du cuirchevelu diminuent peu à peu, mais sans cesserentièrement. Les lavus dont la reproductionsuccessive entretient la maladie deviennentplus rares, et bientôt ne se montrent plus qu'àde longs intervalles. Il faut, pour arriver à cedegré, un temps plus ou moins long, six se-maines, deux mois, et souvent beaucoup plus.Alors on sème dans les cheveux, tous les deuxjours, une pincée de la poudre qui suit :
Chaux yiye.......... 120 Charbon puVvérlsé ...... 8
Peu à peu les cheveux perdent leur adhé-rence à la peau, et il devient facile de lesarracher avec une pince ou avec les doigts:l'avulsion s'opère sans douleur et est complèteen quelques séances.
Quand toutes les parties malades ont été en-tièrement dénudées, le traitement est à peuprès terminé, il suffit de se graisser la têteavec la pommade tous les deux ou trois jourset d'entretenir une grande propreté ; les che-veux repoussent partout où la maladie n'enavait pas détruit la racine. On cesse les frictionsquand la peau a repris ses couleurs naturelles.»(Voy. page 766.)
RENONCULES.
Ranunkel, Hahnenfuss. al.; Crow foot, Butter-cup, anov.Kanunrulo, BSP., IT.
Un grand nombre d'espèces du genre Ra-nuncu/us, type de la famille des Reuonculacées,ont été employées en médecine. Ce sont : 1° laRenoncule des prés ou acre, Bouton d'or, Jau-neau ; Ranunculun aeris ; 2" la Renoncule aqua-tique; R. aquatilis; 3° la Grande douve; R.linqua ; h" la Petite douce ou Flammule ; R.flammula ; 5° la Renoncule scélérate , Herbesardouiqve, Ilerhc de feu, Mort aux vaches ;R. sceleratus [Chy-lan-tsàa, en.): 6° la Renon-cule bulbeuse ou grcnouillette, Patte de loup,Pied de poule, de coq ou de corbin ; Rave Saint-Antoine, Bassinet; R. bulbosus ; 7° la Renon-cule des jardins; R. asiaticus; 8° la Renonculeaconit ; R. aconitifolius.
Le bouton d'or, qui est l'espèce la plus com-mune , émaille les prairies par ses fleurs ordi-nairement peu nombreuses, mais d'un jauned'or magnifique. La renoncule scélérate est uneplante de nos marais, des plus dangereuses.
Toutes les renoncules sont remarquablespar leur acre té à l'état frais. Cette âereté estdue à un principe volatil qui se détruit par ladessiccation ou la coction. Selon M. Erdmann.ce principe, pour la renoncule scélérate, seprésente sous forme d'une huile acre qui setransforme, à la longue, en une masse blanched'anémonine et d'acide anémonique qui n'ontplus ces propriétés brûlantes. Fraîches, les re-noncules peuvent servir comme rubéfiant etcomme vésicant. La renoncule bouton d'or estemployée dans quelques localités en épicarpescontre" les fièvres intermittentes rebelles. Onl'emploie également conlusée contre la gale,les dartres, etc. La renoncule aconit, qui croîten Auvergne et dont on cultive une variétédouble dans les jardins sous le nom de Boutond'arqent, sert à l'île d'OEsel contre la goutte.Plusieurs renoncules ont été usitées en appli-cations sur les cancers. L'eau distillée des re-noncules est, dit-on, un très-bon émétique.