IRIS. — ISPAGHULA.
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ploient en pommade comme rubéfiant et mêmecaustique, à la manière de l'huile de croton.Ainsi le Uniment de Hannay, employé commerubéfiant, est composé de: ipéca pulv. 1, huiled'olive 1, axonge 2.
Selon AI. Malapert, l'ipéca lixivié par l'élherperd son principe gras odorant, qui rend sonadministration difficile chez certaines personnessans rien lui enlever de ses propriétés astrin-gentes et vomitives.
Form. pharm. et doses. Poudre *, 0,6 à 1,5comme émétique : 0,03, à 0,3 comme tonique,et 0,01 comme expectorant ; infusé (pp. 2 :100); extrait aqueux 0,25 à 1,0; extrait al-coolique *, 0,10 à 0,5; sirop *, 10,0 à 50,0 ; si-rop composé ou de Desessarts", d°; pastilles*,n° 2 à 10.
L'infusé est limpide; le décodé est loucheet contient beaucoup d'amidon. Ce dernier neconvient qu'en lavement dans la dyssenterie.
1 P. IPÉCA ÉQUIVAUT A :
Poudre............. 0,9 Teinture.......... S,22
Extrait aq.......... 0,33 Sareharolé......... 32
Ext. aie.......0,10 à 0,13 Sirop............. 3IÏ
Emétine brune...... 0,10 Vin............... 32
1 p. d'extrait d'ipéca équivaut a :
Racine............. 4,5 Teinture............ 26
Poudre............. 1,1 Saccharolé.......... 114
Extrait aq.......... 1,5 Sirop............... 154
Emétine brune...... 0,45 (Sous.)
Incomp. Acides végétaux, infusés astringents.
IRIS \
Iris de Florence; Iris Florentina. (Iridées.)
Florentinischer schwertel, Veilinenwurzeî, al.; Orris-root, ans., uol.; Sossan, UbsuI, Assosunul, Asmanjunie, Irsa, ar.; Fiorold,' dan.; Lirio de Florencîa,ESP.; Irsa, ind.; Inde, it.; Korsen fioikowy, pol.;Irio, por.; Fioltrot, su.; Meneksé keukou, tur.
Plante monocolylédone, qui croît aux envi-rons de Florence, et dont on emploie le rhi-zome, improprement nommé racine. Le com-merce nous offre ce dernier décortiqué enmorceaux tuberculeux, du poids de 15 à 60,0,allongés, blancs, marqués de petites cicatrices,et d'odeur de violette agréable, d'où son nomAe Racine de violette. L'iris est aujourd'hui cul-tivé en grand dans les départements de l'Ain etdu Gard.
Frais, il est émétique et incisif. D'après desexpériences faites en Italie, il aurait une actionfébrifuge. On en fait des pois à cautères, dont,en France, il est consommé annuellement plu-sieurs millions. Le principe acre qu'il contientet conserve en partie après dessiccation, le rendpropre à entretenir dans la plaie une irritationnécessaire. Les fumeurs en mâchent les copeauxpour corriger l'odeur du tabac. C'est avec l'irisque les parfumeurs font leurs préparations àodeur de violette. La poudre d'iris entre dansquelques compositions pharmaceutiques. Onentait des hochets.
Il contient une huile grasse, acre et amère,
une huile volatile à odeur de violette, unextrait brun, de la gomme, de l'amidon, etune matière résineuse ressemblant au tanninofficinal (Vogel).
Les pharmacopées indiquent encore, 1° VIrisdes jardins ou Flambe; Iris germanica (Deuts-ches SChtwertel,Blaueschwertel, al.; Blueflowerde Lnce, ang.; Soerdhlie, dan.; Lirio de Ale-mania, esp. ; Blaauwe iris, hol. ; Giglio ce-leste azurro, it. ; Mieczyk tiele, pol. ; Lirioroxo dos montes, por. ; Swœras liljà, su.),cultivée dans les jardins : on la dit diurétiqueet purgative ; 2° l'Iris faux acore ou des ma-rais,Flambe bâtarde; Irispseudo-acorus [lAcker-mann, Warserschwerdwurzel, Fulsche aco-ruswurz, Unœchte kalmuschivertel, al.; Yel-low iris ang.; Swœrdlilie, dan.; Acoro bas-tardo esp.; Geele lisch, hol.; Irida Gialla,it.; Mieczyh zoity, pol.; Soerds lljù, su.), quia les mêmes propriétés que la précédente;3° l'Iris fétide, l. de mer ou gigot, glaïeulpuant , Spatule ; Iris fœtidissima {Wald-lausekraut, Stinkende schwertlilie, al. ; Stin-kinggladwyn, ang. ), elle passe pour hydragogueet purgative; 'i° VIris varié; Iris versicolor ouGlaïeul bleu, diurétique a petite dose; purgatiidrastique et émétique à haute dose. Nous pouvous ajouter une sorte d'iris nommée Glaïeul,Lis de la Saint-Jean, Victoriale (V. Ail); Gladiolus communia (Sii'gwurz. Âckerschwertisie-gumrz, al.; Corn jlag., ang.)
Ces iris sont inusités en Fiance, mais ils sontemployés ci divers litres chez les autres nations.
En traitant, par déplacement, de la poudred'iris par l'éther, et laissant évaporer les li-queurs, on obtient ce qu'on a appelé résinoïded'iris.
En traitant l'iris par la vapeur surchaufféeet condensant à l'eau froide ou obtient unematière concrète d'une odeur de violette dela plus grande intensité.
Ce résinoïde d'iris st blanc jauhâtre, deconsistance hulyreiis". fusible à 32°, tachantle papier comme les corps gras, d'une odeur1res forte el pénétrante. 1 d ■ ce résinoïde mêléà 10d'alcool a 80° c, et agité jusqu'à dissolutioncomplète donne un alawlé de resi uAde d'iris,mis -iMe en toutes proportions aux corps gras,aux élhers, à la glycer. et pouvant servir à par-fumer les bonbons, pastilles, pâtes, poudres, etc.
ISPAGHULA (Graines d').Plantago decumbem (Forsk) ; Plantaga ispa-
ghula (Roxbi); lspaghul seeds (Angl. )
Plantaginées.
Le^ graines de cette plante, admises dans lapharmacopée de l'Inde de 1868, se trouventdans tous les bazars de l'Inde, et sont tenuesen grande estime; on les désigne sous le nompersan lspaghul ou sous le nom arabe de