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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MUSC. MUSCADE.

résidu ; il est soluble aux trois quarts dans l'eauchaude lorsqu'il est humide; soluble à 1/10près de matières membraneuses, dans l'alcool,î'éther. Trituré avec de la potasse , il dégageabondamment de l'ammoniaque. Sa saveur estamère et un peu acre.

Le musc humide est beaucoup plus odorantque le musc sec ; aussi les parfumeurs ont-ilsbien soin de tenir cette substance à la cave.

Sa composition est fort complexe.

Le commerce distingue le musc de la Chineou musc Tonhin qui vient de la Chine, c'est leplus estimé, il est en poches rondes, cachetées,enveloppées de papier de soie : leur grosseurest variable, elles sont plates d'un côté, lequelest, presque toujours, dépourvu de poils ; lecôté opposé est convexe et garni de poils fauvesassez longs, convergeant vers le centre ; lemusc d'Assam ou du Bengale qui est en pochesde formes Irès-irrégulières ; le mtt.sc de Russieou de Sibérie, de Tartariti, nommé' aussi muscKabardin : en vessies plates, sèches, oblongues,allongées d'arrière en avant, recouvertes d'uncôté de poils ras d'un gri-- blanchâtre et commeargenté. Elles contiennent de 15 à 30,0 demusc chacune. Le musc kabardin se consommeen Allemagne. On évalue sa force quatre foismoindre que celle du musc Tonkin. Le muscarrive contenu dans des boîtes de plomb ou debois doublées d'une feuille de ce métal, nom-mées cadis (fii). 98).

[TUj. 98.)

Aétius, médecin arabe, est le premier quiait parlé du musc comme médicament.

Le musc étant l'une des subslanccs les pluschères de la malière médicale, est souvent fal-sifié. C'est pour cela qu'il convient de ne l'ache-ter qu'en poches ou vessies, exemptes de toutindice d'ouverture ; et non hors vessie ou engrains.

_ Le musc est un stimulant diffusible, un an-tispasmodique souvent employé dans les fièvrestyphoïdes et alaxiques, dans "la coqueluche, letétanos, l'hystérie, les convulsions, les névro-ses. On l'administre en potions, en pilules ouen lavements. On en prépare une teinture al-coolique" et une teinture éthérée. Dose : 5

centigram. à h grammes. (Voy. le Tarif desmédic.)

Le musc jouit de la singulière propriété deperdre son odeur par son mélange avec le si-rop d'orgeat, l'eau de laurier-cerise, et tousles composés cyaniques. 11 en est de mêmeavec le seigle ergoté, l'huile essentielle de mou-tarde. 11 faudra donc regarder ces substancescomme incompatibles, jusqu'à ce qu'on ait re-connu que, par cette perte d'odeur, le muscn'a rien-perdu de ses propriétés. D'autres subs-tances produisent sur le musc des effets analo-gues : le soufre doré lui enlève presque sonodeur; le kermès la change en celle d'oignon. Lecamphre et la valériane modifient l'odeur dumusc; les amandes amères la détruisent. Veut-on dépouiller de celte odeur un mortier, on ypile des amandes amères.

En Allemagne, on prépare un musc artificielen traitant 1 p. d'huile de succin par h d'acideazotique. C'est une sorte de résine jaune.

L'odeur de musc se retrouve dans plusieursproductions animales. La civette est une espècede musc. Le pecceiri a sur le dos une poche quisécrète une matière musquée ; V ondatra ou ratmusqué et Vhyrax ou desman ont des produc-tions analogues ; le blaireau, la fouine , lachair du crocodile, celle du buffle, de la huppe,la liqueur des poulpes, présentent, dans cer-tains cas, une odeur de musc très-manifeste.

Le principe de l'odeur de musc se retrouve,encore dans une foule de végétaux; nous cite-rons la Muscatelliiie (A doxa moschatellina),la Maine musquée (Matra moschata), le Mi-malus moschatus, le bois du schestier, deRum-pliius (Cardiacées) ; mais il en est deux en par-ticulier, le Sumbul (Voy. ce mot) dont les ra-cines, et Poster anjophylhis, dont les feuillesargentées en dessous sentent le musc d'unemanière étonnante (Mérat). Garoî a reconnuque dans le traitement pour en obtenir l'éry-throse , la rhubarbe dégage une forte odeurde musc. On a prétendu qu'il y avait des terresmusquées.

MUSCADE \JXoix de muscades ou de Banda.

Jluskatenriiisse, al.; Nutmeg-, ang.; Jonzatteih, au.,Jayaphala , bfn'G.; Bicuiba , Vicuiba, BRÉS.; Yo-hoàn-tzé, ch.; Jatipulum, Sadikka, Cïn.; Muskad, dan.;Japhu], duk.; Nuez moscada, esp.; Nooten muskaat,hol.; r^re moscada, rc.; \VobpaIa, ja\.; Buahpala,mal.; Jowz bewa, ter.; Noz moscada, rOB..; Mushkat-noidrechi, rus.; Jatiphala, san-; Muskott, su.; Jadicai,tam.; Jajikaia, tel.; Industan djevisi, tur.

C'est la semence du Myristim moschata(M. fragrans (Myristicées), arbre' des îles orien-tales de l'archipel indien et transporté par laculture à l'Ile de France et à Bourbon.

Lorsque le fruit du muscadier se fend, onle cueille. On enlève le péricarpe et on sépareavec soin le macis : on fait alors sécher les