MUDAR. - MUSC.
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tuve. On obtient 10,0 de produit sec, dont 0,1suffit pour communiquer une consistance demi-sirupeuse à 100,0 d'eau. (Codex.)
Garot a donné cette formule pour faciliteret régulariser la préparation du mucilage decoings destiné à entrer dans les collyres.
MUDAR.
Mador, Asclepias gigantea, Calotropis gi-
gantea. (Apocynées.)
La racine de cette plante % indienne passepour le remède le plus actif contre la lèpre,Félépliantiasis, les autres maladies dartreuses,les ulcères syphilitiques. On la dit aussi expec-torante, tonique, stomachique à petites doses ;nauséeuse, cinétique et diaphorétique à dosesplus fortes.
L'écorcé pulvérisée du mudar est très-em-ployée dans les Indes pour combattre la dys-senterie aiguë. Une plante voisine, Tylophoraathmatica ou Ipéca sauvage, y est égalementemployée comme émétique.
MUGUET.
Lilium convaUium, Convallaria maïalis.
(Asparaginées.)
Mayblumen, al.; Last lily of the valley, ang.; Sossan,ar.; Etbîad, dan.; Lirio de losvalles, ksi\; Tweebladïgdalkruid, hol.; VLugbetto, it.; Konwalion, pol.; Camp-xenhas, Unifoglio, por.; Liîjekonvalj, su.
Petite plante % printaniôre, formée exté-rieurement de deux ou trois feuilles seulement,d'entre lesquelles sort une petite hampe por-tant une dizaine de petites fleurs blanches àodeur suave. Les fleurs W< et la racine en pou-dre sont des sternutatoires. L'bydrolat portaiten Allemagne le nom d'Eau d'or.
De temps immémorial les paysans russes seservaient du muguet comme moyen de guérirThydropisie.
M. Yak a trouvé dans le muguet deux subs-tances cristallines : la convallarine, insolubledans l'eau, qui n'a qu'une action purgative, etla convallammne, soloble dans l'eau, qui aune action cardiaque et à laquelle il faut attri-buer les bons effets du muguet contre certai-nes insuffisances valvulaires du cœur et lespalpitations nerveuses (Germain Sèe); ce sontdeux glucosides qui, sous l'influence des acidesétendus, se dédoublent : la première, en sucreet en conxallarêtine ; la seconde, en sucre eten amvallamarêtine. La muialine et Y acidemcMique, signalés par M. Stanislas Martin,sont probablement des produits de transfor-mation des glucosides ci-dessus.
On obtient la convallaïuarine en précipitant,par du sous-acétate de plomb, la teinture al-coolique préparée avec la plante entière ; onfiltre, on élimine l'excès de plomb par Q. S.d'acide sulfurique, sans excès. On chasse pardistillation et évaporation tout l'alcool, la li-
queur refroidie est précipitée par le tannin etle précipité redissous dans l'alcool est décom-posé par l'oxyde de zinc. La liqueur évaporéelaisse la convallamarine qu'on purifie par solu-tion et décoloration au charbon (Tanret).
C'est une substance très-amëre, soluble dansl'eau et dans l'alcool, insoluble dans l'éther, lechloroforme.
Dose : 0,025, deux fois par jour sous formede teinture.
Le muguet s'emploie sous forme d'extrait,privé de son principe résineux, à la dose de1 à 2 gr. par jour, ou de sirop, contenant 0,50d'extrait par cuillerée à bouche, 3 à h cuille-rées par jour dans le traitement des affectionscardiaques (G. Sée).
MURIER.Morus nicjra. (Urlicées.)
Maulbeerbaum, al.; ^lulberry tree, ang.; Tsin-pé-tzé ;CH.; Morbœrtrœ, dan.; Moras, esp.; Mocrbezienboom,HOL.; Gelso, it.; Armoreira, per.; vtutbœrstrsed, su. ;Dont aghadji, tur.
Les fruits multiples nommés mûres serventa préparer un sirop acide et astringent, très-employé en gargarismes contre les maux degorge.
L'écorcé de la racine passe pour taenifuge et,purgative, ainsi que celle du mûrier, blanc oude vers à suie, M. edba. D'après les expériencesdu D r Bérenger Péraud, cette écoree doit êtrerayée de la-liste des trenifuges (Bull. Éft.,1881).Elle exsude un suc gommeux qui contient del'acide moroxylîque, ou manque (Klaproth).MUSC*.
Hoschus, Bisam, AL.; Musk, ang.; Mischk, Mesk, AR.,duk., per.; Téou-pan-hiang, ce.; Butta urula, cyn.;Desmi'r, dan.; Algalia, Almizcle, esp.: Kustowrie,Btuscus, Moschio, hol.; Muschilj, it.; Dedes, jav.;Jebat, mal.; Pizmo, pol.; Misca, por.; KaJbarga, rus.;Casluri, sas., tam., tel.; Myai, su.
Matière animale sécrétée par une espèce dechevrolain, le Moechus moschiferus, mammi-fère ruminant, qui ne diffère du cerf ordinaireque par l'absence des cornes, et qui vit enIroupeaux nombreux dans les montagnes boi-sées du Thibet, du Tonkin et de la Tartane.
La sécrétion du musc est propre au mâle.Elle est contenue dans une bourse située entrel'ombilic et les organes génitaux : cette bourseoiilongue, de o à 6 centimètres de longueur,est recouverte d'un côté par les poils qui con-vergent vers un orifice inférieur et central etest tapissée en dedans d'un épidémie sec etlisse. Sur l'animal vivant, le musc est demi-fluide ; mais tel que le commerce nous le pré-sente, il est solide, grumeleux, doux et onc-tueux au toucher,' d'un brun rougeàlre, ayantassez bien l'aspect du sang desséché. Sonodeur est extrêmement diffusiblc.
Soumis à l'action de la chaleur, le muscfond, s'enflamme et ne laisse que fort peu de