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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MYRTE. NARCISSE.

ques auteurs, serait la liqueur qui se trouvequelquefois au centre des larmes de myrrhe.Le mot myrrhe vient de Mûpov, c'est-à-direparfum par excellence, ce qui n'est guèred'accord avec la réalité. Par une longue des-siccation à l'éluvc elle se réduit en poudre.Elle a été employée par Hippocrate.

Excitant tonique , emménagogue, peu em-ployé aujourd'hui. On en prépare une tein-ture *. Elle entre dans des masses pilulaires,la thériaque, l'emplâtre de Vigo, l'élixir deGarus, le baume de Fioravanti, des poudresdentifrices. Dose : 0,5 à 2,0.- C'est le Mwrr que la Bible, avant les auteursgrecs encore, proclame l'une des substancesles plus exquises , qui doivent composerYhuih sainte. On sait qu'elle était au.nombredes présents offerts par les Rois mages à l'en-fant de Bethléem.

Le Baume de myrrhe. Huile de myrrhe pardèliquium, Myrrhe liquide; Liquamenmyrrhœ,s'obtenait en broyant ensemble de la myrrhe(8 p.), de la potasse caustique (1 p.), et de l'eau(Q. S.), puis évaporant en consistance d'ex-trait. Il s'employait dans les cas de tumeursarticulaires.

MYRTE.Myrtus communié, L. (Myrtacées.)

Myrtle, ang.; As, Alas, ar.; Arrayan, ksp.; Mirto, Esp.,it.; ïfarta, po;..; Myften, su.;Mersin otou, tue.

Arbrisseau élégant des pays chauds, et cul-tivé dans les jardins. Les feuilles et les fruitspassent pour toniques, stimulants et tamifuges.Ils sont riches en tannin. L'eau distillée deses fleurs et de ses feuilles porte le nom(TEaud'Anije. Elle était jadis très-oslimée. Sonessence employée comme celle d'Eucalyptus,de Mèlaleucine ou Maouiy, constitue le Myrtql.

Le myrte d'Australie, introduit en Europe,depuis qq. années, et acclimaté dans le sud del'Italie, est remarquable par la quantité decrème de tartre et â'actdetartriqueqae contien-nent ses feuilles. Il a été signalé comme unesource d'acide tartrique (DeLueu). (V. Un.ph.1879.)

N

NAPHTALINE.Hydrure de naphtyle, naphtaline,Découverte, en 1820, par Garden, dans legoudron de houille, elle se produit dans unefoule de réactions pyrogénées, telles que la dis-tillation de la houille et du ben/oate de chaux ;la préparation du noir de fumée (Reichenbach);la distillation sèche de la poix ( Pelletier etWalter) ; le passage du camphre (F. d'Arcet),de l'alcool et de l'acide acétique (Berthelot) , àtravers un tube chauffé au rouge. Sa prépara-tion est aujourd'hui une opération industrielle.Elle se présente sous forme de lamelles rhom-

boïdales, blanches et brillantes, lorsqu'onl'obtient par sublimation, ou par voie de solu-tion dans l'alcool; dissoute dans l'éther, elledonne des cristaux, très-gros et parfaitementnets, en forme de tables ou do prismes obli-ques à base rhombe. Son odeur est forte etgoudronneuse; sa saveur, acre et aromatique.Elle est insoluble dans l'eau, soluble dans l'al-cool, l'éther, le chloroforme, les huiles fixeset volatiles, les corps gras. On l'obtient pardistillation du goudron de houille. Elle fond à79°, bout cà212°, densité 1,048 {Ure). Elle estcombustible et brûle avec une flamme blanche,fuligineuse.

On l'a vantée en pommade contre les mala-dies de la peau. L'alcool naphtaline a été pro-posé pour remplacer l'eau-de-vie camphrée.1 de naphtaline dans Q. S. de chloroformedonne un topique dont on imbibe des tamponsde coton qu'on place dans Je conduit auditif.

Par des procédés semblables à ceux par les-quels la benzine est transformée en nitroben-zine et en aniline, la naphtaline fournit la ni-tronaphtaline et la naphtylamine, base analogueh l'aniline, qui sert de point de départ à la pro-duction du oinitrotiaphtol ou (te. binitronaph-tyligue, matière colorante d'un beau jaune(jaune d'or, jaune de Manchester), employéedans la teint, de la laine, de la soie et descuirs, à la coloration des savons, etc. (Mar-tlus); la naphtylamine donne une des plusbelles matières colorantes violette, la rosa-naphtylamine, correspondant à la rosaniline.

L'acide sulfuiïque donne avec la naphtalinedeux acides sulïoconjugués, avec lesquelsSchaeffer a obtenu deux phénols nàphtiliques :le naphtol a et le naphtol- |î

Ce dernier est le seul qui soit employé enmédecine.

Il se présente en pelites lames brillantes,presque inodores et incolores, fusibles à 122°,solubles dans l'alcool, les huiles, les corpsgras, soluble dans un mélange d'eau et d'al-cool.

S'emploie en pommade dans le traitementde certaines maladies de la peau.

Ce naphtol a a les mêmes propriétés.

Sous le nom A'Bydromtphtoi on a préconiséen Amérique, comme antiseptique, le mélangedes deux naphtols a et p.

Quand on mélange du naphtol p (10 gr.)avec du camphre (20 gr.) on obtient un li-quide sirupeux, incolore, miscible en toutesproportions avec les huiles fixes.

Ce naphtol camphré correspond au phénolcamphré obtenu en mélangeant un poids égalde camphre et d'acide phenique.

NARCISSE.

Narcisse des prés ou sauvage, Porrillon, Aiault,