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JABORANDI.
Bazrequatuna. Elles sont très-petites commecelles du Plmntago psyllium et du P. Cynops.L. qui ont des propriétés communes. Ellessont si légères que 150 graines pèsent à peine20 centigr. Elle fournissent une si grandequantité de mucilage, qu'une partie de grainesdans 20 d'eau forme une gelée épaisse, insi-pide. Avec une plus grande quantité d'eaule mucilage se gonfle et reste adhérent auxgraines.
Très-employé contre la dysenterie, en dé-coction (1 partie de graines pour 70 partiesd'eau) ; les graines pulvérisées ou mélangéesavec du sucre, ou rendues gélatineuses parl'eau sont administrées dans la diarrhée chro-nique. C'est de plus un régal pour les Chinois,ù Hongkong, Manille, Saigon, Singapore, etc.
IXORA DANDXDCA (Ruhiacées)La racine de celte plante très-commune dansl'Inde s'emploie sous forme de poudre à la dosede 0,75 à 1,50, trois ou quatre fois par jour, ousous forme de teinture au cinquième.
Paraît très-efficace dans la dysenterie, sur-tout au début.
JABORANDI ou JABORANDY.Pilocarpus pertnatifolius (Lemaire), familledes Rutacées ; Jaborandi, Janborandi, Ja-guarandi.
Le. Jaborandi, importé en France au moisde Novembre 1873 par le D c Coutinho, dePernambuco, et reconnu par M. Bâillon êtrele pilocarpus pennatilolius est un arbuste àfeuilles alternes, composées, pennées; sesHeurs sont disposées en une grappe de /i0 àZi5 cent, de long, elles sont colorées en rouge-brun. Le Jaborandi des officines est représentépar les feuilles ou plutôt par les folioles de laplante. Elles sont ovales, allongées, entièreset présentent des ponctuations translucidesrépandues dans leur parenchyme et répondantà autant de glandes a huile. Soumises à la dis-tillation, elles fournissent une essence d'oùl'on peut séparer le pilocarpéne, bouillant à178° (Hardy) et qui ne paraît pas avoir d'actionphysiologique. Les feuilles de Jaborandi ontune odeur faible. Leur goût est un peu Acre,aromatique, accompagné d'une sensation dechaleur faible, elles sont surtout remarquablespar leur puissance diaphorétique et sialagogue.De l'administration de quatre à cinq grammesde jaborandi en infusion, on a pu recueillirjusqu'à 500 gr. et 700 gr. de salive et évaluerà la même quantité le poids de la sueur ex-halée [Gubler).
Usage int. : Sudorifique et sialagogue puis-sant ; donne d'excellents résultats dans les
bronchites, engorgements pulmonaires, affec-tions goutteuses et rhumatismales, hydropisies,épanchements pleurétiques. 2 à 6 grammes eninfusion dans 200 à 250 gr. d'eau. L'extraitaqueux de jaborandi s'emploie aux doses de0,50 à 1ï"",5, l'extrait alcoolique de 0,25 à 0,75.L'extrait de jaborandi instillé dans l'oeil rétré-cit la pupille.
Le principe actif de cette plante est la Pilo-carpine, découverte par MM. Byasson et Hardy.On la retire ordinairement des feuilles, maisl'écoree qui contient des proportions notablesd'alcaloïdes pourrait également être employéeà cette préparation. (Voir Pilocarpine.)
Nous avons dit que le jaborandi et la pilo-carpine produisaient surtout une transpirationcopieuse et une salivation profuse, une con-traction de la pupille ; les effets de la bella-done sont tout opposés. Ces deux médicamentss'annihilent réciproquement. Cet antagonismea été signalé à la même époque par VuJpian,Ringer et Gould. Un malade, après une injec-tion hypodermique de 2 centig. de pilocarpine,au bout d'un quart d'heure, était baigné desueur et un flot de salive s'écoulait de sabouche; on lui injecta alors 1/2 milligr.d'atropine; en cinq minutes, la transpirationet la salivation cessèrent. Chez un enfant em-poisonné par la belladone, la pilocarpine neput produire ni transpiration ni salivation.L'antagonisme est réel. Un fait remarquableest la réaction alcaline offerte par la sueur sousl'influence du jaborandy.
Le nom de Jaborandi paraît avoir été uneappellation vulgaire donnée, dans l'Amériquedu Sud, a une série de plantes de famillestrès-diverses, mais présentant un ensemble dequalités communes, comme d'être aroma-tiques, stimulantes, sudoriflques, alexiphar-maques, etc. Marcgraff et Pison distinguaientquatre plantes portant ce nom, dont treisappartenant aux Pipéritées, la quatrième, leMonniera Irifoliata (alfuvaca de Cobra) à celledes Rutacées. Le nom de jaborandi a encoreété donné à quelques scrof'ulariées: Gerpesttsgratioloïdes, colubrina, etc.
Le Piper reticulahim du Brésil, qui porteaussi le nom de jaborandi, se distingue cepen-dant par ses propriétés du pilocarpus pinnatus.Ses racines sont employées comme stimulan-tes, sudorifiques et sialagogues, comme cellesdu kawa-kavva ou piper methystkum. On avendu les feuilles de l'un pour l'autre, et ilfaut savoir les distinguer; les feuilles du pipern'offrent pas les ponctuations translucides desfeuilles du jaborandi. M. Hardy, et de son côtéM. Domingo Parodi, ont extrait de ce piper unalcaloïde qui ne détermine pas la salivation siconsidérable que produit la pilocarpine, tout«en jouissant de propriétés énergiques spéciales.