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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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HUILE DE BEN. HUILE DE CROTON TIGLIUM.

grande quantité sont regardées par les Arabescomme un excellent aphrodisiaque.

Huile de ben.

La semence âite Noix de ben, Glansunguen-taria, Balauus myrepsims (Moringa oleifera s.diptera, Légum.), fournit par une première ex-pression une huile figée à-}- i9°; mais si ondivise le tourteau, et si on le soumet à unetrès-forte pression, on en retire une autrehuile non congélable, et qui, par celte raison,a été longtemps recherchée par les horlogers.Elle contient, outre l'acide margarique, deYacide bénique et de l'acide moringiqne.

L'huile de ben est douce, inodore et rancitdifficilement. Ces qualités la rendent pré-cieuse aux parfumeurs pour la préparation deleurs extraits de fleurs, à odeur fugace. (V.Alcoolats.)

Huile de croton tiglium *.

H. de graines de tiïïy ou de petits pignons d'Inde.

Grotonoel, AL.; Croton-oil, ANn.; Téoû-tzé-Yeou, Ch.;Aceite de croton, esp.; Olîo di croton, it.; Nervalumunnay, tam.

C'est à tort que quelques auteurs donnent àcette hi.ile le nom de Tigline, nom qui doitêtre réservé au principe acre relire par Nimmoou le docteur Paris des semences de croton.M. Scblippe y a reconnu l'existence d'acidesparticuliers (arides rrotoniqne et angèliiirjuc) etdu principe rubéfiant ou crotonol dont l'huilerenferme !\ °/ 0 . Fluckiger, donl la compétenceest hors de doute, n'a pu obtenir ce crotonol.

Nous l'avons mise au rang des huiles obte-nues par simple expression; cependant c'estpar un procède mixte qu'on l'obtient généra-lement.

On commence par monder et passer les cro-tons au moulin, puis par retirer ce qu'on peutd'huile par expression, ensuite on broie letourteau et on le met dans un B.-M. avec deuxfois son poids d'alcool a 80 e on lait chauffer10 minutes jusqu'à 50 ou 60°, on verse la ma-tière sur une toile, et l'on soumet à la presse.La liqueur écoulée est distillée pour séparerl'alcool; le produit est une huile épaisse qu'onlaisse déposer pendant une quinzaine de jours;on la décante et on la mélange au produit del'expression. (Codex de 1866.)

Pendant toute la durée de l'opération il fautse mettre le plus possible à l'abri des vapeursacres de l'huile. Suivant M. Scblippe, l'huileobtenue par expression a des propriétés moinsirritantes que l'huile extraite par l'alcool.

Nous croyons qu'il vaudrait beaucoup mieuxfaire le sacrifice de l'huile qui reste dans letourteau que de chercher à l'obtenir par l'al-

cool ; ou du moins nous désirerions que l'huile-obtenue par l'alcool ne fût pas mêlée à cellede l'expression et servît a d'autres usages, carelle a perdu, selon nous, une partie de l'acidecrotonique, auquel elle doit en partie sonactivilé.

M. Dominé a proposé le modus faiendi sui-vant : Passez au moulin les semences nonmondées, de manière à les réduire en poudregrossière, introduisez un peu de colon dans ladouille d'un entonnoir, tassez modérément lapoudre et recouvrez la couche supérieure decoton. D'autre paît, faites un mélange conte-nant 25 p. d'alcool à 95° et 100 p. d'éther;versez cet élher alcoolique par petites portionssur la matière jusqu'à ce que la quantité re-présente 2 fois le poids de la poudre. Recevez,dans une capsule, le liquide qui, d'abord très-épais, devient de plus en plus fluide, et laissezpendant quelques jours le produit à l'air libre,afin que l'élher se volatilise spontanément.Quant à l'alcool qui retient le liquide, on lesépare facilement, en introduisant celui-cidans un entonnoir fermé, et à la partie inférieureduquel l'alcool se dépose. 11 ne reste plus qu'àséparer les deux couches et à filtrer l'huile.L'auteur dit avoir obtenu par ce procédé unehuile rubéfiante au plus haut degré, et unrendement de 50/100 des semences mondées,et de 28 à .'S5/100 des semences avec leurscoques, tandis que le procédé ordinaire, dansce dernier cas, n'en lotirait que 27/100.

('.'est ce dernier procédé que le Codex pres-crit en recommandant d'employer de l'étherà 0,758 pour épuiser les semences de crotond'abord lavées à l'alcool, puis broyées et ré-duites en pâte a\ec de l'éther.

Quand on opère sur de grandes quantités,de matières, le Codex fait préparer l'huile parexpression.

Nous ferons cependant une remarque sur ceprocédé, c'est que l'huile de croton étant sen-siblement soluble dans l'alcool, ce liquide doitoccasionner une certaine perte de produit. Onl'éviterait, soit en conservant l'alcool pour uneopération subséquente, soit en l'étendant d'eau,cas dans lequel l'huile viendrait à la surfacedu mélange.

L'huile de croton obtenue par expression estpresque incolore lorsqu'elle est nouvelle; celleobtenue par le procédé ordinaire est bleuâtre.Tous les auteurs à peu près s'accordent à direque l'huile de croton a une odeur forte et dé-sagréable ; cependant nous ne lui avons jamaistrouvé d'odeur bien sensible. Elle jouit d'uneàcreté excessive. L'alcool fort en dissout 2/5(résine et huile essentielle) qui sont purgatifset en laisse 1/3 qui est fade et inactif. Cettehuile rougit le tournesol et laisse déposer,lorsqu'on l'expose au froid, une matière