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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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HUILES.

HUILES GRASSES NATURELLES.

sous des toiles pendant plusieurs mois et ensuiteempilée dans des peaux cousues. Elle sert àpréparer des infusions théiformcs, vomitivesquand elles sont trop concentrées, mais d'ail-leurs digestives, stimulantes et qui renfermentde la matéine, substance identique à la théineet à la caféine, de sorte qu'elles agissent pro-bablement comme les médicaments dits d'é-pargne, au même titre que le cale, le thé, la coca.

Le Cota edulis Forsk (Celastrus edulis Wahl)(Evonymées), est un petit arbuste de l'Arabie etde l'Afrique austro-orientale,qui a été comparéau thé et au coca comme aliment d'épargne.C'est un stimulant depuis longtemps employépar les Arabes pour chasser le sommeil.Forskhal.)

Son usage général remonte aux temps lesplus reculés de l'histoire des Indiens et il mé-riterait, à plus d'un titre, d'entrer dans laconsommation européenne à la façon du théet du café.

HUILES.

Oel, AL,; OU, ANC.; Zot, ai\.; Olie, dan., iiol.; Aceite,esp-; Olio, it.; Azeite, pou.; Oley, tol.; Maslo, rus.;Olja, su.; Jayhe, tuu.

Les huiles dont nous avons à nous occupersont de quatre sortes : 1° les huiles grasssesnaturelles; 2° les huiles médicinales; 3° leshuiles pyrogénées ; à" les huiles volatiles.

HUILES GRASSES NATURELLES.

Huiles, Huiles fixes, Sucs huileux, Oléols.

Elles,sont liquides, plus rarement solides(beurres végétaux), le plus souvent d'originevégétale. Toutes plus légères que l'eau.

On nomme siccatives les huiles qui s'épais-sissent à l'air avec le temps ; exemple, cellede lin et de noix ; et huiles non siccatives,celles qui ne jouissent pas de cette propriété.Telles sont les huiles d'olives, d'amandes.

Elles sont généralement formées cYolcine etde margarine.

D'après les expériences de M. Cloez, leshuiles exposées à l'air perdent du carbone etde l'hydrogène, et absorbent beaucoup d'oxy-gène ; une partie du carbone passe à l'étatd'acide carbonique, une partie de l'hydrogènese dégage à l'état d'eau, mais il se forme aussiun composé carboné volatil dont l'odeur ir-ritante se rapproche beaucoup de celle de l'ac-rolèine. (V. Un. ph., 1805.)

Les huiles grasses peuvent supporter unetempérature de -f- 250° sans s'altérer. Mais al'ébullition elles se décomposent. Eiles sont àpeu près insolubles dans l'eau. En les agitantavec de l'eau et traitant ensuite celle-ci parl'éther après qu'elle s'est ëclaircie et qu'on l'aséparée de l'excès d'huile, on trouve aprèsévaporation de l'éther un léger résidu huileux;par contre, les huiles dissoir, une très-petite

proportion d'eau. L'alcool bouillant dissout uneplus grande quantité d'huile, mais qui se sé-pare par refroidissement. L'huile de ricin, parexception, est très-soluble dans l'alcool, sur-tout anhydre. L'éther, les huiles volatiles na-turelles ou pyrogénées, le pétrole, la benzine,le sulfure de carbone, le chloroforme sont lesmeilleurs dissolv. des huiles. Elles dissolv. de1/3 à 2/3 pour 1000 d'acide arsénieux. Ellesdissolvent égalem. plusieurs alcalis végétaux,tels que l'atropine, la quinine, la cincho-nine, la strychnine, la delphine, etc.; quel-ques hydrates métalliques, comme ceux desoxydes zincique et cuivrique. Le soufre et lephosphore s'y dissolvent en très-petites pro-portions à froid ; ils y sont un peu plus solu-bles à chaud. L'iode et le brome y sont très-solubles, mais ces deux corps ne tardent pasà les altérer.

Les huiles sont colorées diversement, maisgénéralement en jaunâtre par des matièresétrangères aux principes gras proprement ditsqui les composent. La plupart peuvent êtredécolorées en les faisant digérer à-j-70°, pen-dant vingt-quatre heures, soit sur du charbonanimal (et après filtration, exposition à l'actiondes rayons solaires) ; soit sur du bioxyde demanganèse; soit, et mieux, sur du manganatede potasse, tel qu'on l'obtient de la calcinationdu bioxyde de manganèse avec la potasse etl'azotate ou le chlorate de potasse. M. Brunnerles décolore en traitant parle charbon de boisbien calciné (2 p.) l'huile émulsionnée avecde l'eau; de la masse pâteuse sèchée à 100°,on extrait à froid l'huile avec l'éther, qui estséparé par distillation au B.-M.

Certaines huiles, comme les huiles d'aman-des douces, d'arachide, de sésame, se déco-lorent quand, après avoir été chauffées à 250°,on les insole pendant quelques jours; ellesdeviennent semblables à l'eau pure (Méhu).

Si l'on agite une huile grasse devenue rance,avec une minime quantité d'éther nitrique, etqu'on la chauffe un peu, on la débarrasse to-talement de sa rancidité. On peut même em-pêcher les huiles grasses de rancir, en y ajou-tant une très-petite quantité de cet éther.(Gricseler.)

Les docteurs Thompson et Scott-Alison ontessayé avec succès, dans la phtisie, l'admi-nistration des huiles ozonisées, c'est-à-dire ex-posées pendant longtemps à la lumière solairedirecte, après avoir été saturées d'oxygène;ces huiles diminuent notablement la fréquencedu pouls.

Les huiles fixes se rencontrent presque ex-clusivement dans les semences de végétaux.Rarement elles se trouvent dans la partie char-nue des fruits. On ne connaît guère, que l'oli-vier, les lauriers, le cornouiller sanguin et