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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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HUILES VOLATILES.

nent, qu'il faut avoir recours à des artificesd'un ordre plus élevé. Quelques huiles vola-tiles même, ainsi que nous l'avons vu, ne pré-existent pas, mais se forment pendant l'opéra-tion. La plupart des huiles essentielles sontplus légères que l'eau; mais il en est de pluslourdes; elles sont généralement fluides, maisil en est de concrètes. Toutes ces particularitésamènent donc autant de modifications dans lemode opératoire, modifications que l'ontrouvera indiquées en se reportant à chaquegroupe que nous avons établi ci-après parrapport au mode d'obtention.

Nous ajouterons néanmoins encore quelquesdonnées générales sur la préparation des huilesvolatiles. La manière d'opérer la plus suiviediffère peu de celle usitée pour la préparationdes hydrolals. Les mêmes précautions doiventêtre observées. Mais la quantité d'eau à em-ployer par rapport à la plante doit être moin-dre, ou plutôt la même eau doit être distilléesur de nouvelles quantités de substances ;autrement on perdrait une notable proportiond'huile volatile. Ensuite, lorsque l'huile existeen petite quantité et qu'elle est précieuse, leliquide disliilé doit être exposé à une bassetempérature.

Différents instruments ont été proposés pourrecueillir l'huile essentielle. Le plus ancien estle Récipient florentin (fig. 83). M. Amblard a faitconnaître une modification heureuse de cetinstrument. Elle consiste dans un tube de 1 à2 centimètres de diamètre qui s'adapte aumoyen d'un bouchon dans le col du ré-cipient florentin. On reçoit l'eau dans cetube qu'elle traverse, et vient, par l'extrémitéinférieure effilée, se répandre dans la capacitédu vase. En traversant ce tube, elle y a laissél'huile essentielle dont elle était chargée. A lafin de l'opération, on n'a qu'à poser le poucesur l'extrémité supérieure de ce tube,qui formeainsi une pipette, pour séparer l'oléolat avecfacilité. Mais, comme on le voit, cet appareil'n'est applicable que pourles opérations en petit,et seulement dans les casd'huiles volatiles légères.L'appareil le plus con-venable pour la sépara-tion des huiles volatiles,surtout lorsqu'on opèreSur une certaine quantitéde substance, est celuique nous représentons ici(fiij. 8/i). 11 n'est lui-mê-me qu'une modificationdu vase florentin. Dans lecas le plus général d'huiles légères, l'hydrolat,en tombant du réfrigérant dans le récipient,s'échappe par le tube a, 6, tandis que l'huile

s'accumule à la surface de l'eau dans la ca-pacité principale de l'appareil à partir de la

hauteur c D'il résulte que ladistillât, conti-nuant, la quan-tité augmente-ra, arrivera à lahauteur d et se-ra déversée àmesure par letube de. A la finde la distillât.,on bouche l'ou-verture 6, demanière à ceque le niveaude l'eau s'élèvedans le corpsprincipal du ré-cipient, et que l'huile qui surnage soit com-plètement expulsée par l'ouverture e. Cetteméthode de séparation de l'huile est bien pré-férable à l'usage de la pipette. M. Montané,de Moissac, a proposé une modification analo-gue du récipient florentin (V. Rev.ph. 1857-58).Lorsque l'huile essentielle est plus pesanteque l'eau, on bouche b jusqu'à ce que le ni-veau de celle- soit arrivé à a. L'eau arrivéeà d s'écoule par d c. En bouchant pour unmoment e, on peut faire sortir l'huile essen-tielle par b sans arrêter la distillation.

Cependant, pour les hujles légères, cet ap-pareil a lui-même un inconvénient, c'est quel'huile volatile qui vient à la surface est con-stamment lavée par le filet d'bydrolat quitombe du serpentin. On obvierait donc à cetinconvénient en appliquant ici la modificationapportée par M. Desmarests au récipient floren-tin, modification qui consiste en un entonnoirà tube recourbé, qu'on place sur l'ouverturedu récipient ; de cette manière, la direction dufilet qui tombe du réfrig. étant changée, l'huilevolatile portée vers la partie supérieure a plus detemps pour se séparer de l'eau qui l'accompagne.On rectifie les essences et on les décolore en lesdist. sur un poids égal au leur d'une huile grassefixe etune solul. presque saturée de sel marin.Pour séparer les huiles volatiles dissoutesdans l'eau, M. Groves a proposé d'ajouter àl'eau 1/8 environ de son volume d'huiled'olive; on forme ensuite une émulsion avec lapotasse ; cette émulsion est détruite par un ac.et le corps gras surnage entraînant toutel'huile volatile que l'on sépare au moyen de l'aieLe Sulfure de carbone a été proposé parMil Ion pour l'extraction de certaines huilesvolatiles et plus particulièrement des Parfumsproprement dits qu'il ne faut pas confondreavec les huiles volatiles. Les plantes à odeur