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PHOSPHORE.
fait explosion. Ces explosions dues, suivantM. Janssen, à la formation d'un composé par-ticulier, très-explosible (triphosphure bihyêri-que), peuvent être prévenues par l'alcool purdont on ajoute 1/3 au lait de chaux dans lapréparation de l'hypophosphite de chaux. (V.lié]}, de. chim. appliq., 1861, et J. ph., 1863.)Il ne faut pas non plus le triturer avec un selexplosible, comme le chlorate dépotasse ÇV.Un.Ph. 1869-79). — Dose : 1 à 3 grammes, dansles 24 heures, en dissolution dans l'eau. —Vhypophosphite de fer, très-soluble, s'oxyderapidement à l'air et se change en bypophos-phite de sesquioxyde qui ne se dissout qu'àl'aide d'un excès d'acide hypophosphoreux. Onle prépare, pour l'employer sous forme de sirop(V. ce mot), en décomposant 1 équiv. d'hypo-phosphite de chaux ou de baryte par 1 équiv.de sulfate ferreux (Wood). Vhypophosphite deplomb se prépare en décomposant l'hypoplios-pliite de soude par l'azotate de plomb. Il cris-tallise en paillettes blanches, brillantes, insolu-bles dans l'alcool, facilement solubles clans l'eaubouillante, et peu solubles dans Peau froide.On le prescrit depuis q. q. années, en Suisse,contre les diarrhées colliquatives des phthisi-ques (Un. ph. 1866-1875).
On a aussi préconisé, dans la phthisie, lesscrofules, la cachexie, l'Hypophosphite de qui-nine, qui s'est fabriqué en grand a Louisville(Amérique). Ce sel, d'un aspect léger, volu-mineux, contient 83 0/0 de quinine et 4 à 5 0/0d'eau de cristallisation (Laurence Smitli). Onl'obtient en mêlant ensemble une solutiond'hypophosphite de chaux ou de baryte (5 desel pour 100 d'eau distillée) et une solutionalcoolique de sulfate de quinine (25 pour 300d'alcool concentré); on chauffe, on filtre, onréduit à moitié du volume au B. M., et ou faitcristalliser au-dessus de l'acide sulfurique.Dose : 5 à 10 centigrammes par jour. On l'ad-ministre sous forme pilulaire ou pour les en-fants en soluté ainsi formulé : bypoph. dequinine 0,20; eau, sirop simple, Sa, 75. Unecuillerée à bouche chaque jour. On peut aussi yassocier 1 d'hypophosphite dechaux (Churchill).
Phosphate de zinc.
S'associe facilement à d'autres médicaments.Proposé par M. Barnes dans le traitement del'épilepsie. (V. Hev. ph., 1858-59.) 11 provoquemoins les vomissements que le sulfate.
PHOSPHORE.
Phosphore normal, Phosphore ordinaire.Phosphorus (De »;, lumière, et œs?o>, je porte).
Phosphor, AL.; Phosphorus, ANC; Fosfor, su.
Corps simple môtalloldique découvert, en1667, par Brandt, alchimiste de Hambourg.Dans l'origine on le retirait de l'urine, mais
depuis 1770, époque h laquelle Gahn, chimistesuédois, démontra qu'on pouvait l'obtenir plusavantageusement des os, on ne le retire, dansles fabriques, que de cette substance.
Il est solide, flexible, transparent quand il estnouveau, opaque quand il est préparé depuislongtemps, d'un blanc jaunâtre et d'une odeuralliacée. I). 1,83. Le phosphore blanc ne se-rait, suivant M. E. Baudrimont, que du phos-phore ordinaire dépoli, pour ainsi dire, par l'ac-tion comburante de l'air dissous dans l'eau.Insoluble dans l'eau, soluble en petite quantitédans l'alcool, l'éther, l'essence de térébenthine,la benzine, le chloroforme et les corps gras.Le lait de soufre facilite son extinction dansces derniers. Son meilleur dissokant est lesulfure de carbone, qui peut en dissoudre jus-qu'à 18 fois son poids (Voejel). Il fond à k!x°,iet se volatilise à 290°. Il s'enflamme spontané-ment vers 00°. Sa propriélé caractéristique estde répandre de la lumière dans l'obscurité. Onpeut l'obtenir cristallisé, par séparation lentede ses dissolutions, ou mieux par sublimationdans une atmosphère d'azote raréfiée (Vlon-dlol). (Un. Ph. 1867.)
La solution de phosphore dans le sulfurede carbone agitée avec l'eau, donne une émul-sion qui brunit avec la moindre trace d'un selmétallique, auquel elle peut servir de réactif(Sclvmid). Celle dissolution, contenant le phos-phore dans un grand élal de division, constitueun liquide très-inflammable qui a été proposé,en 1854, pour les feux de guerre comme feugrégeois liquide ou feu fénian ; on l'a appliquéaussi dans la confection des allumettes chimi-ques. Cette dissolution, additionnée de chlo-rure de soufre, s'enflamme subitement aucontact de l'ammoniaque liquide; c'est là lefeu lorrain, deNicklès (V. J. Ph. 1869). Verséesur une feuille de papier recouverte de chlo-rate de potasse en poudre fine, le phosphorebrûle avec une violente explosion. {Bosttgêr.)
On donne ordinairement au phosphore laforme de bâtons cylindriques ou prismatiquestriangulaires que l'on conserve sous l'eaubouillie, dans des flacons de verre recouvertsde papier noir et à l'abri de la gelée ou dansdes potiches de fer-blanc. Comme il s'enflammefacilement au contact de l'air, on ne doit le ma-nier et le couper que sous l'eau. Le phosphorefondu et refroidi subilement peut devenir acci-dentellement noir (Thénard); mais on obtientplus sûremenl et plus complètement cette colo-ration en refroidissant lentement du phosphoredistillé un certain nombre de fois et préalalilem.insolé ou en présence du mercure (Blondloi).(V. Un. PL 1865; J.ph. 1870, 1874). SuivantM. Ritter, le phosphore noir serait dû à laprésence d'une impureté (arsenic, mercure,cuivre) (V. l'n. ph. 1874).
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