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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ORANGER. ORCA.NETTE.

soude, de sucre de fécule ou de sucre de lait,addition, d'alc. et d'aldéhyde (V. Un. pft.1873).

L'or a été beaucoup employé comme médi-cament par les alchimistes, qui donnaient àses préparations l'épithète de solaires au lieu(Tauriques, comme on dit aujourd'hui.

La poudre d'or a été préconisée, comme lechlorure de ce métal (Voy. ce mot), en frictionssur les gencives et sur la langue. La pommadeet le sirop d'or ont été employés dans le pan-sement des chancres vénériens.

L'emploi de l'or comme objet de luxe re-monte au moins à 3300 ans (Exode, xi, 2).

L'Orate ou aurate d'ammoniaque (Ammo-niure d'or, azoture d'or, Or fulminant) est uneancienne préparation que Basile Valentin litconnaître, en 1676; on l'obtient en dissolvantde l'or dans de l'eau régale et précipitant le so-luté par l'ammoniaque en excès. On sèche leprécipité avec précaution. Il passait pourdiaphorétique et entrait dans les pilules et lebaume solaires. C'est une poudre jaune, très-dense et dangereuse a manier, elle détoneviolemment par la percussion ou lorsqu'on lachauffe un peu au-dessus de 100 oc .

ORANGER.

JPomeranze, al.; Orange, ang-; Saku limba, Naring, ar.;luà-i.aa-tzé, CB.; Caycanl, COCH.; Pomerants, DAN.;Naranjo, esp.; N&runge, Nai\nge, imd.; Oranje, hol.;Arancio, it.; Jeruklegi, jav.; Pomarancjsa, pol.; La-ranjera. por.; Nagarunga, san.; Pomeran.s, su.,rus.; Klchlie pulluof, QœllOQgie pallum, tam.; Iuckdiepunda, tel.

Arbre originaire de l'Inde et de la Chine,Inconnu aux anciens peuples de l'Europe etqui a été introduit en France à l'époque descroisades.

On le distingue en Oranger à fruits doux(Gitrus aurantium et en Oranger amer (Citrusvulgaris) (Aurantiacées).

Les feuilles des deux variétés ^* sont très-souvent employées en infusion théiibrme (pp. 5à 10 : 1000) comme antispasmodique. On les aconseillées aussi dans les convulsions et dansl'épilepsie.

Les Heurs (Naphœ) sont rarement employéesen nature, mais elles servent à préparer unhydrolat* connu aussi sous le nom d'Eau deNaphe, des plus employés. L'A. volatile de fleursd'oranger porte le nom particulier de Neroli,

Les fruits, nommés oranges (pommes de-die ou de Perse), contiennent un suc aciduléqui les fait rechercher. Ce suc, qui doit sonacidité a l'acide citrique, sert à faire un siroprafraîchissant fort agréable, et une limonadenommée Orangeade. Les zestes frais d'orangesservent à obtenir l'huile volatile d'orange(essence de Portugal) qu'il ne faut pas con-fondre avec celle de la fleur ou noroli, à faireune teinture; les écorces sèches d'oranges

amères* servent en pharmacie à faire dessirops*, des alcoolats stomachiques.

On nomme Petits grains et Orungettes lesfruits tout jeunes qui tombent d'eux-mêmesde.-ï bigaradiers ou qui sont cueillis et dessé-chés après la fécondation de la fleur au mo-ment ils commencent à peine à grossir,on en relire une huile volatile qui porteleurs noms. Sèches, elles sont très-dures etservent à faire les pois à cautères, dits d'oran-ges. Un pharmacien de Meaux, M. Gorlier, aproposé leur principe amer ou aurantium,comme succédané du quinquina et du sulfatede quinine.

En 1828, Lebreton a découvert, dans lesorangettes et dans l'enveloppe blanche etspongieuse des oranges et des citrons, unesubstance cristallisable en aiguilles soyeusesgroupées en aigrettes, qu'il a nommée hespé-ridine. Elle est insoluble dans l'eau froide etl'éther, très-soluble dans l'eau bouillante,très-soluble dans l'alcool et l'acide acétique.L'acide cldorhydrique la colore en vert jau-nâtre; l'acide nitrique, en jaune ; l'acide suifu-rique, en jaune, puis en rouge. M. de Vrij adonné de son côté le nom A'hespcridine à unesubstance qu'il a retirée de la Heur du citrusdecumana, dans l'île de Java, et qui est iden-tique au produit de Lebreton.

L'écoree d'onu/jcs amures est l'écorce desfruits du Citrus vulgaris ou Bigaradier cueillisau moment de la maturité ou un peu avant51. Tanret en a retiré deux glucosides :l'Isohespéridine et VAurantûmine ;\ laquellel'écorce doit surtout son amertume.

L'écorce de l'orange douce ne peut pasremplacer celle de l'orange amère. Elle s'endistingue pur sa moindre épaisseur, par sacouleur jaune rougeâtre plus vive et par sasaveur moins aromatique et amère.

Une variété de bigaradiers cultivés auxBarbades et à Curaçao, et dont les fruits res-tent verts, produit l'écorce du curaçao Cortexcuraçao seu auranuaeum cueassaeiensis quisert à pi'é parer le ratatia dit Curaçao des îlesou de Hollande. Aujourd'hui elle est généra-lement remplacée par l'écorce du bigaradiercultivée dans le .Midi. Le fruit, confit dans l'eau-de-vie et au sucre, est connu sous le nom deChinois.

Les fleurs du citrus vulgaris ont une odeurplus suave que celles de l'oranger doux ; celaexplique la renommée de l'eau de [leurs d'oran-ger de Paris qui est préparée avec les fleursdu bigaradier.

ORCANETTE.

Alkannawarzel, Ochsenzunge, al.; False alcanet, ang.,Rod oketunge, dan.; A.ncusa, esp.; Winkelossetong,hol.; Arganetta, it.; Alkannarot, su.jHayadjiva, tur.

C'est la racine de YAnchusa tinetoria L. ou