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RESINES.
On prépare ainsi les résines de jalap, de
gMac.de quinquina, de pyrèthre, de scamnto-née, de turbith. Au mot Jalap, nous avons in-diqué un procédé pour obtenir une résineblanche de cette substance, qui, ce nous sem-ble, pourrait être étendu aux précédentes.
Pour les arts on peut décolorer les résinespar le procédé qui suit : on prend de la ré-sine et du carbonate de soude ou de potassedans la proportion environ de 5 parties de ré-sine pour une partie de carbonate et on jettedans uneHiaudière avec 20 parties d'eau. Onfait bouillir jusqu'à ce que la résine, l'alcali etl'eau forment un mélange bien homogène qu'onlaisse, refroidir. Après quoi on fait passer autravers un courant de gaz acide sulfureux oude chlore ou de ces deux gaz à la fois, jusqu'àce que la résine se sépare en flocons blancsou en grains. On jette sur un filtre el on laveavec de l'eau froide. Quand la matière quireste sur le filtre est sèche, elle est propre àêtre employée dans les arts.
En général, les résines sont stimulantes,quelques-unes sont purgatives, d'autres caus-tiques. Elles forment la base des onguents. Ungrand nombre servent dans l'industrie à fairedes vernis, des savons, du gaz d'éclairage, etc.
Nousparlerons très-succinctement des résinessuivantes, en renvoyant à la table des matièrespour celles qui seraient traitées ailleurs.
Résine animée, Gomme animée, Résina s.Gummi anime, Cancanum. Selon Guibouil,qui la nomme aussi Résine de CourbarU, elle estfournie par Xllymenœa courbaril Flussltur:,KourbanUiarz, al. (Légumineuses) grandarbre de l'Amérique méridionale. Cette résineest en morceaux oblongs, durs, d'un blanc jau-nâtre, transparents à l'intérieur, comme fari-neux à la surface; odeur aromatique et saveurpeu marquée. Son histoire est fort obscure.
Résine caragne ou caraigne, Coréenne,Gomme caragne (Carannenyummi, al.). Enmorceaux de la grosseur d'une noix, compri-més, durs, d'un noir verdâtre, opaques;odeur de résines de pin et de tacamaque mê-lées. On l'attribue à 1 Amytis carannu. (Téré-binthacées).
Résine copal, Copal, Gomme copal, Résinacopallina. Fournie par VHymenaea verracosaLan. (Trachylobium verrucosum). 11 en existe3 variétés principales : le dur, le demi-dur etle tendre. La sorte la plus commune, qui estle copal de l'Inde, est d'un blanc jaunâtre oujaune fauve, vitreuse, extérieurement dure,presque inodore et insipide à froid. Sa surfaceest rugueuse.
Le copal est imparfaitement soluble dans l'al-cool ; l'éther, le sulfure de carbone, le gonflentsans le dissoudre; il n'est aussi que très-im-parfaitement soluble dans les huiles volatiles,
très-soluble cependant dans l'essence de Caje-put [Napier Brapper), et ne se dissout pasdans les huiles fixes, dans la benzine et l'huilede naphte. Il forme cependant la base des Ver-nis gras et des Vernis à panneaux, dont l'exci-pient est une huile fixe; mais on parvient àl'y dissoudre en le faisant fondre d'abord dansun pot et y ajoutant alors l'huile de lin li-thargyrée bouillante, ensuite de l'essence detérébenthine; on passe. On a dit qu'il étaitentièrement soluble dans le chloroforme; il estsoluble dans l'acide suifurique qui le colore enjaune, et dans l'ammoniaque qu'il retient mêmeà 100° (Sacc).
M. Filhol, dans ses recherches chimiquessur le copal, a vu qu'en abandonnant du co-pal broyé avec de l'eau pendant quelque tempsà l'action de l'air, il s'oxydait et devenait so-luble en entier, et à froid, dans l'alcool etdans l'éther. Cette donnée pourra être utiliséedans l'industrie. M. Violette a vu que, chaufféen vase clos entre -f- 3'iO et /|00°, le copal ac-querrait une grande solubilité dans les hydro-carbures, etc. Par la distillation sèche, le copaldonne des huiles hydrocarburées se rappro-chant des hydrocarbures produits dans les mê-mes circonstances par la colophane {Haute-feuille). (Un. ph., 1866, p. ZtO et 26i).
Le copal a plus d'un rapport avec le succin.
La Résine ou Gomme Dammar ou Barnmara,ou Kauri, gomme Kauri, appelée par les An-glais résine Cowdiedupin, dont il existe aussiplusieurs sortes, donne des vernis analoguesà ceux du copal. Ce sont des produits résineuxqui découlent d'arbres de la famille des Coni-fères, du genre Bummara. On en tire une grandequantité de la Nouvelle-Zélande. Elle est très-friable, facilement fusible, insoluble dans l'al-cool, l'éther, l'acide acétique et la soude caus-tique ; soluble dans le sulfure de carbone,l'essence de térébenthine, la benzine, l'huilede naphte (Sacc). La résine brute est, suivantR.-D. Thomson, un mélange de deux résines ;l'une, acide, qu'il appelle ac. dammarique;l'autre, soluble dans l'alcool anhydre et l'es-sence de térébenthine, est la dammarune. Ils'en exporte beaucoup.
Résine éléjii* (Buumharz, al. Lumi, ar.Goma de limon, esr.) On connaît deux sortesd'élémi : 1° Elémi du Brésil. Elle est produitepar l'Ieiea icicariba (Térébinthaeées) selon lesuns, et par VAmyris elemifera, arbre de lamême famille, selon les autres. Elle nous vienten caisses ; elle est molle d'abord, mais de-vient sèche et cassante avec le temps. Elle estdemi-transparente, d'un blanc jaunâtre mêléde points verdâtres ; son odeur est agréable etanalogue à celle du fenouil; dissoute dans l'al-cool bouillant, elle laisse précipiter par le re-froidissement, de Yélémine, résine cristallisée