QUINQUINAS ROUGES.
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En général, les écorces sont très-épaissestrès-larges, et peu ou point reniées; leur épitienne est crevassé et dépourvu de lichensfoliacés. Selon que cet épidémie présente oune présente pas de petites proéminences, lesquinquinas rouges sont distingués en verru-queux (du C. wecirubm qu croît dans laprovince de Quito aux environs du Chimbo-razo), et en non verrugueuœ; leur saveur estamère et astringente. Les quinquinas rougesdoivent fournir au moins 30 pour 1000 desulfates d'alcaloïdes dont 20 au moins de sul-fate de quinine (Codex).
Depuis quelques années, des écorces a alca-loïdes provenant de Buccaramanga, dans laprovince de Santander et de Tolima au sud-est de Bogota sont arrivés sur les marchéseuropéens.
Ces écorces, nommées dans le commercequinquina euprœa sont très denses, d'unrouge brun foncé, a cassure résineuse; ellesont une teinte extérieure terne et métallique,cuivrée «d'où leur nom); ils proviennent dedeux arbres différents (Vlanclwn. D'aprèsM. Triana, ces écorces sont fournies par desarbres du genre Remijia, voisin des genresCinchona et Cascarilla. Ce sont le Remijiapedunculata (Triana>; et le Remijia pur-diœana (Werf<l . Ce dernier contient un alca-loïde particulier; la Ciniiionamine (Arnaud)et jusqu'à 10 pour 1,000 de cinchonine.
Les plantes décrites sous le nom de Cin-chona brésiliens (A. de Saint-Hùaire) appar-tiennent au genre Remijia.
Les écorces de quinquinas sont souventmélangées, soit d'écorces de Cinchona de qua-lité très inférieure ne contenant presque pasde quinine et de cinchonine ni même de qui-nidine ou de cinohonidine, soit d'écorcesn'appartenant pas au genre Cinchona et necontenant aucun des alcaloïdes ci-dessus.
Nous citerons entre «autres : 1° le Q, nova,provenant du Cascarilla magnifoHa (quinquinarouge de Mu lis qui a été donné longtempscomme écorce de quinquina rouge vrai etdans lequel Pelletier et Caventou découvri-rent, en 1821, ramer ou rouge de chinova,amer quinovique, amer cinc/iouiquc, appeléaussi acide quinovique ou quinovatique, acideciockoccique, ac. naucléique, que Scbwartzretrouva dans le quinquina ordinaire et queMM. Rochleder el HlasiweU ont produit ar-tificiellement par l'action des acides et desalcalis sur l'ac. caïncique. Mais il résulte desrecherches de M. Hlasiwetz que la substancedécouverte par Pelletier et Caventou et ap-pelée acide quinovatique ou quinovique n'estpas un acide simple, mais un glucoside qu'ona nommé quinocine dont la solution alcoo-lique se dédouble, par l'acide chlorhydrique,
en une matière sucrée particulière (Manni-tane de M. Berthelot, et en acide quinoviqueou cinchonique. L'acide quinovique se pré-sente sous la forme d'une poudre d'un blancéclatant, cristallin, légère, insoluble dansl'eau, peu soluble dans l'éther, plus solubledans l'alcool bouillant, très soluble dansl'ammoniaque, les alcalis, insoluble dans lechloroforme. La quinocine ou acide quinovi-que de Pelletier s'obtient en traitant le quin-quina par un lait de chaux bouillant. On filtreet on précipite la solution par de l'acide chlor-hydrique. On purifie le précipité en le dissol-vant dans l'alcool dont on le précipite par l'eau.La quinoune a une apparence de couleur jaune,elle esttrès-amère,pcu soluble dans l'eau,maisassez soluble dans l'étheret surtout dans l'alcool;2° le Q. Caraïbe ou de la Jamaïque, vulgair.poirier de Montagne, fourni par VExostemucartbœum ; 3° le Q. piton, Q. de la Martini-que, de Sainte-Lucie, ou de Saint-Dominqw,produit par l'Exostema ftoribundum; k° le Q.Cu>co ou cTxiriea, quinquina de Carthagcne(Cinchona pubescens, var. pelletieriana) quicontient un alcaloïde particulier nommé Ari-cine ou Cusconine, découvert en 1829 parPelletier et Corriol ; 5° le Q. laèn pâle (Cin-chona Humboldtiana), qui contient de la Cin-chovatine (Manzinï<, que M. Vinckler consi-dère comme identique avec l'aricine et de laBlanrhinine ou Blanquiniiie (MM.) qui paraîtaussi identique avec l'aricine ; i>° le Q. pitoxadans lequel Peretti a signalé, en 1837, la Pi-toxine, mais en 1873 Hesse a démontré quel'écorce d'où elle fut retirée et nommée aussiChina bicolorata, ne contenait pas d'alcaloïdes ;7° le Q. de para (Buena hexandra), dans lequelM. Winckler a trouvé, en 1815, un alcaloïde,la Paricine, qu'il l'approcha ensuite de labébirine, et que M. Fluck.iger a reconnu êtreidentique avec la buxine.
La composition chimique des quinquinasest fort importante; elle est complexe et varied'une espèce à l'autre. Les principes spéciauxdes écorces de quinquina sont les alcaloïdessuivants : la Cinchonine et son isomère laCinchonidine (quinidine des Allemands) ; laQuinine et son isomère la Quinidine (Conqui-nine de Hesse) ; la Quinamine.
B.-A. Jomes retira le premier des quinqui-nas une matière qu'il nomme finehonin, maisles auteurs de la découverte de la quinine etde la cinchonine sont Pelletier et Caventouqui firent connaître ces alcaloïdes en 1820.
La Cinchonidine ainsi nommée par Pas-teur en 1853 fut obtenue en 1817 par Wincklersous le nom de Quinidine.
Elle forme des cristaux anhydres solublesdans 76 p. d'éther, 20 p. d'alcool; ses solu-tions ne sont pas fluorescentes et ne se co-
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