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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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HUILE D'EPURGE. HUILE DE FOIE DE MORUE.

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grasse,fusible à 65°, la crotonarine(Vautherin).

A l'intérieur, et à la dose de 1 à 2 goulles,c'est un purgatif des plus violents et que l'onne doit jamais employer que bien divisé àl'aide de la gomme, de la mie de pain, dujaune d'œuf, soit dans des liquides, soit dansdes pilules; autrement on causerait ('es éro-sions dans la gorge. Les praliciens anglaisl'ajoutent souvent à la dose de 1 goutte ou 2pour augmenter l'action purgative de l'huilede ricin. L'huile de croton parait donner lesmeilleurs résultat? contre la colique de plomb.Elle est employée à l'extérieur (en frictions sui-te bas-ventre,) comme rubéfiant, érnplif, soitseule, soit introduite dans une huile fixe, dansl'alcool, une pommade, un emplâtre, etc.L'huile de croton a été employée avec succès,en France et en Italie, contre le Uenia (Voy. nosobservations à l'article Hit in); dans les affec-tions des voies respiratoires, rhumatismales etgoutteuses.

Elle doit être conservée dans des flacons bienbouchés. On doit n'en pré par. que peu à la lois.

Les semences de f'witainea panchen (V. Eu-phorbe) fournissent G5 °/ 0 d'une huile grasseet drastique qui se rapproche de l'huile decrolon par ses elfets.

Huile d'épurge.//. d'Euphorbia lathyris.

Elle est d'un fauve clair, très-fluide, d'unesaveur acre et d'une odeur sensible. Elle purgeà la dose de 15 a 30 gouttes; on l'emploieaussi à l'extérieur, ainsi que celle de croton,comme rubéfiant ; mais en raison de sa moin-dre activité et de son prix élevé, elle n'estpresque pas employée.

Elle n'est pas soluble dans l'alcool, commepourrait le faire croire son analogie avec l'huile*de crolon; mais elle est soluble dans i'éther.Un procède a même été indiqué pour son ex-traction par ce véhicule.

Huile de fougère mâle *.

Extrait éthrrfi de fougère mâle; Extrait olèo-résineux de fougère mate.

Huile épaisse, noire, d'une odeur aroma-tique de fougère. On l'obtient en épuisant,par lixiviation, avec 2 fois leur poids d'étherles rhizomes ou souche^ de fougère mâle ré-cemment séchées et réduites en poudre demi-.fine, et distillant les liqueurs au B.-M. pour enséparer I'éther, puis conservant le résidu bienprivé d'éther dans un flacon fermé (Codex);U00de racine fournissent à peu près 45 d'huile.

Peschier, de Genève, retire cette huile desbourgeons de fougère, et la nomme oléo-résine

de fougère, baume de fougère, extrait olrorési-neux de fougère. Le D'Créquy l'administre contrele taenia à la dose de 8 gram.,sous forme d'é-lectuaire, d'émulsion ou de pilules. Une heureaprès, on donne 0,80 cent, de calomel On aconseillé, dans le même but, le miel de fou-gère (extrait étbéré de fougère mâle 2, mielrosat 16).

Huile de foie de morue *.

Huile de morue; Olcum morrhuvm, Oleumjecoris aselli s. gadui, Oleum hepatis morrkuœ.

Leberthran, Stcckfischleberthran, al.; Cod-oil, Cndtiver-oil, am).; Oies ou Aceile de higado de baralau , ksp.;I^erlraan, hol.; Olio di segato di menuzzo, it.; Ba-louk jaghi, tur.

L'huile de foie de morue est depuis long-temps employée en Norvvège, en Allemagne eten Suisse elle est vantée contre 1< s affec-tions rhumatismales et goutteuses, l'inconti-nence d'urine, la scrofule des os, le rachitisme,les exan!bénies chroniques. On sait que c'estun remède devenu très en vogue en Francedans les mêmes cas, et de plus dans les affec-tions pulmonaires.

Elle est surtout extraite des foies de la mo-rue franche ou cabillaud, Gudus morrhua, L.morrhua vulgaris, Cl. (Gadoïdes).

Dans le commerce, on distingue l'huile defoie de morue d'après la provenance en huiled'Islande, de Norwêge, de Terre-Neuve, deDwikerque. Les deux premières sont préférées.Suivant leur couleur, on les distingue enblanche, ambrée, blonde, brune. L'/uii/e viergetient le milieu pour la teinte entre la blancheet l'ambrée.

Il y a quelques années, alors qu'on igno-rait la faeilité avec laquelle on pouvait obte-nir l'huile de morue naturellement blanche,on obtenait celle-ci par la décoloration aucharbon. C'était une pratique vicieuse. Maisaujourd'hui elle n'a plus lieu, depuis que l'ex-traction s'en fait sur les lieux mêmes de lapèche ou à bord des bâtiments des pécheurs.C'est à liergen, dans les Iles Lofoden, en Nor-wêge, et a Dunkerque, en France, que se faitle plus grand commerce d'huile de morue. (V.J. ph. f866).

Obtenue en chauffant faiblement au bain-marie etamé les loies frais, remuant continuel-lement jusqu'à ce que l'huile se sépare et sou-mettant à la presse {Codex de I8C6), l'huile defoie de morue est parfaitement incolore, presqueinodore et insipide. Mais obtenue, telle qu'onla prépare dans le commerce, de foies detoutes sortes de poissons péchés surtout enIslande et à Terre-Neuve, qui ont séjournélongtemps dans des tonneaux, y ont subi lafermentation, puis ont été soumis a une hautetempérature, ou ont été abandonnés à la pu-