MYROBOLANS OU MYROBALANS. — MYRRHE.
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graines en les exposant sur des châssis à unedouce chaleur. Lorsque les amandes sont de-venues mobiles dans leurs enveloppes et yproduisent un bruit de grelot quand on lessecoue, on brise les téguments ; on enlevé lesamandes, on les assortit et on les roule dansde la chaux tamisée. Autrefois on les plongeaitdans un lait de chaux, dans le but de les em-pêcher de germer, mais Teissmann a prouvél'inutilité de ce procédé.
La muscade est de la grosseur d'une petiteolive arrondie, marquée de sillons réticulés,d'un gris blanchâtre dans le fond et qui sontanastomosés entre eux ; odeur et saveur aro-matiques fortes et épicées.
Elle contient une huile volatile et une huilegrasse, solide, aromatique, abondante, nom-mée beurre de muscade* (adeps myrislicœ),fusible de 31 à 32°,5, composée elle-mêmed'une graisse incolore (Myristine) 70, d'unehuile essentielle isomérique avec l'essence demacis 6, d'élaïne 20, résine 3, sels 1 (Koller). Lamyristine, fusible à 52°, peut être obtenue faci-lement en épuisant la poudre de noix muscadepar la benzine.
Le beurre de muscade nous vient des Mo-luques et de la Hollande en pains de 250 gr.environ, carrés, jaunes, marbrés de rougeet cassants, enveloppés dans des feuilles depalmier. On l'obtient à la manière du beurrede cacao.
C'est à l'huile volatile, de saveur acre etbrûlante, qu'elle renferme, que la noix mus-cade doit son odeur aromalique et ses pro-priétés excitantes. D'après M. Scliacht, cetteessence de muscade se compose de deux es-sences : l'une hydrocarburée, isomère del'essence de térébenthine, bout à 160° ; l'autre,oxygénée, appelée macène, bout à 165°.
L'Ofo&a est un produit analogue au beurrede muscade provenant du Myristica otoba, ar-bre de la Nouvelle-Grenade. On en obtient deYOtobit ou Ar. mi/ristiqne (ne. séiicùpte), parla saponification de la Myristine. (l'iayfuir).
L'Ai'illode qui recouvre les graines de mus-cade porte le nom de Macis, Fleur de muscade(Muskatenblumen , al. Mace, A.NG. Tahuffur,ar. Wassawasie, cyn. Javutrie, duk., ind.Macias, esp. liambang pala, jav. Banga buafiala, jial. Bezbca, per. Flor de noz moscada,por. latipatri, sa\. , tam. Japatri, tel.).C'est un corps d'une belle couleur rouge quandil est frais : il enveloppe complètement la graineau niveau de sa base et se divise plus haut enlobes larges et aplatis, ramifiés en lanièresétroites qui convergent les unes vers les autres,au niveau du sommet de la graine. En se des-séchant, il prend une couleur brun orange etdevient cassant et translucide : il contient k à9 p. 100 d'huile essentielle.
Excitants, aromatiques, qui font partie dequelques préparations.
MYROBOLANS ou MYROBALANS.
Sous le nom de Myrobalans, on employaitautrefois des fruits produits par diverses es-pèces du genre Termincdia, les T. citrina (My-robalans citrins), T. chebula (Myrobalans in-diens ou chebules), T. bellerica (Myrobcdansbellerics). Quant aux M'/robolans emblics ilssont produits par une Euphorbiacée, YÈmblimofflcinalis, Phyllantus emblica.
Ce sont des fruits à noyaux dont le sarco-carpe charnu est devenu dur par la dessicca-tion et a une forte astringence. Leur forme estovoïde ou piriforme ; à l'exception de celle desEmblics qui est sphérique ou hexagonale, etcomposée de trois coques, à endocarpe ligneux;leur grosseur varie de celle d'une petite olive(l'emblic) à celle d'une datte (le cliébule), etleur couleur, du noir au jaune; leur surfaceest ridée.
Ils étaient employés comme purgatifs; ils sontinusités aujourd'hui, si ce n'est en teinturerie.
MYRRHE *»
Myrrhen, al.; Myrrh, ang.; Murr, ar.; Môhio, ch. ;Myrrha, dan., por., su.; Hira bol, duk. ; ATirra, esp.,II., pol.; Mirre, iiol., l'ol, Ilesabol, ind.; Madu, jav.;Manisan iebah, mal.; Vola, san.; Myrra, rus.; Vala-tipolum, Palendra bolum, Villey bolum, tam.; Balintrabolum, tel.; Murru sali. tur.
Gomme-résine qui découle, d'après Ehren-berg, d'un arbre rabougri, qui croît sur lesfrontières de l'Arabie et de la Nubie, et nomméBalsamodendron myrrha, B. Ehrenbergianum(Térébinthacées) et peut-être encore d'autresespèces d'arbres (V. Un. ph, 1873).
D'après Ehrenberg, la myrrhe découle libre-ment de l'arbre sous forme d'un liquide épais,blanc jaunâtre qui, parla dessiccation, devientbrun foncé ou brun rougeâtro. Dans le com-merce la myrrhe se présente en masses plusou moins arrondies, de dimensions variables :leur coloration est d'un brun opaque rougeâlre,avec une surface pulvérulente. Leur cassureest rugueuse ou cireuse, leur aspect onctueux;ils sont translucides et offrent des taches blan-châtres caractéristiques. La myrrhe présentequelquefois des stries en forme d'ongle, de làle nom d'onguiculée donné à cette sorte demyrrhe. L'odeur est forte et peu agréable, lasaveur acre. Elle se dissout plus facilementdans l'eau que dans l'alcool. Elle renferme,pour 100 : 2,6 d'huile volatile; 27,8 de résineet 63,7 de gomme; plus des sels minéraux.
Suivant M. Hekmeyer, la myrrhe renferme-rait trois gommes différentes, dont une res-semblant à la gomme adragante ; une autre, àla gomme arabique ; la troisième se précipi-tant par l'acétate de plomb neutre.
Le Stacté (S*«*rrii) des anciens, suivant quel-
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