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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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QUINQUINAS ROUGES

lorent pas en vert par l'eau chlorée et l'ammo-niaque.

Le nom de Quinidine fut appliqué en 1833par Ossian Henry et Delondre à un alcaloïdeétudié en 1853 par Pasteur qui montra sonidentité avec la Beta-Quinine de Van Heijnin-gen. Cet alcaloïde se trouve surtout dans lesquinquinas Pitayo.

Elle l'orme des cristaux solubles dans 30 p.d'étlier. Ses solutions sont fluorescentes et ontla propriété de produire de la tlialléioquine.L'iodhydrate de quinine se dissout dans1250 p. d'eau à -j- 15° ; cette faible solubilitépermet de séparer facilement la quinidine desautres alcaloïdes du quinquina.

La quinamine fut découverte en 1872 parHesse dans le cinchona succirubra cultivé àDarjiling. M. de Vrij l'a également trouvé dansle C. succirubra de .lava. Elle est presque inso-luble dans l'eau, soluble dans l'alcool (100 p.),l'ether (32 p.), la benzine: ses solutions neproduisent pas de tlialléioquine et ne sont pasfluorescentes.

La Paricine, découverte dans l'écorce deBucna hcxandra, a été trouvée dans le C.succirubra (Hesse).

Les noms d'Ariane, Cinchovatine, Cuscouine,Paltochine, Carthagine, Pseudo-rpiinine ontété donnés à des alcaloïdes retirés de cer-taines écorces de qualité inférieure, par ex.celles des cinchona piibesccns, var. jjelletie-rana.

La Quinicine et la Cinehonicine n'existentpas à l'état naturel dans les quinquinas, maisont été obtenus par M. Pasteur en soumet-tant la quinine et la cinclionine à l'action dela chaleur dans certaines conditions.

La Paytiite (Hesse) n'a été trouvée dansaucune écorce de quinquina d'origine biendéterminée.

La Iluanorjuine ou Huanokine trouvée parErdmann dans le Q. Huanuco plana et qu'ilconsidère comme un isomère de la quininene serait, d'après M. de Vrij, que de la cin-chonine très pure.

La Quinoîdine est un mélange des diversalcaloïdes du quinquina.

La GiTwhogénine aurait été trouvée parM. Destouches dans les résidus des quin-quinas gris (Un. Plu 188/|).

On trouve encore dans les écorces dequinquina : Vacide quinique découvert en1790 par Hoffmann, il se présente en cris-taux prismatiques incolores et transpa-rents, assez gros, inaltérables à l'air, solublesdans 2 p. d'eau et dans l'alcool, fusibles a161°. On connaît un grand nombre de quinatespresque tous solubles dans l'eau (quinates demanganèse, de zinc, île fer, de mercure, d'ar-gent, etc.). Le quinatc de quinine est insolu-

ble dans l'eau, il est très amer et cristalliseen croûtes mamelonnées, opaques ou semi-transparentes. Brera l'a recommandé à ladose de 25 à 30 militer, comme toni-que dans la ronvalescence des fièvres d'accès.Le quinate de einchonine cristallise difficile-ment. L'acide quinique s'obtient en traitantpar l'alcool l'extrait aqueux de quinquina, lerésidu contenant du quinate de chaux inso-luble dans l'alcool est traité par l'eau, on faitcristalliser le sel qui est ensuite décomposépar l'acide oxalique. Sous l'action du peroxydede manganèse et de l'acide sulfurique, l'acidequinique donne de la quinone.

Vacide cinchotannic[ue ou quinotannique quise présente sous forme pulvérulente; il estsoluble dans l'eau, les acides étendus, l'alcoolet lY'ther, ses solutions précipitent en vertles sels ferriques. Le rouge cinchonique inso-luble paraît être un produit d'oxydationde cet acide. Il est brunâtre, amorphe, àpeine soluble dans l'eau ou dans î'éther,facilement soluble dans l'alcool et les acidesétendus : les solutés alcalins le décomposent.Il est précipité de ses solutés acides par l'é-métique, mais non par la gélatine. 11 formeavec les alcaloïdes des quinas, des composésnaturels brun-rougeàtre, peu solubles dansl'eau froide, plus solubles à -f- 100°. Le rougecinchonique soluble, que des auteurs nom-ment jaune cinchonique, est soluble dansl'eau, l'alcool et I'éther; II est précipité deses solutés par l'émétique et la gélatine.

La quinovine et Vacide qninorique, dontnous avons déjà parlé (V. p. 8-29) et Yhydro-qumine, alcaloïde découvert par Hesse dansles eaux-mères de la fabrication du sulfate dequinine. On y a aussi trouvé du sucre (Fluc-kiger, Reichardt, Beirhol) et une petite quan-tité d'huile volatile butvreuse qui donneson odeur aux écorces. Ces matières n'existentpas en mêmes proportions dans tous les quin-quinas. La einchonine domine dans les quin-quinas gris; la quinine dans les quinquinasjaunes ; dans le rouge les deux alcaloïdes sem-blent exister en proportions égales.

Les quinquinas peuvent se diviser en Q.lévogyres et dextrogyres : les premiers serventsurtout h la fabrication du sulfate de quinineet leur richesse est en raison directe de l'élé-vation de leur pouvoir rotatoire (De Vrij). Laquinine et la einchonine sont lévogyres,la quinidine, la cinchonidine, la quinamine etl'alcaloïde amorphe, dextrogyres. La quinineexiste dans toutes les parties des écorces maisen proportion beaucoup plus élevée dans lescouches externes que dans les couches libé-riennes (Howard;

11 résulle également des expériences deMM. de Vrij et Broughton que l'écorce de