JALAP.
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Ils l'ont appelé jaborandine, qu'il ne faut pasconfondre avec la pilocarpine du véritable jabo-randi.
JALAP*.
Bryone ou Mèchoacan noir.
Jalappe, Jalappwurzel, al.; Jalap, ang.; Galabe, ah.,dan.; Yen-telii-ho.l, cil.; Jalapa, ESP., POR.; Jalappe,hol.; Gialappa. it.; Jalapy, pol.; Ialapni koren,Bionok, rus.; Jalapparot, su.; Tchalampan, tur.
L'origine de cette racine a été le sujet debeaucoup (pi g . 91.)
de contro-verses.
Mais on,
sait au-jourd'hui,qu'elle estfournie par
le jalaptubéreux,Convolvu-lus offici-nalis ouexogonium
purga( Convoi -vulacées)
(fi(J- 91),qui croit
au Mexi-que, et
principa-lement
aux envi-rons de laville de
Jalapa, d'où elle tire son nom.
11 est importé, par la Vera-Cruz, en balles
de grosse toile d'agave, de 75 à 150 kfl.
Quant à 11-
pomam oriza-bensis, c'estelle qui pro-duit le jalap
fusiforme
d'Orizaba,connu dans le
commerce,sous le nomde jalap Tam-pico fusiformeou léger paropposition à lasorte officina- M
le, connue fjsous celui dejalap Vera-Cruz ou de jalap lourd.
Telles que nous les offre le commerce, les
racines de jalap sont coupées en rouelles d'undiamètre variable, ou bien fendues dans leurlongueur, ou quelquefois encore entières etincisées, de la grosseur d'une noix à celle dupoing et plus. Elles sont dures, brunes exté-rieurement et intérieurement, à cassure rési-neuse, d'odeur nauséeuse faible, et de saveuracre. Les vers les attaquent promptement, etdétruisent la partie amylacée de sorte que laracine piquée contient plus de résine et estplus active.
Elle contient une résine à laquelle elle doitses propriétés purgatives. Cette résine estbrune, acre, soluble dans l'alcool, les acidesazotique, acétique ; peu soluble dans l'ether,le sulfure de carbone, le chloroforme ; insolu-ble dans la benzine. On la trouve dans le com-merce; mais il vaut mieux la préparer soi-même par le procédé du Codex, ou mieux parle procédé de M. iNativelle, qui la procure très-blanche. 11 consiste à épuiser le jalap par deuxou trois décoctions aqueuses de sa matière ex-tractive, à l'épuiser ensuite par l'alcool à 6>°c.à Pébullition, à agiter les liqueurs alcooliquesavec du charbon animal. On filtre, on retirel'alcool par distillation, et l'on obtient pourrésidu une matière résineuse blanche. Le pro-cédé du Codex consiste à faire macérer le,jalap (1000 p.) pendant deux jours dans del'eau distillée froide, puis à exprimer forte-ment. Le marc est mis en contact avec 4000 p.d'alcool à 90°, on laisse macérer pendant kjours, on passe et on répète la même opérationavec 2000 p.d'alcool. On distille l'alcool et lerésidu de la distillation est versé dans 2 litresd'eau bouillante. On laisse reposer, on décante,on distribue la résine sur des assiettes et onl'ail lécher à Pétuve. Le procède de Mouchonconsiste à humecter d'alcool à 80° c, un mé-lange de poudre de jalap (2 p.) et de charbonanimal (1 p.) ; à laisser digérer pendant quel-ques heures, et à introduire dans l'appareil àdéplacement; les dernières portions d'alcoolétant déplacées par l'eau distillée, on séparel'alcool par la distillation au B.-M., on laveà plusieurs reprises le résidu avec de l'eauchaude. La résine desséchée est redissoutedans l'alcool ; la liqueur alcoolique filtrée etévaporée donne la résine blanclie.
Le jalap contient de 11 a 18 °/„ de résinequi, d'après Stevenson, est constituée pardeux résines, la Gonvolvuline, légèrement so-luble dans le chloroforme, et la Jalapine, trèssoluble dans ce véhicule. La jalapine se dis-sout dans les alcalis, qui la transforment enacide jalapique. La convolvuline forme les7 10 de la résine, la jalapine les 3/10 envi-ron. Il ne faut pas confondre la jalapine ci-dessus avec la jalapine anglaise, qui n'estque de la résine de jalap décolorée.