QUINQUINAS ROUGKS.
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la racine des cinchonas de deux ans et au-dessous contient une notable proportion d'al-caloïdes. D'après les observations de Delondreil y aurait, dans certains cas, conversion récipro-que des alcaloïdes des quinquinas, et notam-ment delà cinciionine en quinine. Telles écor-ces, en effet, qui, traitées séparément fournis-sent des proportions déterminées de quinineet de cinchonine, donnent, élant traitées enmélange, des proport, différentes de ces mêmesalcaloïdes, la proport, de la quinine augmen-tant en raison de la diminution de la cinchonine.
Faisons enfin remarquer que MM. Delondreet Boucliardat terminent leur Quinologie parun chapitre (â° partie, Déductions pratiques,p. kShliè), où ils appellent l'attention des mé-decins sur l'emploi de la cinchonine, oubliéepar beaucoup d'entre eux, malgré son efficacitéreconnue, au profit de quelques prétendus succé-danés dont les vertus sont au moins fort problé-matiques.
Rappelons encore que la pulvérisation pro-longée des écorcea de quinquinas modifie lanature des alcaloïdes (Bretet) et que dans lespréparations faites avec les quinquinas ledegré de ténuité du produit a une grandeimportance. Plus une poudre est tenue plusson rendement en alcaloïdes est considérable.(De Vrij, Marais.)
Les quinquinas cèdent leurs principes actifsaux dissolvants pharmaceutiques ordinaires(les corps gras exceptés), mais pins facilementà l'alcool qu'aux autres , et plus aisément àl'eau à -f- 100°, qu'à l'eau froide. Nous ajou-terons que la décoction dissoudra une plusgrande quantité de principes actifs que l'infu-sion, sans cependant épuiser complètementles écorces; résultat q\K l'on n'obtient bienqu'à l'aide de l'eau acidulée. Les alcalis au-raient un effet contraire.
Cette dernière remarque nous amène auxconsidérations suivantes : Bien des choses ontdéjà été dites sur le choix des préparations dontle quinquina est la base, et sur les meilleursmodes de les obtenir. Ce l'ait ne doit pointétonner, si l'on considère l'importance théra-peutique de ces préparations ; mais il prouveque leur pharmacologie n'est pas encore assise.
Garot, partant de cette considération, quele quina gris ne peut donner que des résultatsinfidèles, lui a substitué pour ses expériences,le kina jaune, et a fait ensuite la comparaison.
«Lebut que nous voulons atteindre, enpubliant ces observations, dit Garot, n'estpoie.t de proposer un nouveau mode de prépa-ration pour les sirops, vins ou extraits dequinquina, mais de venir en aide aux futursrédacteurs du Codex, lorsqu'ils auront à réfor-mer les formules qui concernent ces médica-ments, et à en produire de plus rationnelles,
en établissant, par des expériences positives,quelles sont les proportions réelles d'alcaloïdesenlevées à une écorce dont la richesse estconnue, par les divers traitements qu'on luifait subir dans nos officines.
« Trois kilogr. de quinquina jaune, ayantété concassés finement, furent partagés en troisdoses égales.
« Un kilogr. fut mis en ébullition, en vaseclos, pendant une demi-heure dans 11 kilogr.d'eau, proportion du Codex pour le sirop.
« Un kilogr. fut mis en macération pendanthuit jours , en suivant les prescriptions duCodex pour le vin de quinquina, dans 2 litresd'alcool, et 16 lit. de vin rouge de Bourgogne.
« Ces diverses opérations terminées, lequinquina qui en provenait ainsi que celui quin'avait subi aucune manipulation, furent sou-mis l'un et l'autre à trois décoctions successivesdans l'eau acidulée d'acide chlorhydrique.Après saturation par la chaux, dessiccation dudépôt, traitement par l'alcool, et évaporationpour en extraire la quinine brute, celte der-nière fut reprise par l'eau acidulée d'acide sul-furique, pour être transformée en sulfate.
« Voici le résultat obtenu : Le quinquinan° 1, celui qui n'avait subi aucun traitementpréalable, produisit 30 gr. de sulfate de qui-nine, qui, à 74 p. 100, représentent 52,20 dequinine. Le quinquina n° 2, celui qui avaitservi à la préparation du sirop, produisit 14 gr.de sulfate de quinine qui, à 74 p. 100, repré-sentent 10,36 de quinine. Le quinquina n° 3.celui qui avait servi à la préparation du vin,produisit 8 gr. de sulfate de quinine, qui, à 74p. 100, représentent 5,92 vie quinine. 11 suitdonc de cette première appréciation, qu'un kil.de quinquina, contenant 22,20 de quinine, acédé : à une décoction d'une demi-heure dans11 litres d'eau, 4,44 (le cinquième) de laquinine qu'il contenait; et à la macérationdans 16 litres de vin, 8,88 (les deux cinquièmes)de cette même quinine. »
Garot est parti des données que ces expérien-ces lui ont fournies pour établir, avec desdétails que nous ne pouvons reproduire ici, laquantité de quinine contenue dans les diversespréparations à base de quinquina jaune. 11s'ensuit que la proportion de quinine est lasuivante :
Pour
1000,00,3b
100.00,035
10,0 de sirop.0,0035 de quinine.
soit pour une cuillerée de 20 gr., 7 milligr. dequinine.
Pour 100 10 1 d'extrait mou.
3,52 0,35 0,035 de quinine.
Pour 1000 de vin. 0,53 de quinine.
— 100 — 0,053 —
soit, pour le petit verre, qui représente environ50 gr., 26 milligr. de quinine.