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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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RAIFORT.

Garot trouve fort petite cette proportiondu principe actif du quinquina dans les prépa-rations dont il fait la base, et fait remarquerqu'elle eût été encore plus faible s'il se fût agidu quina gris. Cependant nous ferons remar-quer que telles quelles, les préparations duquina rendent d'évidents services. Néanmoins,on doit chercher à les améliorer. (V. Quinium.)Le quinquina doit être placé à la tête destoniques; c'est le spécifique des fièvres pério-diques, cependant son alcaloïde est préféra-ble. Il est héroïque dans les fièvres pernicieuses.On l'emploie avec avantage dans les affectionsscrofuleuses ou scorbutiques ; à l'extérieur, onemploie les préparations de quinquina dans lescas d'ulcères sordides atoniques, dans la pour-riture d'hôpital, la gangrène.

Le Codex, en admettant trois quinquinasofficinaux : 1° le qris huanueo; 2° le jaunecalisaya et 3"le rouge vemtqueux ou nonverru-queux, a consacré, dans cette limite, la libertédu choix, selon les cas. Toutefois, il adoptele gris pour la poudre, l'extrait et le vin,c[ le jaune pour les sirops.

Le quinquina jaune pulvérisé, projeté parpincées sur des charbons ardents, répand uneodeur de vanille caractéristique.

Fora, pharm. et dose. Poudre*, k à 12.0comme fébrifuge ( pour cet emploi c'est lejaune qu'il faut prescrire), 0,2 à 2,0 commetonique ; extrait mou & * ou sec*, 0,1 a 4,0 ;sirop à l'eau;§»* ou au vin* 10, à 100,0 ; tein-ture*, 5 à 20,0; vin*, 25,0 à 100,0; infusé(pp. 20 : 1000); décocté pour l'extérieur (pp.50 : 1000). On fait encore des pastilles, unebière, un cérat au quinquina*; il entre, enoutre, dans un grand nombre de médicamentscomposés.

Le quinquina qui a servi à la préparationdes vins peut être traité pour en obtenir lesalcaloïdes ; il n'est point épuisé.

Dans le midi de la France, on emploie avecsuccès contre les fièvres intermittentes unepréparation de quinquina, sous le nom de Ré-sine ou fii'sinoide de quinquina, d'Extraitrésineux de quinquina, de Magistère de quin-quina; voici la manière de l'obtenir. On épuisedu quinquina jaune par de l'alcool a 85°, etl'on distille pour retirer toute la partie spiri-lueuse. On trouve dans le fi. -M. un liquide laiteuxqui surnage une ihasse de matière insoluble.On sépare celle-ci de celui-, on la lave eton la fait sécher : c'est, en résumé, le résidude l'extrait alcoolique de quinquina jaune,précipité et lavé par l'eau. Cette préten-due résine de quinquina paraît être forméede la matière grasse de quinquina, du rougecinchoniqne combiné avec une forte proportiondes alcalis du quinquina. On obtient la ré-sine de quinquina gris de la même manière.

La résine de quinquina rouge s'obtient par leprocédé dit de Montpellier, en épuisant d'abordle quinquina par l'eau, le marc restant est en-suite traité par l'alcool fort; on distille pourrecueillir l'alcool et le résidu est lavé à l'eau,puis fondu et coulé en masse.

La Liqueur antinécralgique ou essence dequinquina de Battley est un simple digeste dequinquina. On traite par digestion de la pou-dre grossière de quinquina calisaya par de l'eaudistillée, on passe le liquide et on le fait éva-porer à une température de 56° au plus,jusqu'à consistance sirupeuse. Cette liqueur nese conserve pas bien, mais, suivant M. Bou-chardat. on peut assurer sa conservation en yajoutant 1 ; 100 d'ether.

Suivant le docteur Robarts, la liqueur deBattley est un des remèdes les plus puissantscontre la névralgie. Dose : 8, 10, 12, 20 gout-tes et même plus, 3 ou à fois par jour.

Incomp. : acides concentrés, alcalis, sels defer, sulfate de zinc, azotate d'argent, sublimecorrosif, émetique; infusés de camomille, deColombo, de rhubarbe, de cachou, etc.

Le Cinchona ferruginea (quino de Campo),très-commun au Brésil, a été préconisé par leD r Felicio qui en a retiré un principe actifneutre: la Yèeirina. (Un. ph. 1878.)

On a désigné fous le nom de Quinquinaafricain Pécorce du Doundaké [Sarcocephalusesadentus) Rubiacées), arbuste très répandudepuis le Sénégal jusqu'au Gabon et dont onavait singulièrement exalté les vertus fébri-fuges. Contient de la Doundahine.

R

RAIFORT.

Cran ou Cochlearia de Bretagne, Cranson,Grand raifort, Mifort sauvage, Moutardedes moines, des capucins ou des Allemands;Jiadis de chenal ; Armoracia, Raphanumrustieum, Cochlearia armoracia. (Crucifères.)

Mt'erretlig, Kreen, al.; Horse radisti, ang.; Fidgel, ar.;--tsé, ch. ; Peberrod, dan.; Rabano, llarvisco,ESP.; Meeradys, hol.; Itafano rusticano ou selvaggio,Ramol accio, "it.; lïaikon, jap.; Chrzan, pol.; Rabaorusticano, roR.; Chren, nus.; Pepparrot, se; Jabaniturup, TUR.

Plante % indigène, à feuilles très-grandes,elliptiques, dentées et veinées. La racine, seulepartie employée, est très-développée, blanche.Lorsqu'on déchire longitudinalement la racinede raifort elle n'a pas d'odeur bien marquée,mais, lorsqu'on la brise transversalement ouqu'on la broyé, il se développe un huile acreet caustique qu'on peut retirer par distilla-tion; elle e-t plus lourde que l'eau, d'unjaune clair et contient du soufre, elle ne