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OPOPANAX OU OPOPOXAX. — OR.
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1 partie d'opium vaut : 1 p. d'ext. :
Morphine............. 0,10 0,20
Opium brut........... 1,0 2,0
Extrait aqueux........ 0,5 1,0
— sans narcotine.. 0,45 0,9
— au vin......... 0,6 1,2
— acétique....... 0,6 1,2
Teinture d'opium brut. 12,0 24,0
— d'extrait..... 6,0 12,0
Vin d'opium sucré..... 10,0 20,0
Laudan. de Sydenham.. 8,5 17,0
— de Rousseau.. 3,6 7,2
Vinaigre d'opium...... 8,5 17,0
Teinture acétique...... 10,0 20,0
EUxir parégorique..... 100 200
Incompatibles : les alcalis et leurs carbo-nates; le nitrate d'argent; les seb de mercure,de fer, de plomb; le tannin et les substancesqui en contiennent; l'iode, le chlore, etc. Ce-pendant tontes ces substances n'annihilent pasles propriétés de l'opium ou de ses prépara-tions, niais seulement les modifient.
Commerce de l'opium. — C'est le port deSrayrne, qui exporte le plus d'opium pourl'Europe. 11 arrive des pays de productiondans cette ville, renfermé dans des emballagesen nattes, nommés couffes. C'est au nombre decouffes arrivées dans l'année qu'on appréciel'importance annuelle de la récolte. Des pré-posés ad hoc très-exercés examinent pain àpain l'opium et le divisent en lots, d'après laqualité. L'opium est alors renfermé dans descaisses de fer-blanc doublées de bois à l'exté-rieur, contenant de 50 à 80 kilog.
L'opium se classe sur le marché de Smyrneen Boghailitz qui est la sorte la plus estimée eten Yerly qui vient en 2"ligne, puis en Trikmtz,sorte plus commune prenant di\ers noms, leplus souvent ceux de lieux de provenance.
Voici le mouvement du port de Smyrne encaisses d'opium dans l'année 1865. Il en a éléexporté : pour la France, 200; l'Allemagne,Zil5;les Etats-Unis, 1191; l'Angleterre, 1636;la Chine, 183 = 3625 caisses, lesquelles éva-luées, en moyenne, à 75 kil. l'une, donnent271,875 kil. d'opium. La récolte annuellemoyenneesl de 4500caisses,soit 337,500 k. (V.Un. ph. 1867).
Que devient cette quantité énorme d'opium?Voici son emploi pour les Etats-Unis, suivantle Boston médical reporter : D'après la douane,il serait entré, en 1861, trois cent mille livresd'opium aux Etats-Unis (donc, ils en rece-vraient d'ailleurs que de Smyrne). Sur cettequantité, 1/10 seulement aurait été employéen médecine; le reste aurait été absorbé parles mangeurs d'opium, parmi lesquels on trouvesurtout des hommes de loi, des médecins, desecclésiastiques et des hommes de lettres. Ainsi,les thériams dont nous parlons plus haut, nesont plus de pauvres fellahs ou de malheureuxindiens; ils ont pour concurrents les hommesles mieux placés et les plus intelligents de la
société. Le tabac a fait le même chemin : lesgens d'esprit font, pour cet objet, concurrenceaux brutes, et la société estmenacée d'une taba-gogie générale. (V. Bul. delXn.ph. 1873-1874).
OPOPANAX ou OP0P0NAX.
Heihvurz saft, Opopanax gummi, al.; Goscir, ar.;
Opopanaco, esp., por.; Opoponaco, it.; Tchaxsir zamk,
Tua.
Gomme-résine fournie par le Pastinam opo-•panax L. ou Opopanax ehironium K. (Ombel-lifères), plante des pays chauds. L'opopanaxse présente soit en larmes anguleuses, irrégu-lières, friables, rougeâtres, d'une saveur acreet anière, d'une odeur qui rappelle à. la foiscelle de l'Ache et de la Myrrhe, demi-trans-parentes à l'intérieur, soit en masses forméespar de^ larmes agglutinées. 11 contient3,^5 0/0 d'huile essentielle; opaque, friable.Antispasmodique et expectorant.
OR.
Aùpo'v et Xpuoo'î des Grecs, Aurum des Latins,
Léo, Sol et Rex metallorum des alchimistes.
Gold, al.-ang.; Tibr, Zeheb, Dabab, ar.; Kin, CH.,Run,cyn.; Suna, duk., ind. ; Guld, dan., su.; Oro, esp.,it.; Altonn, Gond, hol.; Mas, mal.; Tilla, Zir, per.;Swarna, Suvarna, SAN.;I'\vonn, tam.; Bungarum, TEL.;Altoun, tlr.
Le métal qui nous occupe exisle constam-ment à l'état nalif, soit dans le sein de la terre,en filons toujours peu abondants, el ordinaire-ment allié d'un peu d'argent ou de cuivre, soiten petites masses nommées pépites, soit accom-pagné de sulfures métalliques , soit enfin sousforme de paillettes dans le sable de certainesrivières d'où le retirent des individus nommésà cause de cela orpailleurs. Son extraction alieu, dans le premier cas, à l'aide du mercure,el dans le dernier, par de simples lavages dansdes sébiles de bois.
L'or esl un mêlai de couleur jaune, très-brillanl, inodore, fusible à 32" pyrométriquesou 1097° du thermomètre à air, tenace, très-ductile, très-malléable, très-pesant (19,258), in-soluble dans l'ac. niL.solublc dans l'eau régale.
On obtient sa poudre soit en triturant desfeuilles d'or avec du sulfate de polasse ou dumiel un peu grenu et enlevant celui-ci parl'eau chaude; soit en ajoutant, à une solutionde chlorure d'or, un excès de solution de sul-fale ferreux ; le précipité d'or en poudre très-tenue est lavé par décantation, avec de l'eauaiguisée d'acide chlorhydrique, puis avec del'eau pure. On l'a en poudre noirâtre, volumi-neuse, en précipitant à froid, par l'acide oxali-que, le chlorure d'or préalablement sursaturépar le carbonate de soude (Brescius) ; St Weis-skoff obtient de l'or en poudre noire Irès-divisée, en mélangeant et agitant une solutionde chlorure d'or neutre avec une solution de