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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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HUILE D'AMANDES DOUCES. HUILE D'ARACHIDE.

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certains palmiers dont les fruits contiennentde l'huile dans leur sarcocarpe. Plus rarementencore les huiles existent dans les autres or-ganes : la racine de soucliet comestible, cellede quelques fougères, sont par exception oléa-gineuses.

Le plus souvent les liuiles entraînent avecelles une plus on moins forte proportion desprincipes actifs contenus dans les organes desvégétaux d' on les extrait; mais il y a desexceptions frappantes : les semences de bella-done, de nicoliane, etc., qui sont très-véné-neuses donnent des huiles comestibles.

Les huiles s'obtiennent en déchirant le tissuqui les renferme et en exprimant fortementMais leur état de fluidité ou de solidité amènenécessairement des différences dans la manièrede procéder et nécessite quelquefois l'emploide la chaleur.

1° HUILES GRASSES FLUIDES.

Quand l'huile est liquide à la températureordinaire, on monde les semences des subs-tances étrangères ; on les frotte dans des sacsde toile rude pour les dépoudrer, on les passeau moulin pour les réduire en poudre, on en-ferme cette poudre dans des sacs carrés entoile ou en coutil que l'on soumet graduelle-ment à la presse.

L'huile contient toujours, au momentelle vient d'être préparée, un peu de paren-chyme de la semence qu'elle a entraînée parl'effet de la pression. On la dépure par le re-pos pendant une dizaine de jours, après quoion la filtre par différents moyens. On obtientpar ce procédé les huiles de :Amandes. Lin. d'œillette.)

Ben. Moutarde. Pignons.

Croton. Noisettes. Pistaches,

Epurge. Noix. Ricin.

Faines. Pavots (huile Semences froi-

Grand soleil. Hanche ou des.

SI. de Keiser a proposé de purifier les huilesgrasses en les mélangeant et agitant avec del'ammoniaque caustique dans la proportion de600 gr. par 100 Jdl. d'huile, puis décantant etfiltrant après trois jours de repos.

Dans le commerce, on facilite l'extractionde ces huiles par l'emploi de la chaleur ; maiscette méthode donne des produits qui rancis-sent promptement. Uéther peut servir à l'ex-traction des huiles en petit nombre qu'ildissout. Le sulfure de carbone Toent recevoir cetteapplication d'une manière presque générale,puisqu'il les dissout à peu près toutes. Aussison prix étant devenu très-bas, a-t-il reçu denombreuses applications en ce sens pourl'épuisement complet des tourteaux d'olive, desésame, d'arachides, etc. (V. lier. ph. , 1856-57.)

Nous allons l'aire l'histoire abrégée des huilesles plus importantes.

Huile d'amandes douces*.

Les amandes amères étant à meilleur mar-ché que les amandes douces, et leur tourteauétant préféré par les parfumeurs pour en faireleur pâte d'amandes pour les mains, il s'en-suit que le plus souvent l'huile d'amandesdouces est préparée avec les amandes amères,qui, du reste, donnent une huile parfaitementidentique. Il en serait tout autrement si on lesmondait avant de les exprimer; car alorsl'huile aurait une odeur prussique. Elles four-nissent liO à Zi5/100 d'huile.

Elle est très-fluide, d'une couleur légère-ment ambrée, coloration qu'on éviterait enmondant les amandes avant de les exprimer ;mais en revanche on altérerait les autres qua-lités de l'huile. Elle est presque dépourvued'odeur et de saveur. Elle est facilement so-luble dans Féther. L'alcool n'en prend que1/24 de son poids. Elle rancit facilement:aussi doil-on la renouveler souvent, au moinstous les trois mois. Elle, bout au-dessus de 350°.L'huile d'amandes douces du commerce con-tient toujours une proportion plus ou moinsforte i'hvile d'abricots, très-analogue par sespropriétés. {Nieklés). (V. Un. ph., 1866.)

L'huile d'amandes est préférée à toutes lesautres pour l'usage interne. On l'emploiecomme adoucissant, à la dose de h à 30 gr.,dans quelques maladies inflammatoires du ca-nal alimentaire. On l'emploie comme laxatifchez les nouveau-nés. Souvent aussi on l'intro-duit dans des potions, des looehs, des lave-ments et surtout dans des liniments.

Vhuile cFAbrignon est retirée des amandesdu prunus brigantiaca, dans le Dauphiné, versBriançon, d' aussi son nom d'huile de Brian-çon ou des Alpes. Elle est incolore et possèdeune odeur prussique. Elle est quelquefois dé-signée sous le nom d'huile de Marmotte, qq.auteurs ayant confondu avec elle l'huile véri-table de marmotte obtenue jadis dans la mêmecontrée, en exposant les marmottes devant lefeu et recueillant la graisse fluide. (V*. Un.ph., 1865.)

Huile d'arachide.

Cette huile est aujourd'hui extraite en granddans l'industrie, des semences de la Pistachede terre, pois de terre, ou arachide, Arachishypogea (Cucahuata, Marti, Mundubi, aji.)(Légumineuses), plante du Levant qui en four-nit 38 °/ 0 de son poids (Berjot.) Cette huile,qui a presque toutes les propriétés de l'huiled'olive, a été indiquée comme devant êtresubstituée à celle-ci dans les préparationspharmaceutiques en raison de son bas prix.Elle ne se congèle qu'à 7°. Sa saveur rappellecelle de la noisette.

Les graines d'arachide mangées en assez